La rue des Acacias est une rue du de Paris.
Situation et accès La rue commence au 36, avenue de la Grande-Armée, plus précisément place Yvon-et-Claire-Morandat, elle rencontre ensuite la rue Villaret-de-Joyeuse, la villa de la Grande-Armée, la rue du Colonel-Moll, la villa Guizot, elle passe entre l'avenue Carnot et la rue d'Armaillé, puis au bout de la rue de l'Arc-de-Triomphe et du passage des Acacias pour se terminer au 35, avenue Mac-Mahon.
Origine du nom Son nom vient de la présence d'une ancienne plantation d'acacias dans la rue, elle figure sous ce nom dès 1825 sur le plan cadastral correspondant..
Historique vignette|droite|redresse|Rue des Acacias en 1820, sur le plan de Girard. Ouverte en 1814, la « rue des Acacias » est une des plus anciennes rues du quartier alors sur le territoire de Neuilly-sur-SeineCorrespondance des anciens noms de rues de Neuilly-sur-Seine et nouveaux noms de rues de Paris 17e. À l'époque, c'était la pleine campagne et la rue n'était qu'un chemin qui permettait de rejoindre la rue des Dames-de-Montmartre (aujourd'hui rue Poncelet) à la route de Saint-Germain (aujourd'hui avenue de la Grande-Armée).Rattachée à Paris en 1860, la voie garde son nom d'origine.
Les acacias formaient deux rangées d’arbustes qui couraient sur toute la longueur de cette rue et ce jusqu'aux environs de 1880, date à laquelle ils ont disparu (peut-être par la faute de Haussmann, ou peut-être à la suite des grands froids de 1879)L'hiver 1879 est le plus froid jamais recensé en France (au moins depuis l’hiver 1709). La Seine est entièrement prise par les glaces, comme également le lac Léman. Au dégel, les débâcles sur la Seine et la Loire occasionnent d’énormes dégâts : le pont des Invalides qui est emporté par des glaçons de plus d’un mètre d’épaisseur, .. Ils n’ont jamais été replantés (il faut noter qu'à de rares exceptions près, les avenues de Paris sont arborées mais pas les rues).
En 1875, l'avenue Mac-MahonElle célèbre le comte Patrice de Mac Mahon (1808-1893), elle a donc été baptisée de son vivant, alors qu’il occupait la fonction de président la République. a été ouverte, au carrefour de la rue avec la route de Neuilly (aujourd'hui avenue des Ternes). Elle formait l'une des radiantes montant jusqu'à la place de l’Étoile.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : cet immeuble aurait hébergé dans les années 1980 l'énigmatique Baron noir, pilote d'un mystérieux avion fantôme survolant Paris à très basse altitude, tous feux éteints, une fois la nuit tombéeLargement raconté dans Paris mon village Rue des Acacias sur le site apophtegme.com.. : immeuble où est né Jean Dutourd et où son père avait son domicile et son cabinet de chirurgien-dentisteL’académicien Jean Dutourd raconte la vie du quartier dans son deuxième roman, Le Déjeuner du lundi, publié en 1947 par Robert Laffont.. : Roland Garros y a vécu dans une chambre de bonne.. et 31 : deux petits bâtiments à un seul étage, des survivants du début des constructions dans la rue. Ils figurent à l’identique, sur des cartes postales de 1900. Durant la Seconde Guerre mondiale, le est un hôtel où loge André Gaudin, qui résista contre l'occupant avec Bernard Courtault. Entre les et 15, c’est-à-dire exactement à l'emplacement actuel de la rue du Colonel-Moll se trouvaient jusqu’en 1910 les remises et les écuries de L'Urbaine et la Seine. Ce dépôt dit de l’Étoile était l’un des plus importants dépôts de la compagnie avec ses nombreux chevaux (en 1884, on y comptait plus de 180 voitures).. : immeuble Art déco construit en 1931 par Jean Beaugrand. : cet immeuble de six étages est censé, selon la chanson de Mireille et Jean Nohain (27 rue des Acacias), abriter au septième étage la chambre d'une certaine Ida. vignette|redresse|gauche|. : en 2025, l’artiste Daniel Buren orne l’immeuble d’une œuvre intitulée La façade aux acacias.. : Béatrix Excoffon, résidente à cette adresse, réquisitionne pour les besoins du club de la Boule Noire, une association féministe pendant la Commune de Paris, un appartement dans cet immeuble.. : l’archiduc autrichien en exil Guillaume de Habsbourg-Lorraine (1895-1948) y loua un appartement en ., avant de fuir la France en 1935. : ancien cinéma Studio des Acacias ouvert en 1933 avec 310 places. Il ferme en 1936 pour devenir le Cinérire des Ternes qui fermera de nouveau en 1941. Il se transformera en Ciné-Acacias, et enfin il redeviendra Studio des Acacias en 1982 pour fermer définitivement en 1984Studio des Acacias,.. Le rez-de-chaussée est aujourd'hui une supérette et les étages abritent l'ambassade du Népal. vignette|redresse|gauche|Immeuble à l’angle de