Télécom Paris, anciennement Télécom ParisTech, École nationale supérieure des télécommunications et École supérieure de télégraphie, est l'une des françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur..
Fondée en 1878, Télécom Paris est la première école française spécialisée dans les sciences et technologies de l'information et des télécommunications.
Elle est aujourd'hui rattachée à l'Institut Mines-Télécom et fait partie de la Conférence des grandes écoles (CGE), et de l'Institut polytechnique de Paris. Elle est située à Palaiseau, sur le campus de l'Institut polytechnique de Paris.
L'école fut l'un des acteurs de l'université Paris-Saclay et est désormais une école de l'Institut polytechnique de Paris. Le déménagement de ses bâtiments à Palaiseau sur le plateau de Saclay au sein du campus de l’Institut polytechnique de Paris, a été réalisé en , de même que celui de la direction générale de l'Institut Mines-Télécom.
Histoire vignette|Les anciens bâtiments de l'école, rue Barrault à Paris.|alt=Les anciens bâtiments de l'école, rue Barrault à Paris.
Dans la seconde moitié du , avec l'essor de la télégraphie électrique, se fait sentir le besoin de former des spécialistes de cette nouvelle technologie. En 1845, Alphonse Foy, directeur des lignes télégraphiques, propose la création d'une nouvelle école d'application pour les polytechniciens, spécialisée dans la télégraphie. Sa proposition est à l'époque rejetée.
La politique volontariste d'aménagement du territoire menée sous le Second Empire permet de couvrir intégralement la France en télégraphes. C'est ainsi qu'en 1876, au tout début de la Troisième République, à la suite d'une loi de 1873, les administrations des Postes et des Télégraphes fusionnent ; c'est la création des P&T. Dans le même élan, sous la présidence de Mac Mahon, le gouvernement de Jules Dufaure s'enrichit le d'un nouveau service des Postes et Télégraphes. Adolphe Cochery en devient le premier directeur. Deux mois après son investiture, A. Cochery publie le une circulaire ordonnant la création de l'École supérieure de télégraphie (EST), dont le premier directeur est Ernest-Édouard BlavierErnest-Édouard Blavier sur data.bnf.fr.. L'école s'installe alors dans le , rue de Grenelle, à Paris. L'ouverture a lieu le .
En 1888, elle change de nom, pour devenir l'école professionnelle supérieure des Postes & Télégraphes (EPSPT), et sa formation intègre une différence entre les élèves destinés à l'administration supérieure (section administrative) et les autres (section technique).
En 1912, un nouveau changement de nom en fait l'École Supérieure des Postes & Télégraphes (ESPT), et en 1934, elle intègre les locaux qu'elle occupe jusqu'en 2019 rue Barrault, dans le , à la place de la manufacture de gants Neyret, sur le flanc ouest de la Butte-aux-Cailles.
En 1938, elle prend le nom d'École nationale supérieure des postes et télécommunications (ENSPTT), et la même année, le président de la République Albert Lebrun décerne à l'école la Légion d'honneur.
Pendant la guerre, en 1942, l'ENSPTT est scindée en deux écoles : l'ENSPTT qui forme les cadres administratifs, et qui a fermé ses portes le , et l'ENST (École nationale supérieure des Télécommunications), qui est le sujet de cet article.
En 1971, l'ENST passe sous la tutelle directe de la Direction générale des télécommunications, et le développement des télécommunications pendant cette période conduit l'État à créer deux écoles sœurs, l'École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne (ENST Bretagne), en 1977, à Brest, et l'Institut national des télécommunications (INT), en 1979, à Évry.
En 1987, création du Complexe 13'53 en tant que foyer des élèves.
En 1991, l'école est un des membres fondateurs de ParisTech, établissement public réunissant 12 grandes écoles parisiennes ; on y trouve notamment, l'École polytechnique, École des hautes études commerciales de Paris (HEC) (depuis 2008), Arts et Métiers ParisTech, École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech), l'École nationale des ponts et chaussées (École des Ponts ParisTech), l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA ParisTech), l'Institut d'Optique Graduate School (IOGS), l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE ParisTech) et l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech).
En 1992, l'ENST fonde avec l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) l'Institut Eurecom, à Sophia Antipolis.
En 1996, l'ENST propose la formation FORDIM (FORmation à DIstance Multi-supports). Cette formation permet à des ingénieurs de se spécialiser.
En 1997, la libéralisation du marché des télécommunications contraint l'État à retirer l'ENST du giron direct de France Télécom et crée le Groupe des écoles des télécommunications (GET) afin de rassembler les écoles ENST (renommée entretemps Télécom Paris), ENST Bretagne, INT (Télécom INT, INT Management). Le GET est un établissement public administratif qui dépend du Conseil général des technologies de l'information (CGTI) au ministère délégué à l'Industrie.
Depuis le , le GET s'appelle Institut Télécom, Télécom Paris s'appelle Télécom ParisTechArrêté du 31 juillet 2012 portant nomination de la présidente du conseil d'école de Télécom ParisTech, sur le site de Légifrance et l'ENST Bretagne s'appelle Télécom Bretagne. Courant 2008, l'INT devient Télécom et management SudParis (Télécom INT devient Télécom SudParis, INT Management Télécom École de Management).
À partir du , l'Institut Télécom s'appelle l'Institut Mines-Télécom.
Depuis le , Télécom ParisTech s'appelle à nouveau Télécom Paris et intègre, comme membre fondateur, l'Institut polytechnique de Paris. À cette occasion, elle s'installe en octobre de cette même année à Palaiseau, sur le campus Paris-Saclay, dans un nouveau bâtiment conçu par Yvonne Farrell et Shelley McNamara, de l'agence irlandaise Grafton Architects. Télécom Paris quitte la fondation ParisTech développement au .
