Jacquou le Croquant est une mini-série française en de et un de environ, réalisée par Stellio Lorenzi et diffusée pour la première fois du au sur la première chaîne de l'ORTF. Elle est fondée sur le roman de même titre d'Eugène Le Roy (1899).
Le , Stellio Lorenzi interdit à M6 de diffuser Jacquou le Croquant, refusant qu'une série conçue et réalisée pour le Service public soit achetée par une entreprise privée. Synopsis En 1819, dans le Périgord, Jacquou Féral est un garçon de huit ans. Son père, Martin Féral, dit Martissou, est métayer du comte de Nansac qui exploite son personnel, tout en résidant au château de l'Herm. Un jour, Nansac fait condamner Martissou pour le meurtre de son régisseur Laborie. L’infortuné métayer est condamné aux travaux forcés et meurt peu après. Jacquou reste un temps seul avec sa mère qui finit elle aussi par mourir. Orphelin, il est recueilli par le curé Bonnal qui s’occupe de son éducation. Devenu adulte, Jacquou n’aura de cesse de combattre l’injustice dont sa famille a été victime et rêve de se venger. Les circonstances l’amèneront vite à devenir le principal meneur d’une révolte paysanne contre le cynique comte de Nansac. Il saura ainsi transformer son désir de vengeance en un combat contre l’injustice et prouver qu’un simple paysan n’est pas dénué de grandeur.
Distribution
Éric Damain : Jacquou Féral enfant Daniel Le Roy : Jacquou adulte Claude Cerval : le comte de Nansac Simone Rieutor : Marie Féral Fred Ulysse : Martin Féral Élisabeth Wiener : Galiote de Nansac Paloma Matta : Lina adulte Isabelle Ferrand : Bertille Francis Claude : chevalier Galibert Henri Nassiet : le curé Bonnal Noël Roquevert : La Ramée François Vibert : Cassius Héléna Bossis : La Mathive Robert Bazil : Jean Lucien Barjon : Geral Luce Fabiole : Fantille Denis Manuel : M Fontgrave Yvon Sarray : don Engelbert Fred Personne : le curé Villar Étienne Several : Guilhem Charles Moulin : Laborie Jacques Dannoville : Mascret Edmond Ardisson : Antoine Lucien Hubert : le président Charles Blavette : Jansou Douchka : Jeannette Mion Maurice Bourbon : Pierre Mion Jeanne Hardeyn : La Mion Roger Desmare : Marc Gilles Léger : Joseph Marie Verdi : Madeleine Pascal Tersou : le Garde Séverine : Hermine Pierre Nunzi : le fils de Nansac Vanina Winitzki : Lina enfant Hervé Sand : le brigadier Raymond Pélissier : le procureur Léonce Corne : le curé de Bars Marcel Dedieu : le secrétaire Martin Trévières : un gendarme Gérard Dournel : le guichetier Jacques Robiolles : le jésuite A.-M. Julien : le juge d’instruction Gilbert Beugniot : le greffier Pierre Duncan : le bourreau Paul Leroyer : l'huissier Guy Vassal : le jeune homme
Fiche technique Titre : Jacquou le Croquant Réalisation : Stellio Lorenzi Assistant Réalisateur : Jacques Cathala Scénario : Stellio Lorenzi et Michelle O'Glor, d'après le roman de Eugène Le Roy (1899) Musique : Georges Delerue Photographie : Roger Dormoy et Jean Graglia Montage : Claude Dufour et Paul Loizon Décors : Jacques Chalvet Costumes : Christiane Coste Son : Jacques Merrien
Tournage Le tournage a eu lieu dans le département de la Dordogne, à Fanlac, Montbrison, Montignac, Saint-Laurent-des-Hommes, Sarlat et SireuilFiche technique de Jacquou le Croquant (1969) sur le site Dordogne Cinéma, consulté le ., de février à Marjorie Michel, Jacquou le Croquant sur le petit écran, Le Mag , supplément à Sud Ouest du 26 octobre 2013, ..
Épisodes Métayers des Nansac Noël 1819, Dans le Périgord. Jacquou a 8 ans quand Martin Féral, son père, se révolte et tient tête à Laborie, le cruel régisseur du Comte de Nansac. Laborie blesse Marie, la femme de Martin, avant de chasser ce dernier de la métairie. Sous la colère, Martin le tue avant de s'enfuir. Il laisse Marie et Jacquou, seuls, face à la fureur du Comte...
La Nuit de la Chandeleur Martin s'enfuit, mais est vite dénoncé et arrêté. Jacquou et sa mère, chassés par le nouveau régisseur, se réfugient à la Tuilière, une maison en ruine au coeur de la forêt. Après de longues recherches, Marie trouve enfin du travail dans la ferme de Géral. Peu de temps après, elle est convoquée à Périgeux pour le procès de Martin...
