La du championnat du monde masculin de handball s'est déroulé du 1 au en Égypte. C'est seulement la seconde fois, après le Japon en 1997, que la compétition se déroule en dehors de l'Europe. Les sept premières équipes sont qualifiées pour les Jeux olympiques de 2000 à Sydney

La compétition est remportée pour la par la Suède, vainqueur en finale 25 à 24 de la Russie, tenante du titre. Les Suédois, également champions d'Europe en 1998 s'affirment ainsi comme les favoris des prochains Jeux olympiques. La république fédérale de Yougoslavie complète le podium.

Présentation Désignation du pays hôte L'Égypte a été désigné pays hôte en 1996. : Résultats du premier tour : : 34 voix, qualifié pour le deuxième tour : 30 voix, qualifié pour le deuxième tour : 12 voix, éliminé Résultats du deuxième tour : : 44 voix : 34 voix.

À noter la France sera par la suite désignée hôte du Championnat du monde masculin de handball 2001..

Qualifications Compétition Places Équipes qualifiées Pays hôte 1 Championnat du monde 1997 1 Championnat d'Europe 1998 4 , , , Qualifications européennes 6 , , , , , Qualifications asiatiques 4 , , , Championnat d'Afrique 1998 4 , , , Championnat panaméricain 1998 3 , , Qualifications océaniennes 1

Modalités Les 24 équipes qualifiées sont réparties en 4 groupes de 6 équipes. Les quatre premières équipes de chaque groupe sont qualifiées pour les huitièmes de finale tandis que les deux dernières sont éliminées. Le tirage au sort de la phase de groupe a eu lieu le .

Si à l'issue des rencontres des différents groupes, deux ou plusieurs équipes se retrouvent avec un nombre égal de points, le classement s'effectue selon les critères suivants. : les résultats des équipes directement impliquées, en fonction des points ; la différence de buts entre les buts marqués et les buts encaissés des équipes directement impliquées ; le plus grand nombre de buts marqués dans les matches entre les équipes ; la différence de buts de tous les matches par voie de soustraction ; le plus grand nombre de buts marqués de tous les matchs ; un tirage au sort.

La phase finale débute au stade des huitièmes de finale selon un format à élimination directe jusqu'en finale. Un match pour la troisième place est également organisé ainsi que des matchs de classement de la à la .

Composition des équipes

Phase de groupes Légende

Groupe A

Groupe B

Groupe C

Groupe D

Gardien : Han (60 min). Joueurs de champ : Chung (2), Cho (4), Kim, S. Park, M. Park, Chang, Yoon K. S. (7 dont 4 pen.), Lee (1), Yoon K. M., Paek (11 dont 3 pen.) Exclusions temporaires : Yoon K. M (19e), Cho (41e), S. Park (50e), Paek (51e)

Gardiens : Gaudin (59 min), Delattre (1 min). Joueurs de champ : Dinart, G. Gille (4), Kervadec (2), Golić (8 dont 1 pen.), Puiségur, Wiltberger (2), Joulin, Richardson (1), Stoecklin (8 dont 1 pen.), Cazal (3). Exclusions temporaires : Golić (20e, 49e), Richardson (24e, 40e), Cazal (37e), Gille (45e), Stoecklin (59e).

Phase finale Tableau final

Huitièmes de finale

Danemark. : Morten Bjerre 4, Lars Krogh Jeppesen 3, Klavs Bruun Jørgensen 3, Ian Marko Fog 1, Nikolaj Bredahl Jacobsen 2, Keld Vilhelmsen 1, Lars Christiansen 5, Joachim Boldsen 1, Morten Krampau 2, Søren Haagen (GB), Peter Nørklit (GB), Christian Hjermind 2.

Allemagne : Holpert (-), Ramota (-) ; Bezdicek (2, ), von Behren (5, ), Wenta (2), Kretzschmar (5), Menzel (), Kohlhaas (n.e.), Schwarzer (1), Petersen (0), Zerbe (3, ), Baur (4 dont 2 pén.), Roos (3 dont 1 pén.), Karrer (3, ), Krebietke (n.e.). Algérie : Hakem (-), Helal (-) ; Loukil (), Zeguelli (1, ), Saïdi, Lamali (6), Labane, Labraoui (1, ), Akchiche, Hasni, Bouziane (2, ), Graiche (2 dont 2 pén.), Hamad (2), Zahgdoud (3 dont 1 pén.). Évolution du score : 0-1, 3-1, 3-4, 5-4, 5-5, 8-5, 8-6, 10-6, 10-7, 11-7, 11-8, 14-8, 14-9 (mi-temps) ; 15-9, 15-10, 19-10, 19-11, 21-11, 21-12, 22-12, 22-13, 24-13, 24-15, 25-15, 25-16, 27-16, 27-17, 28-17.

La France a battu la Hongrie 24-23 grâce à un but marqué du milieu du terrain par Andrej Golić à deux secondes de la fin alors que le but adverse était vide : les Hongrois, qui jouaient en supériorité numérique et avaient sorti leur gardien, avaient égalisé quelques secondes auparavant... Les statistiques de la Hongrie sont. : János Szathmári, Zsolt Perger – Balázs Kertész 4, László Nagy 2, László Sótonyi 3, Richárd Mezei 3, József Éles 7, Bene, Attila Kotormán 3, István Gulyás 1, Ákos Kis, István Csoknyai.

Espagne : Barrufet; Olalla (5), Guijosa (3 dont 1 pén.), Xepkin (4, ), Urdiales (2), Urdangarín (5), Ugalde (2) ; Dujshebaev, Lozano (4, ), Mariano Ortega, Fort (), Pérez Canca (2). Brésil : Dos Santos ; Pinheiro (2), Ertel (3), Vanini (1), Bortolini (1), Justino (1), Bruno Souza (6) ; Freitas, Folhas, Barros (3 dont 3 pén., ). Évolution du score : 2-0, 4-0, 6-2, 9-2, 12-4, 15-5 (mi-temps), 16-8, 17-11, 20-13, 22-14, 25-16, 27-17.

Suède : Svensson, Gentzel, Wislander (9), Sivertsson (1), Lindgren, Frändesjö (3), Petersson (2), Lövgren (5), Ericsson (2), Olsson (6), Andersson, Vranjes (5). Norvège. : Frode Scheie (0), (0), Stig Rasch (1), Trond Førde Eriksen (5), Tor Bjørn Andersen (0), Stig Penne (3), Morten Norman Daland (0), Christian Berge (3), Frode Hagen (7), Rune Haugseng (0), Endre Nordli (0), Geir Oustorp (7)

RF Yougoslavie : Perić, Nikolić, Golić, Jovanović (6 dont 1 pén.), Peruničić (10), Maksić (3), Lapčević, Matić (2), Milosavljević (2), Lisičić (5), Škrbić (2), Đorđić. Croatie : Mikulić ().

À domicile, l'Égypte a péniblement éliminé la Tunisie 24 buts à 22, le match s'étant terminé par un envahissement du terrain par des fans tunisiens surexcités et par une pluie de cannettes et de bouteilles balancées par le public égyptien., au grand dam d'Hassan Moustafa, président de la Fédération égyptienne de handball, chef du comité d'organisation de ce Mondial et président de la Fédération internationale de handball (IHF) un an plus tard.

Quarts de finale

Espagne : Barrufet ; Guijosa (6 dont 4 pén.), Xepkin (1), Ortega (3), Lozano (5), Dujshevaev (2), Urdangarín (4, ) ; Olalla (-), Ugalde (1, ), Urdiales (-), Juancho Pérez (1). France : Gaudin ; Fernandez (5), Burdet (1, ), Gille (1, ), Golic (2), Kervadec (2, ) et Richardson (2) ; Stoecklin (5 dont 1 pén.), Joulin (-), Wiltberger (-), Puigsegur (-). Évolution du score : 3-1, 5-3, 8-4, 9-5, 11-7, 12-9 (mi-temps), 14-11, 16-11, 17-14, 19-15, 21-18, 23-18.