la rue des Acacias et de la rue du Colonel-Moll. : la poète et compositrice Désirée Pacault y est morte en 1881. : au fond de la cour, à gauche, une ancienne écurie a été transformée en salle de boxe dans les années 1930. Elle a reçu les plus grands noms du noble art : Carpentier et Cerdan, notamment, qui avaient conquis leurs titres salle Wagram, de l’autre côté de l’avenue Mac-Mahon (sur laquelle s'ouvrait un passage muré depuis). Un studio de photo nommé le Studio Mac Mahon y est fondé en 1954, il était célèbre dans la grande couture, de Marc Bohan et de Louis Féraud à Pierre Cardin. C’est là, aussi qu’une nouvelle presse est née : Salut les copains, Lui, Mademoiselle Âge Tendre … Toutes les grandes stars de l’époque yé-yé y ont trouvé leur première image publique. C’est dans ce studio que Daniel Filipacchi, grand reporter pour Match, et Jean-Marie Périer ont enfanté des mythesSite du Studio Mac Mahon, . (la « Photo du siècle » y fut prise). Aujourd'hui modernisé et hyper équipé, le studio travaille pour la mode, la communication, la presse, la publicité, la vidéo, le web… : au fond de la cour, à droite, juste en face, une ancienne salle de bal devenue un atelier qui crée et restaure des objets en laque depuis près d'un siècleL'atelier et son histoire, .. Cet atelier fut créé en 1919 par Louis Midavaine après la Grande Guerre pendant laquelle il est grièvement blessé aux jambes et au bassin. Il est soigné dans un hôpital en Allemagne, où il découvre le travail de la laque auprès d'ouvriers chinois, venus protéger les hélices des avions allemands. Après l'armistice, Louis rentre en France. Malgré son état, il décide de fonder un atelier de laque et engage des artisans qui, comme lui, sont des mutilés de guerre. Ensemble, ils font prospérer leur entrepriseUn film, Quand la guerre sera loin, diffusé sur France 3 le février 2014, retrace cette épopée.. Son fils puis sa petite-fille lui succèdent. L'atelier est encore aujourd'hui incontournable dans le monde de la laque et il a reçu le label EPV (Entreprise du patrimoine vivant). Il reste l'un des derniers laqueurs de Paris. : passage des Acacias.
Les autres acacias de Paris alt=Acacias dans le Jardin des Plantes|droite|thumb|Acacias dans le Jardin des plantes. À partir de 1790 a été ouverte une « grande rue des Acacias » dans le de Paris proche de l'hôpital Necker; elle fut renommée « rue Bertrand » en 1847, puis en 1963, « rue du Général-BertrandLe nom de cette dernière proviendrait de Victor, Lambert, Joseph Bertrand (1857-1931), héros de la Première Guerre mondiale. C'est aussi le nom de la rue où Marcel Proust situait l'hôtel particulier de Swann dans la Recherche. ». À Montmartre existait une « rue des Acacias », renommée depuis « rue d'Orsel ». Dans le bois de Boulogne, la longue allée de Longchamp () qui va de la porte Maillot jusqu'à l’hippodrome de Longchamp s'est appelée autrefois « allée des Acacias ». C'était l'une des allées les plus fréquentées et élégantes (ce nom figure sur de nombreux plans et cartes postales anciens mais il est aujourd'hui tombé en désuétude). Au cimetière du Père-Lachaise, il y a un « chemin des Acacias » à l'angle du chemin Masséna, où se trouve la tombe du maréchal Ney, avec sa statue en pied. Jusqu’en 1936, au niveau du de la rue s’ouvrait l'impasse des Acacias, renommée depuis « villa Guizot ». Au , on trouve le passage des Acacias qui est long de et large de . Il se termine vers l'avenue Mac-Mahon par un escalier de 8 marches.
Le 27, rue des Acacias en chanson thumb|Poster de Columbia pour un disque de Mireille (1930). 27, rue des Acacias est le titre d'un chanson écrite en 1933 par Jean Nohain, mise en musique et chantée pendant des années par Mireille« Danièle Evenou, 27, rue des Acacias et petit trou de mémoire », Le Petit Conservatoire de la chanson du 17 août 1974, INA (voir et écouter en ligne).. La chanson débute par :
Il ne faut cependant pas prendre la description de la rue des Acacias pour autre chose que de la poésie. En effet, les amateurs d'histoires d'amour immortelles risquent fort d'être déçus : elle chante mais au il n'y a que 6 étages ; le boulanger est au , le brocanteur au , le charcutier au et il y a certes un atelier de laque mais il est au et ne vend pas de couleursTexte de la chanson 27, rue des Acacias, ..
Références
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Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris
Liens externes Rue des Acacias (mairie de Paris) Mon village sur le site Apophtegme Cartes postales d'il y a 100 ans et photos de maintenant, parisavant.com.
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