La Tuilière Martin Féral a tué le régisseur Laborie alors que celui-ci a tué son chien sans raison et se montrait menaçant. Après son arrestation, Marie Féral, appelée à la barre du procès de son mari, doit marcher quatre jours avec son fils Jacquou depuis Combenëgre pour rejoindre Périgueux. Malgré une plaidoirie enflammée de Maître Fontgrave, l’avocat de la famille Féral, contre l’injustice infligée au peuple, et malgré les deux témoins du village venus défendre Martin pour dénoncer la cruauté et les abus sexuels du comte de Nansac sur les villageoises, le procès est joué d’avance : Martin est condamné à 20 ans de travaux forcés et est envoyé au bagne de Rochefort.
Marie, rejetée par le curé pour avoir abjuré Dieu et la Vierge, et maudite par les serviteurs du comte, se voit refuser tout emploi dans la région. Réfugiée dans une maison en ruine du hameau de la Tuilière, le quotidien devient un enfer de misère. Jacquou, entre le déchirement d’avoir perdu son père et l’observation de l’injustice de la situation, développe un sentiment croissant de vengeance. Menacé par Mascret qui débusque son braconnage, il met le feu à la forêt de l’Herm appartenant à Nansac. Marie, qui souffre déjà des poumons, meurt misérablement après avoir été soumise à une forte averse d’orage. L’enterrement religieux est refusé par le curé et Jacquou se retrouve seul au monde.
Le Curé Bonnal Désormais orphelin de père et de mère, Jacquou parcourt les routes à la recherche d'un travail. Après plusieurs jours d'errance, il arrive épuisé et affamé à Fanlac où il est recueilli par le curé Bonnal. Ce dernier le prend sous son aile et décide de l'instruire ; il tente par ailleurs d'ôter de son cœur la haine qu'il a contre le comte de Nansac. Jacquou grandit et, à 20 ans, il retrouve Lina qui ne l'a pas oublié. Il assiste à des autodafés où les Jésuites incitent les habitants à dénoncer les prêtres jureurs. Un garde des Nansac suspecte ouvertement le curé Bonnal ; Jacquou le provoque en duel et le tue sous les yeux du comte.
La Révolte de Fanlac Bonnal est contraint de quitter sa cure, et est remplacé par le curé de Villar. Un autre drame se joue à quelque temps de là : le berger La Ramée, ami de Bonnal et de Jacquou, est assassiné par les gardes du Comte. Pour des raisons d'argent, Villar refuse de dire une messe. Indigné, le village se révolte. Avec Jacquou à sa tête, il prend d'assaut l'église
1830 Jacquou est emprisonné par le Comte dans ses oubliettes au château où il meurt lentement de faim. Le désespoir s'empare de Lina et la pousse au suicide, alors que Jacquou parvient seulement à se libérer. Voulant venger la mort de Lina et punir le Comte de tous ses crimes, il exhorte le village à se soulever...
Commentaires Tirée du roman d’Eugène Le Roy publié en 1899, l’histoire se passe vers 1815, sous la Restauration, dans le Périgord. Lors de sa diffusion en 1969, la série fut très populaire, d'autant plus qu'elle coïncidait presque avec les cent ans de la chute du second Empire, en 1870, et donc avec les cent ans du rétablissement de la république et des idées républicaines en France. La série traite aussi une période rarement abordée de l'histoire de France : la période de la Restauration de la monarchie, entre 1815 et 1848, et parle de la misère qui régnait en France après la chute du premier empire et de la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815. Dans la série, le comte de Nansac est présenté comme un noble qui s'était exilé pour fuir la Révolution française après 1789. Entre 1815 et 1830, cette noblesse exilée, de retour au pays, tenta de rétablir l'ancien ordre d'avant 1789, en essayant de retrouver tous ses anciens pouvoirs féodaux, ce qui débouchera sur la révolution de 1830, et l'instauration d'une monarchie plus libérale, et parlementaire, incarnée par Louis-Philippe Ier qui deviendra non plus le roi de France, mais le roi des Français. L'axe de la série s'étale de 1819 à 1830, où le retour très conservateur et inégalitaire de la monarchie débouchera sur la révolution de , souvent appelée les Trois glorieuses. Une adaptation cinématographique a été réalisée par Laurent Boutonnat en 2007 avec Gaspard Ulliel dans le rôle de Jacquou, Tchéky Karyo, Olivier Gourmet et Marie-Josée Croze.
Vidéographie 25px zone 2 : Jacquou le Croquant, 25px zone 2 : Jacquou le croquant, TF1 Vidéo, 2002, 3 dvd double face, .
Références
Voir aussi Articles connexes
Jacquou le Croquant (film) Liste de films tournés en Dordogne
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