La poche de Lille a résisté du au à l'encerclement de l'armée allemande commandée par le général Waeger durant la bataille de France.
La défense de la ville et des environs (Loos, Seclin et Haubourdin) par les de Jean-Baptiste Molinié permit au Corps expéditionnaire britannique de rembarquer à Dunkerque, concurremment avec les défenses de Boulogne-sur-Mer et de Calais par les Alliés.
Pendant la bataille, les troupes françaises tentent même de contre-attaquer et capturent le commandant de la 253 Infanteriedivision, Fritz Kühne.
Forces en présence
vignette|300px|gauche|Soldats allemands en France en 1940.vignette|300px|centre|Situation, 21 mai – 4 juin 1940
Déroulement Le groupement de l'armée française, chargé de la défense de Lille, sous les ordres du général Molinié établit son quartier général à Haubourdin et fit placer notamment : Le général Alphonse Juin avec la Division d'Infanterie Motorisée au Faubourg des Postes à l'entrée de la ville. Loos est tenu par la Division d'Infanterie Motorisée commandée par le général Léon Jenoudet, L'est d'Haubourdin par la Nord-Africaine du général Pierre Dame L'ouest d'Haubourdin par la Nord-Africaine du général Mesny. Les débris de la marocaine, durement éprouvée par les combats des jours précédents se placent à Lambersart sous les ordres du général Mellier.
Les poches de résistance regroupent à , soit 30 bataillons, d'artillerie, et de reconnaissance.
Le en fin de matinée, après la capture du général Kühne, dans le faubourg des Postes, porteur des plans d'attaque allemands, qui prévoient que les trois Panzer Divisionen (4 , 5 et 7) attaqueront le front ouest, la le nord, la 253 le nord-est, la 217 le sud-est et la le sud, le général Molinié et ses officiers, organisent alors une tentative de sortie. C'est un carnage, et le capitaine Philippe de Hauteclocque, avec l'accord de son supérieur, réussit à traverser les lignes allemandes et à rejoindre le les positions françaises plus au sud sur le canal Crozat.
Les munitions épuisées, après des centaines de morts civils et militaires et de blessés, les points de résistance cessent le combat les uns après les autres le . À Haubourdin, les Allemands, sans nécessité, massacrent une partie des prisonniers nord-africains après la bataille.
Conséquences Le général Molinié et le colonel Aizier négocient jusqu'à minuit une reddition dans l'honneur pour les défenseurs de Lille et de ses faubourgs. Le samedi sur la Grand Place, les troupes françaises défilent en armes devant les Allemands et quelques civils sortis des abris Der Spiegel, 16.05.1962.
vignette|centre|Détachement de police allemande dans Lille en 1940. Le , Adolf Hitler reprocha au général Waeger d'avoir marqué une pause dans sa progression vers Dunkerque et d'avoir rendu les honneurs aux Français. Waeger fut limogé sur le champ. Churchill dans ses mémoires estima que les défenseurs de Lille donnèrent cinq jours de répit à l'opération Dynamo (citation du livre du Colonel Rémy) : These Frenchmen, under the gallant leadership of general Molinié, had for four critical days contained no less than seven German divisions which otherwise could have joined in the assaults on the Dunkirk perimeter. This was a splendid contribution to the escape of their more fortunate comrades of the BEF.
Hommages Sur les 6 divisions encerclées à Lille, 3 étaient nord-africaines (la Division marocaine, les et DINA). La résistance de ces troupes fut si forte que les Allemands de la Armée leur accordèrent les honneurs de la guerre (le précédent remontait à la reddition du fort de Vaux en 1916). Une compagnie en armes formée de tirailleurs du défila sur la grand place de Lille, devant le général Waeger ( korps) et de son état major, au garde-à-vous et qui saluaient et une compagnie d'honneur allemande qui présentait les armesClaude Paillât, le Désastre de 1940 - la guerre Éclair, Laffont 1985, à 434, photo pages 430, 431.
Le de tirailleurs marocains fut cité à l'ordre de l'armée après la bataille : Les 28, 29, 30 et , par le sacrifice de ses derniers éléments, il arrêtait, par des combats de rues, à Loos-sous-Lille, la progression allemande jusqu'à ce qu'il fût réduit à quelques officiers et une poignée de tirailleurs privés de munitions.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Pierre Porthault, L'armée du sacrifice, Éditions Guy Victor 1965
Revue « Batailles » juin- Buffetaut Y., La bataille de Lille : , Louviers, Ysec éditions, 2017, Christine Levisse-Touzé, Philippe Leclerc De Hauteclocque, la légende d'un héros, Taillandier 2002 .
Articles connexes
Fortifications de Lille Armée française en 1940 Groupement Molinié Bataille d'Arras (1940) et Siège de Calais (1940) Siège de Boulogne-sur-Mer (1940) Bataille de Dunkerque Lille pendant la Seconde Guerre mondiale
Lille Lille Lille Catégorie:Bataille de France Lille Catégorie:Histoire du Nord Catégorie:Bataille de 1940 Catégorie:Bataille sur le sol français Catégorie:Siège de Lille Catégorie:Histoire de Lille Catégorie:Nord-Pas-de-Calais pendant la Seconde Guerre mondiale