Ernest d'Hervilly, né le à Batignolles-Monceau et mort le à Champigny-sur-Marne, est un journaliste, écrivain, poète et dramaturge français.
Auteur de 14 pièces, jouées tant à l’Odéon qu’à la Comédie-Française, d’environ 120 albums pour la jeunesse, de romans et de livres d'histoire quatre fois couronnés par l'Académie française, , d'Hervilly a également pratiqué la rime et l’aquarelle..
Biographie Fils d'un conducteur de travaux des Ponts et chaussées et poète amateur, qui lui enseigne, enfant, la prosodie, la métrique, le métier du vers, d'Hervilly commence par travailler comme dessinateur pour la Compagnie des chemins de fer du Nord. Ensuite, il est piqueur pour le compte des Ponts et chaussées, comme dans le cadre des travaux urbains d'Haussmann à Paris, jusqu'en 1865.
Vers 1861, il commence à écrire dans Le Figaro, mais aussi dans des journaux et des revues comme La Vie parisienne, Le Nain jaune, La Lune, Les Nouvelles, L'Artiste, L’Image, L’Éclipse, Diogène, Les Écoles de France, Le Grand journal, Paris-Caprice, La Revue des lettres et des arts, Le Masque, La Nouvelle Némésis, La Parodie, etc. Plusieurs de ces publications d’opposition républicaine utilisant la satire ou la critique politique plus ou moins voilée, elles sont souvent rapidement interdites par le pouvoir impérial, d'où l'utilisation par d'Hervilly de pseudonymes tels « L'Homme aux gros souliers », « Bleu-blanc-rouge » ou « Le Cousin Jacques », ou encore celui, collectif, de « Gil Blas ».
En 1868, il publie un premier recueil de poésies La Lanterne en vers de couleurs, allusion au journal républicain La Lanterne d'Henri Rochefort. Son style lui permet d’intégrer le groupe des Parnassiens. Plusieurs de ses textes figurent dans les deuxième (1871) et troisième (1876) volumes du Parnasse contemporain et aussi dans un autre ouvrage collectif Sonnets et eaux-fortes. Vers 1869, il intègre également la bande des Vilains Bonshommes qui regroupe essentiellement des artistes et des poètes. À ce titre, il figure sur le célèbre portrait de groupe Coin de table d'Henri Fantin-Latour, aux côtés, notamment, de Paul Verlaine, Arthur Rimbaud et Camille Pelletan. Il est parmi les cinq personnes assises, le deuxième à partir de la droite..vignette|gauche|Un coin de table, 1872Fantin-Latour, musée d'Orsay.
Il aura toutefois une altercation avec Rimbaud, en 1871, qui lui lance , relatée par Rodolphe Darzens., premier biographe de Rimbaud. En 1870, il fait la connaissance de Victor Hugo et devient un habitué de son cercle familial, ce qui explique en 1872 son entrée au journal Le Rappel où il tient pendant une dizaine d'années une rubrique sous le pseudonyme « Un Passant ».. Dans les années qui suivent, il continue d'écrire pour plusieurs revues comme La Lune rousse, La Jeune France, La Renaissance artistique et littéraire, La République des lettres… auxquelles il fournit chroniques ou poèmes.
Après la publication par Émile Bergerat, dans le Figaro, sous le titre de la Petite Tristesse d’Olympio, un spirituel poème inrimé, sur des mots qu’il affirmait ne pas avoir de rimes, d’Hervilly a réagi, le lendemain, par une fantaisie dédiée à ArielC’était là l’un des noms de plume de Bergerat., « sur son dernier poème inrimé », dans lequel se trouvaient enchâssées toutes les rimes rares ou uniques aux mots que Bergerat avait déclarées être sans rimes.
Sans délaisser la presse, il s'oriente cependant de plus en plus vers l'écriture de romans, de tableaux de la vie parisienne et de récits ou contes, parfois picaresques ou d'anticipation, de plus en plus destinés à un public jeune. Il écrit également pour le théâtre, mais se spécialise dans les pièces courtes en un acte.
Ayant moins de succès au tournant du siècle, il cesse de publier et se retire dans sa maison de Champigny-sur-Marne, au 19 rue de Brétigny. Veuf de Cécile Scott depuis Acte de décès nº 113 (vue 145/190). Archives départementales du Val-de-Marne en ligne, état-civil de Champigny-sur-Marne, registre des décès 1892-1896., il y meurt entouré de sa fille Georgette (1878-1927Acte de décès nº 1890 (vue 20/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du arrondissement, registre des décès de 1927. L'acte précise qu'elle était célibataire.).
Principales publications Poésie . . . . Romans, récits et chroniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Théâtre Le Loup, 1869. La Ronde de nuit, comédie en 1 acte, Paris, Théâtre de La Tour d’Auvergne, . Le Malade réel, à-propos en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l’Odéon, . . Le Docteur sans pareil, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l’Odéon, . Silence dans les rangs ! comédie en 1 acte, Bruxelles, Cercle artistique et littéraire, . . Le Magister, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Comédie-Française, . Le Bibelot, comédie en 1 acte, Paris, Théâtre du Palais-Royal, . Le Bonhomme Misère, légende en 3 tableaux, en vers, avec Alfred Grévin, Paris, Théâtre de l’Odéon, . La Fontaine des Béni-Menad, comédie mauresque en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l’Odéon, . Le Parapluie, comédie en 1 acte, Paris, Théâtre de l’Odéon, . Poquelin père et fils, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l’Odéon, . L’Enveloppe, comédie en 1 acte, 1884. La Dame de Louvain, comédie en 1 acte, 1885. L’Île aux corneilles, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l’Odéon, . Bigoudis, comédie en 1 acte, Paris, Gymnase-Dramatique, . Mal aux cheveux, comédie en 1 acte, Paris, Théâtre du Palais-Royal, . La Soupière, comédie en 1 acte, 1885. Vent d’Ouest, comédie en 1 acte, 1885. Molière en prison, comédie en 1 acte, en vers, suivie de Au prisonnier du Châtelet, stances, Paris, Comédie-Française, . . Marions ma tante, comédie en 1 acte, Paris, Gymnase-Dramatique, . Midas, comédie en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre de l’Odéon, . Taï-Tsoung, opéra en 5 actes et 7 tableaux, paroles Ernest d’Hervilly, musique Émile Guimet, 1894. L’Hommage de Flipote, à-propos en vers, Paris, Comédie-Française, . Notre ami Drolichon, comédie en un acte, en vers, Paris, Comédie-Française, , ().
Distinctions Chevalier de la Légion d'Honneur au titre du ministère de l'Instruction publique (décret du ). Parrain : Jules Claretie, de l'Académie françaiseDossier LH/12597/38. Ministère de la Culture, base Léonore.. Prix Maillé-Latour-Landry 1884 de l’Académie française pour ses Comédies en vers. Prix Lambert 1886 de l’Académie française Prix Montyon 1888 de l’Académie française pour Aventures d’un petit garçon préhistorique en France. Prix Monbinne 1897 de l’Académie française
Bibliographie . . .
Iconographie Portrait photographique en buste par Charles Gallot (1838-1919)Gazette de l'Hôtel Drouot, 14 mai 2018, vente Pierre Bergé, lot nº 132..
Notes et références Notes
Références
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