Heinrich Gontermann, né le à Siegen, dans le sud de la Westphalie et mort le ) à Marle (Aisne), est un pilote de chasse, avec des prédispositions pour les tactiques et de réelles qualités humaines.
Biographie Gontermann rejoint le le . Il participe à de nombreux missions combats et est même sérieusement blessé au combat en 1915. Il effectue un bref passage au sein du de fusiliers avant d'intégrer le Force aérienne à la fin de l'année. C'est dans la droite ligne qu'il entame son écolage de pilote pour entrer au Tergnier puis au FA 25. Heinrich va ainsi connaître tous les types d'appareils d'entraînements de l'aviation allemande (Roland C.II et AGO C1).
Le , il rejoint la Jasta 5 pour être rapidement engagé dans la bataille. C'est ainsi que trois jours plus tard, il obtient sa première lors d'une patrouille au-dessus de Morval. Sa victime est un FE2b anglais. Il n'obtient pas de nouvelles victoires avant le printemps 1917 mais le il décroche son succès et devient officiellement un (un as).. Le lendemain ce fervent patriote écrit à ses parents : . Le jour de Pâques (), il incendie son premier ballon ; beaucoup d'autres vont suivre.
Des décorations Son score étant monté à 17, il est désigné pour sortir du rang et devenir sous-lieutenant à la fin du mois d’avril. Il voit cette promotion confirmée en obtenant le commandement de la Jasta qui était casernée à Boncourt, dans le nord de la France.. Les pilotes de cette escadrille montaient des Albatros d'un nouveau modèle, possédant deux mitrailleuses synchronisées. À cette époque, Gontermann continue à accumuler les succès et est récompensé par une multitude de décorations. : La Croix de fer classe (); La Croix de Chevalier l'Ordre de la Maison des Hohenzollern (); l'Ordre Bavarois Max Joseph () et la « Blauen Max », l'Ordre Pour le Mérite, le , date de sa victoire. Toutes l'escadrille la célébra toute la nuit dans les salles d'apparat du vieux château français.
Heinrich Gontermann s'était fait une réputation de chasseur des ballons d'observation. Ils s'élevaient au-dessus des lignes afin que leur observateur règle les tirs de l'artillerie. Gontermann en descendra 8 en août dont 4 en moins de dans la soirée du 19. Ces engins n'étaient pas aussi vulnérables qu'on pourrait le croire, car très bien défendus depuis le sol. Mais Gonterman était réputé ne laisser aucune chance à sa cible. Son compagnon d'escadrille, Ernst Udet, déclara n'avoir jamais encore vu d'aviateur approcher l'ennemi d'aussi près.
Gontermann n'était cependant pas un prédateur ; il confia un jour au même Udet : .
Un nouvel avion Heinrich Gontermann était quelqu'un de fataliste et après sa victoire, il laisse apparaître des signes apparent de stress. Il reçoit une permission d’un mois et il en profite pour visiter les usines Fokker à Schwerin ou il se choisit un triplan, le DrI 115/17. Celui-ci ne lui sera livré que le : . Le 17, il tombe malade, ce qui retarde à nouveau son retour dans les airs : . Dans sa lettre suivante, il précise : . Dans le dernier courrier envoyé à sa famille, il évoque cette première sortie à bord du Fokker Triplan Dr1 : .
Le , le sous-lieutenant Gontermann décolle pour effectuer des figures aériennes au-dessus du terrain d'aviation de La Neuville, près de Marle.. Il a beau se montrer prudent, son DrI 115/17 va le trahir. Au moment où il effectue un looping, le Fokker dérape tout d'abord sur la gauche ; puis l'aileron droit se détache, suivi par des nervures de l'aile supérieure qui s'arrachent en déchirant l'entoilage et c'est le crash. Quand on l'extirpe des débris, l'infortuné pilote était toujours vivant mais il devait néanmoins succomber à ses graves blessures quelques jours plus tard au Lazarett (hôpital) de Marle. C'était le et Gontermann était âgé de . Il sera crédité de 39 victoires..
D'autres incidents du même genre vont se succéder et une commission d'enquête () dans laquelle on trouvait Manfred von Richthofen ainsi que son officier technique, Konstantin Krefft, devaient montrer que les ailerons s'étaient détachés en raison de la faiblesse de certains ponts de fixation, qui cédaient sous les forts facteurs de charge imposés lors des virages serrés ou de glissades brutales. Les enquêteurs montrèrent également que la colle utilisée dans l'assemblage du plan supérieur résistait mal à l'accumulation de l'humidité à l'intérieur de l'aile - ce qui dénotait une mauvaise qualité de construction, mais aussi des négligences au niveau des contrôles en usine.
Notes et références
Catégorie:As de l'aviation allemand Catégorie:Aviateur allemand de la Première Guerre mondiale Catégorie:Récipiendaire de la croix Pour le Mérite (ordre militaire) Catégorie:Récipiendaire de 1re classe de la croix de fer Catégorie:Récipiendaire de 2e classe de la croix de fer Catégorie:Naissance en février 1896 Catégorie:Naissance à Siegen (Allemagne) Catégorie:Naissance dans la province de Westphalie Catégorie:Décès en octobre 1917 Catégorie:Décès à Marle Catégorie:Décès à 21 ans Catégorie:Militaire allemand mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Mort dans un accident aérien