Gémozac (prononcé ) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Gémozacais et les Gémozacaises..
Située au cœur de la champagne saintongeaise, entre le Royannais et la Haute Saintonge, mais subissant fortement l'influence urbaine de Saintes, cette petite cité de plus de est à la fois un centre-relais à vocation agricole et viticole et un centre résidentiel concentrant un certain nombre de services. Gémozac tire l'essentiel de son essor de par sa proximité relative des villes de Saintes et de Royan, toutes deux situées à environ .
Comme un certain nombre de communes des environs, Gémozac a été transformée par le phénomène de périurbanisation, qui voit de nombreux citadins s'installer en périphérie des grandes villes, à la recherche d'une plus grande qualité de vie. Ce phénomène s’est traduit par la construction de lotissements et un accroissement régulier de la population communale, dans un arrière-pays longtemps marqué par une certaine déprise démographique.
Ancien chef-lieu du canton de Gémozac, la ville dépend depuis 2015 du canton de Saintonge Estuaire, qui regroupe également l’ancien canton de Cozes, et dont le bureau centralisateur a été fixé à Meschers-sur-Gironde. Gémozac est le siège de la communauté de communes de Gémozac et de la Saintonge Viticole, structure intercommunale forte de en 2011.
Géographie
Présentation
La commune de Gémozac se situe dans le sud du département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge.
Elle appartient géographiquement au Midi atlantiqueLouis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, ., au cœur de l'arc atlantique, étant rattachée au Grand Sud-Ouest français.
Cet ancien chef-lieu de canton est situé au sud de l'arrondissement de Saintes, à au sud-sud-ouest de Saintes, à à l'ouest de Pons et à à l'est de Royan.
Gémozac occupe un site de carrefour géographique qui le met au contact du pays de Bois saintongeais et de la Haute Saintonge.
Depuis ses origines antiques, Gémozac occupe une position de carrefour géographique entre l'arrière-pays saintongeais et la côte girondine, et entre les terroirs agricoles de la Saintonge viticole et de la Haute Saintonge.
Cette petite cité rurale et viticole fait partie de la vallée moyenne de la Seudre et tire son nom de la Gémoze, petit affluent de rive droite de la Seudre qui naît à l’est de la commune, au lieu-dit les Parpaillons, et qui rejoint la Seudre, en aval du village de Chadeniers, lequel, par son nom, évoque un petit pont édifié au haut Moyen Âge sur le fleuveJ. M. Cassagne et M. Korsak, Origine des noms de villes et villages - Charente-Maritime, Éditions Bordessoules, 2002, p. 71..
Dès l'époque gallo-romaine, Gémozac est traversée par une antique voie gallo-romaine reliant Mediolanum Santonum, l’antique Saintes, à l’estuaire de la Gironde, puis est devenu un carrefour de voies secondaires à l’époque médiévale, à l’intersection des routes de Saintes à Mortagne-sur-Gironde et de Pons à Royan.
Aujourd'hui, ces axes routiers ont pris de l'importance avec le développement des relations interurbaines et du trafic généré par le tourisme et le passage de l'autoroute A10, en 1981, avec la mise en place d’un échangeur autoroutier situé à à l'est de la ville.
La route départementale 6 constitue un axe routier nord-sud qui relie Saintes à Mortagne-sur-Gironde en passant par le centre-ville de Gémozac. C'est une route très fréquentée qui relie directement Gémozac à la capitale de la Saintonge, avec laquelle les échanges se sont fortement accrus, notamment en raison des déplacements pendulaires en direction de Saintes.
L'axe routier est-ouest est la D 732 qui relie Cognac à Royan via Pons, Gémozac et Cozes. Depuis la mise en place de l'échangeur autoroutier en 1981, cet axe routier est devenu de plus en plus fréquenté et a nécessité le contournement routier de Gémozac par le nord et l'est au moyen d'une rocade construite dans les années 1990.
Enfin, la voie ferrée, construite en 1875, reliant Pons à Royan, a cessé tout trafic de voyageurs depuis 1939. Le tronçon ferroviaire entre Pons et Gémozac a été démantelé, seule subsiste la voie ferrée entre Gémozac et Saujon, exclusivement réservée au trafic des marchandises, surtout celui des céréales.
Caractéristiques géophysiques La commune de Gémozac se caractérise par un territoire moyennement élevé, étant située au cœur du plateau de la Saintonge. Son relief est peu accusé, bien que cette commune soit caractérisée par deux sites géographiques nettement différenciés, en raison de la nature des sols et de la qualité des terrains. Le site de la vallée moyenne de la Seudre, à l'ouest de Gémozac, contraste assez nettement avec le reste de la commune qui occupe un site de bas plateau, ce dernier correspondant aux extrémités orientales du plateau des Bois saintongeais.
