Louis, François, Richard Barthélémy de Saizieu, né le à Tunis et décédé à Paris le , est un capitaine de vaisseau de l'Empire. Il est le plus souvent désigné sous le seul nom de « Saizieu ».
Biographie
Jeunesse Louis, François, Richard Barthélémy de Saizieu naît à Tunis le où son père, Lazare Barthélémy de Saizieu (1736-1819) était consul général et chargé d’affaires du roi de France Louis XV auprès du Bey. La famille rentre en France en 1778 et le jeune homme est envoyé en pension à l'école royale militaire de Sorèze. Il en sort en 1789 et écrit dans ses mémoires : « cadet de famille et destiné à une simple légitimité, il me fallait un état. J’eusse embrassé volontiers la carrière des armes et j’en avais une facile occasion en acceptant l’offre que l’on me faisait d’une place de Cadet dans le Régiment du Lyonnais en garnison à Aix, mais un de mes beaux-frères, ancien capitaine de vaisseau, fit pencher l’hésitation de mon père vers la MarineCollectif [Fernand et Louis de Charrin, Henri de Colbert et Joseph de Lachaux], Un marin fidèle à l'essentiel, Richard de Saizieu, 1773-1842, Mémoires, château de Flaugergues, 2018, p.10».
Campagnes de la Révolution en Méditerranée
Embarqué le comme élève de marine (aspirant) sur la corvette la Badine en Méditerranée, il fait toute la campagne de l'escadre Truguet: prise de Nice, bombardement d'Oneille, attaque de Cagliari. Il sert ensuite sur la frégate la Vestale pour une mission à Alger. Sur la frégate la Guerrière à partir de 1794, il fait la campagne de l'escadre Martin (Pierre Martin): il est présent à la bataille du Cap Noli () et au combat de Fréjus (). Il est promu enseigne de vaisseau en . Il sert ensuite sur le brick le Hasard et fait la croisière de Ganteaume au Levant. Il passe ensuite sur les frégates l'Alceste puis la Justice dans l'escadre Brueys à destination de l'Égypte et participe à la bataille d'Aboukir. Il commande une chaloupe canonnière en Égypte et est blessé en 1799. Il est gratifié d'un fusil d'honneur. Il commande l'aviso l'Osiris en 1801 et s'empare d'un bâtiment corsaire, ce qui lui vaut une promotion comme lieutenant de vaisseau.
Campagne de la division Lhermitte
Il sert dans la flottille de Boulogne de 1803 à 1805 quand il est nommé capitaine de frégate et commande à compter d' la frégate la Cybèle au sein de la division Lhermitte (Jean-Marthe-Adrien Lhermitte) sur les côtes d'Afrique puis aux Antilles. Lors de l'ouragan qui disperse la division dans la nuit du 18 au , la Cybèle est très endommagée et perd 38 hommes. Elle se réfugie alors dans la baie de la Chesapeake pour réparer. Bloquée par les divisions anglaises qui sillonnent la côte des États-Unis, la Cybèle doit se réfugier dans différents ports de Virginie chaque fois qu'elle essaie de prendre le large. Son équipage est totalement démoralisé et les désertions se multiplient. La Cybèle parviendra toutefois à rejoindre la France fin 1807 tout en s'emparant d'un important bâtiment de commerce anglais en route.
Marine de la garde
Saizieu est quelque temps aide de camp du ministre Denis Decrès. Promu Capitaine de vaisseau en 1809, il commande le Du Guesclin puis rejoint l'Espagne l'année suivante. Il se distingue lors du siège de Cadix en combattant des canonnières anglaises. De retour à Toulon fin 1813, il commande le vaisseau le Scipion puis avec le titre de colonel et celui de Baron d'Empire, il commande les marins de la Garde impériale pendant la campagne de France.
Il est chargé d'une mission au Levant avec la frégate la Junon pendant la Première Restauration. Il se rallie ostensiblement à l'Empire sous les Cent-Jours et ne sera de ce fait pas compris dans la marine de la Seconde Restauration. Il est mis en retraite au .
Fin de carrière Il reçoit toutefois le titre d'amiral honoraire en 1831 et de commandeur de la Légion d'honneur. Saizieu décède à Paris le et est enterrée au cimetière du Père-Lachaise ( division). Ses manuscrits et souvenirs personnels sont conservés au château de Flaugergues à Montpellier. Son buste figure dans la salle des Illustres de l'abbaye-école de Sorèze.
Titres et décorations
Baron de l'EmpirePar un décret en date du 6 janvier 1814, pour les services militaires rendus à la France, Napoléon accorde à Richard de Saizieu un titre de baron de l’Empire (enregistrement le 21 février 1814). Commandeur de la Légion d'honneur
Armoiries
Figure Blasonnement Louis, François, Richard Barthélémy de Saizieu (Tunis, - †Paris, ), capitaine de vaisseau (1809), colonel-commandant le bataillon des marins de la Garde impériale, contre-amiral (1831), commandeur de la Légion d'honneur (1831),
Ecartelé : au , d'azur à un rocher de six coupeaux d'or accompagné de trois étoiles d'argent, 2 et 1 ; au , des barons militaires ; au , de gueules à une ancre à jas d'argent ; au , d'azur à une tour donjonnée de trois tourelles d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Collectif [Fernand et Louis de Charrin, Henri de Colbert et Joseph de Lachaux], Un marin fidèle à l'essentiel, Richard de Saizieu, 1773-1842, Mémoires, château de Flaugergues, 2018, 252p. Danièle et Bernard Quintin: Les capitaines de vaisseau de Napoléon, S.P.M., Paris 2003
Articles connexes Liste des familles françaises titrées subsistantes château de Flaugergues
Liens externes
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