Les anciens locaux de l'école, dans le arrondissement de Paris, sont réhabilités par la Régie immobilière de la ville de Paris pour accueillir le centre de recherche Inria de Paris ainsi que des logements.
Départements d'enseignement et recherche Télécom Paris est organisée en quatre départements d’enseignement et recherche : communications et électronique (Comelec) ; informatique et réseaux (INFRES) ; image, données, signal (IDS) ; sciences économiques et sociales (SES).
Enseignement
Cycle ingénieur
Tronc commun de La première année à Télécom Paris est commune à tous les élèves issus d'une classe préparatoire (à l'exception de la prépa Technologie et Sciences Industrielles) et d'une licence de mathématique. Les élèves de la TSI, d'IUT ainsi que ceux d'une licence non mathématique auront un accompagnement supplémentaire.
Les cours du tronc commun de la première année sont répartis dans les domaines suivants :
mathématiques appliquées, communications numériques ; physique électronique réseaux ; informatique ; sciences économiques et sociales ; exploration professionnelle.
Le sport n'est pas obligatoire, cependant l'école partage de nombreux gymnases et terrains avec les autres établissements du plateau de Saclay, notamment le Centre de loisirs de Moulon et la piscine de l'École polytechnique.
Filières de En , les élèves choisissent 2 filières parmi les 14 proposées par l'école, regroupées dans les domaines suivantsScolarité à Télécom Paris : votre : réseaux, communications et cybersécurité ; mathématiques et informatique théorique ; intelligence artificielle et science des données ; systèmes informatiques, interactifs et embarqués ; économie et innovation numériques. Ainsi que 8 cours complémentaires, qui sont des cours de culture générale, de formation humaine, de sciences économiques et sociales et des cours scientifiques, regroupés dans les domaines suivants :
sciences et technologies ; culture générale ; sciences économiques et sociales ; formation humaine. Depuis 2017, Télécom Paris propose à ses étudiants d'intéger sa filière apprentissage pour les deux années restantes du cycle ingénieur. Les étudiants peuvent choisir parmi les spécialisations suivantes :
cybersécurité ; réseaux, télécoms et internet des objets ; systèmes embarqués ; intelligence artificielle.
Options de
Masters Télécom Paris est partenaire de plusieurs cursus universitaires de masters des universités Pierre et Marie Curie, Paris-Saclay, Paris-Descartes et Paris-DiderotLes Masters partenaires. Les élèves en scolarité sur le site de Paris ont la possibilité de suivre l'une de ces formations, en parallèle à leur de formation, moyennant un aménagement de scolarité.
Mastères Télécom Paris propose des mastères spécialisés dans les domaines d’expertise suivantsTous les mastères spécialisés :
Architecte Réseaux et Cybersécurité ; Expert cybersécurité des réseaux et des SI (ECRSI) ; Cybersécurité et Cyberdéfense ; Intelligence Artificielle Expert Data & MLops (ex-Big Data) ; Intelligence Artificielle multimodale et autonome ; Data & Intelligence Artificielle ; Smart Mobility ; Architecte Digital d’Entreprise ; Manager des systèmes d’information ; Régulation de l’économie numérique ;
Doctorat Télécom Paris a été habilitée à délivrer le doctorat en son nom jusqu'au , dans le cadre d'une co-accréditation avec l'UPMC, pour l'École doctorale d'informatique, de télécommunications et d'électronique (EDITE) de Paris (ED 130). En parallèle, depuis le , elle inscrit des doctorants dont le diplôme est délivré sous le sceau de l'université Paris-Saclay. À partir de 2019, le doctorat est délivré à Télécom Paris sous le sceau de l'Institut Polytechnique de Paris soit avec l'École Doctorale de l'Institut Polytechnique de Paris, soit avec l'École Doctorale de Mathématiques Hadamard (EDMH) conjointement avec l'université Paris-Saclay.
Vie étudiante et associative Il existe de nombreuses associations et clubs à Télécom Paris, qui rythment la vie sur le campus, par exemple Le Bureau des Étudiants (BDE)BDE Télécom Paris, la Junior Entreprise, Rezel (association autour de l'informatique et des réseaux), Comète (association autour de la photographie et de l'audiovisuel), TSM (Lumières et Son), Ludotech (jeux de sociétés) le Forum Télécom Paris. Cette dernière permet de financer les projets de ses étudiants ainsi que la vie associative.
Le Bureau des Sports (BDS) Télécom Paris organise les sports au quotidien à l'école. Il organise aussi annuellement l'Ekiden Du Platal, une course sportive inspirée du relais ekiden japonais, dont la cinquième édition a lieu en 2025.
Classements
Classements nationaux (classée en tant que Télécom Paris au titre de son diplôme d'ingénieur) NomAnnéeRangDAUR 20259L’Étudiant20255Le Figaro Étudiant20256
Classements internationaux (classée en tant qu'Institut polytechnique de Paris) Nom Année Rang (monde) Rang (France) CWUR 2022-2023 43 5 2023 48 2 2022 301-400 13-16 2022 91 3
Admission Le recrutement pour la formation d'ingénieur se fait de quatre façonsprocédures d'admission :
Concours commun pour les élèves sortant des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) Le concours d'entrée est le « Concours commun Mines-Ponts ». En 2021, 150 places sont offertes pour Télécom Paris via ce concours.
Admission par voie universitaire Cette procédure d'admission est réservée aux étudiants titulaires d'un diplôme universitaire dans un des domaines de compétence de Télécom Paris. Elle permet d'accueillir des étudiants titulaires d'une licence L3 (5 à la rentrée 2013) et d'un master M1 ou équivalent (45 en 2013), toutes nationalités confondues.