Ceci donne une altimétrie moyenne de l’ordre de pour l'ensemble de la commune, s’inscrivant entre deux valeurs extrêmes – minimum : 17 m et maximum : .
L’altitude minimale de est relevée dans la vallée moyenne de la Seudre, notamment dans la zone des cultures maraîchères autour du village de Chadeniers, à l’ouest de la commune et du bourg de Gémozac. Quant à l’altitude maximale, qui est de , celle-ci est signalée au nord-est de la commune, vers le site du château de La Salle, correspondant à la partie occidentale de la forêt de Pons, partie ici fort anciennement défrichée et occupée aujourd’hui par des vignes qui se prolongent à perte de vue sur la commune voisine de Villars-en-Pons. À l’est de la vallée de la Seudre, qui forme ici une légère dépression alluviale, le relief se relève un peu et forme un plateau au relief à peine ondulé et aux altitudes comprises généralement entre 35 et . Sur ce plateau prédomine largement la culture de la vigne, notamment au sud du bourg de Gémozac. Au sud de la commune, l’altimétrie moyenne du plateau ne descend jamais au-dessous des ( au site planté de vignes près du hameau les Elies, sud-ouest de la commune, et en limite des communes de Givrezac et de Tanzac, tout à l’est et au sud-est de la commune). C’est au milieu de ce plateau à peine vallonné que le site original de Gémozac a été développé. Situé aux abords d’un petit vallon, où coule la Gémoze, modeste ruisseau qui rejoint la Seudre sur sa rive droite en aval du village de Chadeniers, le bourg de Gémozac occupe donc le site d’une petite butte, étant situé à d'altitude (site de la mairie et de l’église).
Communes limitrophes Gémozac est une des communes les plus étendues du canton de Saintonge Estuaire avec une superficie totale de .
En raison de l'étendue de son finage communal, Gémozac est limitrophe de dix communes, dont sept appartiennent à son canton et les trois autres au canton de Saint-Genis-de-Saintonge, ce dernier faisant partie de l'arrondissement de Jonzac.
Villages, hameaux et lieux-dits de la commune La commune de Gémozac dispose d'un finage communal particulièrement étendu avec une surface totale de , ce qui en fait la quatrième commune de l'arrondissement de Saintes, se situant après Saintes (), Sainte-Gemme () et Saint-Romain-de-Benet (). Elle fait partie des de la Charente-Maritime dont la superficie communale est supérieure à , se classant ainsi au départemental, loin cependant de Marans () et de La Tremblade () qui disposent de finages trois fois plus étendus que celui de Gémozac.
Gémozac est le chef-lieu d’une commune faiblement boisée où sont constitués de bois de feuillus. Ces bois sont des résidus de deux forêts anciennement défrichées et qui appartiennent toutes à des propriétaires privés. Ces bois sont issus de la forêt de Pons à l'est et au nord-est de la commune, et de la vaste forêt de La Lande au sud.
Une cinquantaine de villages, hameaux et écarts constituent son finage communal. Les plus gros villages sont ceux de Chadeniers, à l'ouest de Gémozac, de Choblet et de Saint-Caprais au sud du bourg. Le village de Chadeniers fut un important village, constituant jusqu'au une ancienne paroisse avec son église, aujourd'hui disparue. Il a été inséré dans la paroisse de Gémozac au qui devint le centre principal de la région.
Tous les hameaux et lieux-dits sont issus de deux grandes périodes de défrichement des forêts.
Les écarts et autres lieux-dits sont issus majoritairement de la grande période médiévale des défrichements intensifs de la forêt de La Lande et sont signalés par un toponyme d'origine forestière (le Breuil, la Foy, Chenet) ou précédés le plus souvent d'un article (les Brandes, le Coq, les Chassières, les Elies, le Maine-Plat, les Maisonnettes, les Maisons Neuves, la Mer, les Grands Pasteurs, les Petits Pasteurs, le Rocher des Aires, la Salle, la Tournerie...).
Quant aux lieux-dits précédés du préfixe « chez », ils résultent de la période des défrichements plus tardifs, généralement à partir du . Ils sont situés au nord et à l'ouest de Gémozac (Chez Charrier, Chez Chobelet, Chez Combaud, Chez Favreau, Chez Fouché...).
Avec l'expansion urbaine de Gémozac, le bourg a aggloméré progressivement des lieux-dits dont ceux des Parpaillons et de la Foy à l'est, sur la route de Pons, et au nord-est dans l'espace compris entre la rocade et la gare ferroviaire de marchandises (les Grands Champs) et au nord (quartier de l'Hippodrome de la Pérauderie), ainsi qu'à l'ouest, le long de la route de Royan.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Littoral charentais et aquitain » et « Aquitaine, Gascogne ». Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saintes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Gémozac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols