La rue de Meaux est une voie située dans les quartiers de la Villette et du Combat, dans le de Paris

Situation et accès La rue de Meaux est une voie du . Longue d'environ , elle commence à la place du Colonel-Fabien et rejoint, en se dirigeant vers le nord-est, l'avenue Jean-Jaurès.

Transports La rue de Meaux n'est desservie par aucune ligne de métro.

À une centaine de mètres maximum, du nord au sud, se trouvent les quatre stations suivantes : Laumière (ligne 5) ; Jaurès (lignes 2, 5 et 7 bis) ; Bolivar (ligne 7bis) ; Colonel Fabien (ligne 2).

Origine du nom Cette voie doit son nom au fait qu'elle était l'ancienne route de Meaux.

Historique

Les sources officielles font remonter l'existence de cette voie au début du lorsqu'elle faisait partie de l'ancien chemin qui allait en direction de la ville de Meaux, en passant par le gibet et la voirie de Montfaucon. Le chemin est remplacé à partir de 1768 par le nouveau chemin de Meaux (l'actuelle avenue Jean-Jaurès), t. 2, .. Elle a pris successivement le nom de « route de Meaux », « rue du Combat », « rue Notre-Dame » (1775), « ancien chemin de Meaux », « de la Voirie » et, depuis 1851, son nom actuel ; elle a été un tronçon de la route départementale de 1813 à 1851.

Dans l'état civil reconstitué de Paris, on constate que cette voie appartenait, avant 1860, à la Commune de Belleville.

Bien que l'existence de cette voie remonte au , son lotissement s'est produit pour l'essentiel au et n'a pas été affecté par les travaux d'Haussmann. Aussi son bâti garde-t-il la trace d'immeubles populaires et modestes.

Le 11 mars 1918, durant la première Guerre mondiale, les rue de Meaux sont touchés lors d'un raid effectué par des avions allemands Exelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute. Le 26 avril 1918, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au rue de Meaux.

La rue est coupée au niveau de la placette entre l'avenue de Laumière, la rue Petit et la rue de Meaux depuis son réaménagement à fin des années 1990.

À l'automne 2006, l'élargissement situé entre les 70 et 82, qui servait de parking de surface, a donné lieu à un réaménagement complet avec la création d'une contre-allée et d'un terre-plein et la plantation d'arbres.

De mai à , dans le cadre de la réhabilitation de la halle Secrétan, la rue est réaménagée au niveau des 53 à 59 : création d'une zone de vitesse modérée pour les voitures, pavage en granit de la chaussée et des trottoirs (élargis), plantation de trois arbres et création de 26 stationnements vélos, d'une zone de livraison et d'une place GIG-GIC.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Sur la place du Colonel-Fabien, point de départ de la rue de Meaux, s'élève l'immeuble contemporain emblématique du siège du Parti communiste français depuis 1971. Cette œuvre de l'architecte brésilien Oscar Niemeyer appartient au mouvement moderne. Elle est protégée comme monument classé depuis 2007.

En face des est situé le marché couvert Secrétan, érigé en 1868. Son entrée principale ouvre sur l'avenue Secrétan. Au numéro 55, se trouvait le cinéma "Secrétan Palace" (1930 - 1972), devenu magasin de bricolage, dont il reste la balustrade caractéristique. L’architecte Paul Dubreuil a décidé de construire, au-dessus de la salle de cinéma, un immeuble d’habitation. À l’origine les deux fonctions du bâtiment étaient soulignées par une différenciation de la couleur du revêtement. Les quatre œils-de-bœuf de la façade correspondent à la cabine du projectionniste. Au , l'immeuble de logements réalisé par Renzo Piano a obtenu le prix de l'Équerre d'argent en 1991. Aux était implantée l'ancienne « entreprise générale d'engrais de vidanges et de produits chimiques » Fresnes et Cie (1889), précédemment Lesage et Cie et plus anciennement Richer et Cie (1847)La Grande encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts..., H. Lamirault et Cie, 1886, ., dont les voitures dites tonnes circulaient dans Paris la nuit et apportaient la matière collectée au dépotoir. Au , l'église Notre-Dame-de-l'Assomption des Buttes-Chaumont a été construite en 1960. Au se trouve le dernier chalet alpin de Paris, datant du et quelque peu décalé avec l'architecture de la capitale. Deux fenêtres, à l'étage, donnent sur un large balcon. Au n°104, habita le taxidermiste Etienne Saumon entre 1915 et 1917.

Sur le tracé de la rue de Meaux figurent plusieurs fontaines Wallace, respectivement aux et 125 et sur la placette formée par les rues de Meaux, Armand-Carrel et Lally-Tollendal. Cette placette a fait l'objet d'une rénovation entre 2016 et 2020 dans le cadre du budget participatif de la Ville de Paris.. À l’intersection avec l’avenue de Flandre, était le lieu-dit le Reposoir ou la Pierre-au-Lait. Une voirie, où divers immondices s’entassaient, se tenait à cet endroit.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Réseau viaire de Paris Liste des voies du 19e arrondissement de Paris

Lien externe Rue de Meaux (mairie de Paris)

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