Un gentilé (parfois appelé ethnonyme) est le nom donné aux habitants d'un lieu, un pays, un continent, une région, une province, etc.
En France, les gentilés des régions, départements et communes n'ont pas de statut officiel alors que le nom d'une commune ne peut être modifié que par décret et qu'il existe une procédure pour enregistrer un blason.
Éléments de dictionnaire de langues
Les auteurs du Rapport de 1990 sur les rectifications orthographiques prennent bien soin de préciser à propos de la suppression de circonflexes sur les i et u (§ II.4.b in fine) : « sur ce point comme sur les autres, aucune modification n’est apportée aux noms propres. On garde le circonflexe aussi dans les adjectifs issus de ces noms (exemples : Nîmes, nîmois.) ».
Néanmoins certaines municipalités et départements ont organisé des référendums locaux pour le choix d'un gentilé et des régions et départements ont publié des plaquettes contenant les gentilés de chacune des communes de la collectivité. Toutefois, les décisions prises par certaines collectivités territoriales n'ont aucune portée en droit, personne n'étant tenu d'utiliser l'appellation retenue.
Il n'existe, semble-t-il, aucune publication ni aucun site en ligne présentant un ensemble significatif de gentilés existant pour la France.
Les listes suivantes sont des listes de gentilés qui sont par définition à citer avec une majuscule au moins à l'initiale (comme il est fait de façon officielle pour les gentilés énumérés dans l'Arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales par exemple). Si une seule forme est citée ce sera alors le masculin pluriel (comme il est fait dans le Dictionnaire national des communes de France par exemple).
L'adjectif correspondant au gentilé est entièrement écrit avec des minuscules et, si une seule forme est indiquée, l'adjectif doit alors être cité au masculin singulier.
Tout ou partie des formes possibles seront citées de façon obligatoire en cas d'irrégularité ou de difficulté. Le nombre de formes possibles s'élevant à 12, selon les normes orthographiques imposées par la langue françaisewww.orthographe-recommandee.info/ : on a par exemple pour l'ancienne région administrative Nord-Pas-de-Calais : Nord-Pas-de-Calaisien, Nord-Pas-de-Calaisiens, Nord-Pas-de-Calaisienne, Nord-Pas-de-Calaisiennes : gentilé nord-pas-de-calaisien, nord-pas-de-calaisiens, nord-pas-de-calaisienne, nord-pas-de-calaisiennes : adjectif correspondant Nord-pas-de-calaisien, Nord-pas-de-calaisiens, Nord-pas-de-calaisienne, Nord-pas-de-calaisiennes : adjectif en tête de phrase ou de titre.
Gentilés des communes
Cette liste alphabétique subdivisée en sous-listes (une pour chaque lettre initiale) pourra regrouper nombre de communes parmi les quelque 36 000 existantes. Pour chercher ou fournir un gentilé, celui de Pont-à-Mousson par exemple on pourra aussi se reporter à l'article consacré à la ville ou à d'éventuelles listes départementales (article Communes des Alpes-Maritimes par exemple). Cette liste peut comporter des lieux habités jouissant d'une notoriété certaine mais n'ayant pas le rang de commune. L'article initial détaché ne compte pas dans le classement alphabétique : Le Kremlin-Bicêtre est à chercher à Kremlin-Bicêtre (à la lettre K donc).
Gentilés des régions et départements métropolitains, collectivités et territoires d'outre-mer
Si leurs gentilés sont parfois incertains c'est qu'ils sont relativement récents, la France ayant été découpée en départements en 1790 et les départements regroupés en régions en 1960.
On pourra consulter par ailleurs la liste compacte des noms des habitants des départements français ainsi que celle des noms des habitants des régions françaises.
Trois hydronymes ont une importance particulière dans la géographie administrative de la France : la Loire, en latin Liger, adjectif correspondant ligérien la Seine, en latin Sequana, adjectif correspondant séquanais le Rhône, en latin Rhodanus, adjectif correspondant rhodanien
La partie européenne de la République française (ou France métropolitaine) se divise en 13 régions (en y incluant la collectivité territoriale de Corse) qui se répartissent en 96 départements numérotés de 01 à 95, le numéro 20 étant remplacé par les repères 2A et 2B. Ses habitants peuvent être désignés de manière générique comme Métropolitains : Grand Est Alsace : Alsacien, Alsaciens, Alsacienne, Alsaciennes Bas-Rhin (67) : Bas-Rhinois (ou parfois bassorhénans) Strasbourg : Strasbourgeois Haut-Rhin (68) : Haut-Rhinois (ou parfois altorhénans) Colmar : Colmariens Champagne-Ardenne : Champenois Aube (10) : Aubois Ardennes (08) : Ardennais Haute-Marne (52) : Haut-Marnais ou Altimarnais Marne (51) : Marnais Lorraine : Lorrain, Lorrains, Lorraine, Lorraines Meurthe-et-Moselle (54) : les Meurthe-et-Mosellans (Meurthois est issu de l'ancien (1790-1871) département de la Meurthe) Nancy : Nancéiens, Nancéiennes Meuse (55) : Meusiens ; Meusois est une forme fautive Bar-le-Duc : Barisiens, Barisiennes Moselle (57) : Mosellans Metz : Messins, Messines Vosges (88) : Vosgiens Épinal : Spinaliens, Spinaliennes Nouvelle-Aquitaine Aquitaine : Aquitain, Aquitains, Aquitaine, Aquitaines Dordogne (24) : Dordognais Dordogne sur habitants.fr correspond à l'ancienne province du Périgord : Périgourdin, Périgourdins, Périgourdine, Périgourdines Gironde (33) : Girondin, Girondins, Girondine, Girondines Landes (40) : Landais, Landaise, Landaises Lot-et-Garonne (47) : Lot-et-Garonnais, Lot-et-Garonnaise, Lot-et-Garonnaises Pyrénées-Atlantiques (64) : Béarnais et Basques ou Bascobéarnais Basques et Béarnais Pyrénées-Atlantiques sur habitants.fr Le Petit Larousse 2004 à l'article « Pyrénées-Atlantiques » ne donne pas d'appellation pour ses habitants. anciennement (1790-1969) les Basses-Pyrénées (64) (BP) : Bas-Pyrénéens Limousin : Limousin, Limousins, Limousine, Limousines Corrèze (19) : Corréziens Creuse (23) : Creusois Haute-Vienne (87) : Haut-Viennois Poitou-Charentes : Picto-Charentais mais on écrirait mieux Pictocharentais. Charente (16) : Charentais Charente-Maritime (17) : Charentais-Maritimes ; on suggère Maricharentais Deux-Sèvres (79) : Deux-Sévriens Vienne (86) : Viennois Auvergne-Rhône-Alpes Auvergne : Auvergnat, Auvergnats, Auvergnate, Auvergnates. l'Allier (03) : Bourbonnais ; Élavérins ; on suggère Alliérains tout simplement. Cantal (15) : Cantalou a été formé avec un suffixe local. Le Petit Larousse 2004 à l'article « Cantal » donne Cantaliens. Haute-Loire (43) : Altiligériens. Puy-de-Dôme (63) : Puydômois. chef-lieu du département du Puy-de-Dôme, chef-lieu de la région Auvergne : Clermont-Ferrand : Clermontois Rhône-Alpes : Rhônalpin, Rhônalpins, Rhônalpine, Rhônalpines. Ain (01) : Aindinois (Le Conseil départemental de l’Ain a choisi ce gentilé en 2018 ; aucun n'existant avant cette dateEurope1.fr, « Les habitants de l'Ain ont enfin un nom : Andinois », 24 juin 2018. .) Ardèche (07) : Ardéchois Drôme (26) : Drômois Isère (38) : Isérois ou Iserans Loire (42): Ligériens Rhône (69) : Rhodaniens Savoie (73) : Savoyards ou Savoisiens (Savoisien(ne) est l'ancien gentilé des habitants de la Savoie avant son annexion en 1860 par la France, actuellement il est considéré (par certains) comme connoté politiquement en raison de la Ligue savoisienne) Haute-Savoie (74) : Haut-Savoyard (Haut-Savoyard(e)(s)), communément Savoyards ou le nom communautaire de Savoisiens) Bourgogne-Franche-Comté Bourgogne : Bourguignons. la Côte-d'Or (21) : Costaloriens ou Côte-d'Oriens la Nièvre (58) : Nivernais (correspond à l'ancienne province homonyme). Les habitants de Nevers, le chef-lieu, sont les Neversois. Saône-et-Loire (71) : Saône-et-Loiriens l'Yonne (89) : Icaunais Franche-Comté : Franc-Comtois, Francs-Comtois, Franc-Comtoise, Franc-Comtoises ; adjectif : franc-comtois, francs-comtois, franc-comtoise, franc-comtoises. Forme courte : (la) Comté : Comtois Doubs (25) : Doubiens, Doubiennes (les habitants de la commune de Doubs située dans ce département s'appellent les DoubsiensD'après "Habitants.fr" qui fait référence). Jura (39) : Jurassiens, Jurassiennes Haute-Saône (70) : Haut-Saônois Territoire de Belfort (90) : À la suite d'une opération menée par une radio locale, un vote a eu lieu début 2011 et a été validé par un jury composé de personnalités. Le terme retenu à une large majorité est celui de Terrifortains, Terrifortaines. Le site Habitants.fr a validé ce choix. chef-lieu du département du Territoire de Belfort (90) : Belfort : Belfortains, Belfortaines Bretagne Breton, Bretons, Bretonne, Bretonnes les Côtes-d'Armor (22) : Costarmoricains, on trouve parfois Costarmoriciens anciennement (1790-1990) les Côtes-du-Nord (22) Finistère (29) : Finistériens Ille-et-Vilaine (35) : BretilliensIlle-et-Vilaine sur habitants.fr chef-lieu du département d'Ille-et-Vilaine (35), chef-lieu de la région Bretagne : Rennes : Rennais Morbihan (56) : Morbihannais, chef-lieu du département du Morbihan : Vannes : Vannetais Centre-Val de Loire Centrevallois, Centrevalloises Cher (18) : Berrichons ou Chérien Cher sur habitants.fr Eure-et-Loir (28) : Euréliens Indre (36) : Indriens mais aussi Berrichons Indre-et-Loire (37) : Tourangeaux (du nom de la ville chef-lieu qui a donné son nom à la province dont le département reprend la plus grande partie) Loir-et-Cher (41) : Loir-et-Chériens Loiret (45) : LoirétainsGentilé fixé le – « Nous sommes tous des Loirétains et Loirétaines ! » Corse Corses (invariant au féminin) devient une région monodépartementale début 1970 après séparation de Provence-Côte d'Azur ; d'abord (1811-1975) département unique (20) puis scindé en deux : Corse-du-Sud (2A) : Corses du Sud, parfois Ajacciens Haute-Corse (2B) : Corses du Nord, parfois Alticorses, Bastiais Île-de-France Franciliens Ville de Paris (75) : Parisiens Essonne (91) : Essonniens Hauts-de-Seine (92) : Alto-Séquanais ou Haut-Seinais Seine-et-Marne (77) : Seine-et-Marnais Seine-Saint-Denis (93) : Séquanodionysien ou Séquano-Dionysien Val-de-Marne (94) : Val-de-Marnais ou mieux Valdemarnais Val-d'Oise (95) : Valdoisiens mieux que Val-d'Oisiens Yvelines (78) : Yvelinois Occitanie Occitans Languedoc-Roussillon : Languedociens-Roussillonnais. Aude (11) : Audois Gard (30) : Gardois Hérault (34) : Héraultais Lozère (48) : Lozériens Pyrénées-Orientales (66) : Roussillonnais ou Pyrénaliens Midi-Pyrénées : Midi-Pyrénéens ; on écrirait mieux Midipyrénéen. Le Petit Larousse 2004 à l'article « Midi-Pyrénées » ne donne pas d'appellation pour ses habitants. Ariège (09) : Ariégeois Aveyron (12) : Aveyronnais correspond à l'ancienne province du Rouergue : Rouergats Gers (32) : Gersois Haute-Garonne (31) : Haut-Garonnais (selon le Petit Larousse 2004, le haut ne s'accorde pas). Hautes-Pyrénées (65) : Haut-Pyrénéen. Le Petit Larousse 2004 à l'article « Pyrénées (Hautes-) » ne donne pas d'appellation pour ses habitants. Lot (46) : Lotois Tarn (81) : Tarnais Tarn-et-Garonne (82) : Tarn-et-Garonnais Hauts-de-France Nord-Pas-de-Calais : Nord-Pas-de-Calaisiens, adjectif : nord-pas-de-calaisien. Le Petit Larousse 2004 à l'article « Nord-Pas-de-Calais » ne donne pas d'appellation pour ses habitants). Nord (59) : Nordistes (selon le Petit Larousse 2004. Pas-de-Calais (62) : Pas-de-Calaisiens, adjectif : pas-de-calaisien. Le Petit Larousse 2004 à l'article « Pas-de-Calais » ne donne pas d'appellation pour ses habitants. Picardie : Picard, Picards, Picarde, Picardes. Voir informations supplémentaires sur les noms des habitants de la Picardie et de ses départements. Aisne (02) : Axonais Oise (60) : Oisiens ou Isariens Somme (80) : SamariensArticle de Libération en date du 12 novembre 2011 Normandie Normands Calvados (14) : Calvadosiens Orne (61) : Ornais Manche (50) : Manchois ou Manchots. Le Petit Larousse 2004 à l'article « Manche (département) » ne donne que la seule forme Manchois.