vignette|Vajradhara, de couleur bleu, tenant dans ses mains un vajra et une cloche rituelle. Il aurait transmis la Mahamoudra à Tilopa. La Mahamudra ou Mahamoudra ( ; IAST : mahāmudrāCe terme est féminin. Des traductions non-universitaires de l'anglais, qui ne connaît pas le genre féminin, on toutefois fréquemment traduit par "le" Mahamudra, ce qui est une erreur: https://sanskrit.inria.fr/DICO/50.html#mahaamudraa ; ou ), « Grand Symbole » ou « Grand Sceau » désigne un système de méditationA Dictionary of Buddhism par Damien Keown publié par Oxford University Press, , page 164 utilisé dans le bouddhisme pour atteindre l'éveil, la réalisation de la nature ultime de l'esprit et de la vacuité, pénétrant tous les phénomènes du saṃsāra et du nirvāṇa. Dans le bouddhisme tibétain cette méthode est principalement pratiquée par la lignée Kagyüpa, mais aussi dans les lignées Gelugpa et Sakyapa.

La est également une position de Hatha-yoga décrite dans le chapitre de la Haṭhayogapradīpikā..

Histoire La Mahāmudrā a initialement été développée en Inde avant d'être introduite au Tibet par Marpa Lotsawa (1012-1097). Lui-même ayant reçu ces enseignements de Naropa (les Six yogas de Naropa), disciple de Tilopa, qui en eut la révélation du Bouddha primordial Vajradhara.

Les principaux maîtres de l'Inde ayant transmis la Mahāmudrā sont : Saraha, Savaripa, Tilopa, Nāropa et Maitripa.

Au Tibet, après son introduction par Marpa, les principaux maîtres tibétains ayant transmis la Mahāmudrā sont : Milarépa, Gampopa. Ces maitres étant à l'origine de la lignée Kagyüpa, la Mahāmudrā est donc aujourd'hui principalement enseigné dans cette tradition, mais aussi dans les lignées Gelugpa et SakyapaDalai Lama, Alexander Berzin, The Gelug/Kagyu Tradition of Mahamudra, Snow Lion Publications, 1997, , p. 21-22..

Le corps de la pratique Le corps de la pratique est divisé en deux Karmapa,Le Mahamoudra, éditions Marpa, 1998 : Samatha / Chiné : exercice de quiétude mentale. Vipasyana / Lhagthong : méditation de la vision pénétrante.

Citation « De même qu'un pigeon lâché d'un bateau au milieu de l'océan ne peut rien faire d'autre que d'y retourner, de même, peu importe l'intensité de son activité, votre esprit ne peut que retourner à son état pacifié une fois que vous avez réalisé la quiétude mentale. »

Voir aussi Mahāsiddha Vajrayāna

Bibliographie Le Mahamoudra qui dissipe les ténèbres de l'ignorance, par le Karmapa, éd. Marpa. Mahamoudra, Lama Guendune Rinpoché, éd. Dzambala. L'aube du Mahamoudra, Bokar Rimpoché, éd. Claire Lumière. Méditation sur l'esprit, Dalaï-Lama, éd. Dervy. L'union du Dzogchen et du Mahamoudra, Chökyi Nyima Rinpoché, éd. Dharmachakra. Le Mahamoudra du Tantra, Guéshé Kelsang Gyatso, éd. Tharpa. Rayons de lune, Dakpo Tashi Namgyal, éd. Fondation Tsadra.

Notes et références

Catégorie:Pratique du bouddhisme tibétain Catégorie:Terme sanskrit Catégorie:Méditation bouddhique