Suède : Peter Gentzel, Tomas Svensson, Magnus Wislander (5), Thomas Sivertsson (1), Ola Lindgren, Martin Frändesjö (8), Johan Petersson (3), Stefan Lövgren (8), Pierre Thorsson (1), Staffan Olsson (3), Magnus Andersson (4), Ljubomir Vranjes

RF Yougoslavie : Đorđić (-, -, -), Šterbik (-, -, -) ; Lisičić (1, ), Peruničić (5), Jovanović (5, ), Petrić (1, ), Lapčević (), Škrbić (3, ), Matić (6 dont 6 pén., ), Milosavjević. Allemagne : Holpert (-), Ramota (TV Großwallstadt, -) ; Bezdicek (0), von Behren (1, ), Wenta (3), Kretzschmar (4), Menzel (2), Kohlhaas (0), Schwarzer (2, ), Petersen (0), Zerbe (6, ), Baur (1 dont 1 pén.), Roos (), Karrer (n.e.), Krebietke (n.e.). Évolution du score : 1-0, 1-2, 2-2, 2-4, 4-4, 4-5, 6-5, 6-6, 8-6, 8-7, 9-7, 9-10, 10-10, 10-12 (mi-temps) ; 10-13, 12-13, 12-14, 13-14, 13-15, 14-15, 14-16, 16-16, 16-17, 17-17, 17-18, 19-18, 19-20, 21-20, 21-21, 22-21.

Demi-finales Dans la difficulté, les deux meilleures équipes mondiales sont malgré tout au rendez-vous qu'elles s'étaient fixé avant le début du tournoi..

Dans la première demi-finale, les Yougoslaves ont longtemps paru en mesure de remporter la revanche du match de poule, qui s'était terminé par un résultat nul (22-22). Mais la défense de fer nordique a fini par prendre le dessus sur les attaquants des Balkans, pendant que Magnus Wislander donnait l'exemple en marquant trois des cinq derniers buts suédois (23-22, score final).

Perić (12/34), Đorđić (0/1) Golić (0/1), Jovanović (6/13 dont 1/1 p.), Peruničić (2/6, ), Maksić (1/2 dont 1/1 p.), Lapčević (3/5, ), Petrić (2/6), Matić (5/5), Kokir (), Lisičić (1/3, ), Škrbić (2/3, ).

. Gentzel, Svensson Wislander (4, ), Sivertsson (1), Lindgren, Frändesjö (), Petersson, Lövgren (5), Thorsson (6, ), Olsson (2, ), Andersson (2), Vranjes (3).

Dans la seconde demi-finale, l'Espagne, qui a montré un visage bien plus conquérant que face à la France, a donné du fil à retordre à la Russie grâce à une défense très physique facilitée par un arbitrage à sens unique de la paire danoise. Sous les yeux de l'infante d'Espagne, venue encourager son duc de mari, l'arrière droit Iñaki Urdangarin, les Ibériques ont cependant craqué dans les dernières secondes : Urdangarín, justement, laisse échapper la balle en attaque à dix secondes de la fin et une longue relance d'Andreï Lavrov en direction d'Édouard Kokcharov est interrompue par David Barrufet. Carton rouge pour le gardien espagnol et d'un coup franc pour la Russie rapidement joué et conclu par à un but d'Alexandre Toutchkine à la dernière seconde (22-21).

Barrufet (), Fort Ugalde (), Xepkin (3, ), Guijosa (4 dont 1 p., ), Urdangarin (2, ), Olalla (), Dujshebaev (1), Lozano (5, ), Juancho Pérez (1, ), A. Entrerríos (1 p.), Carlos Ortega (4).

A. Lavrov, Soukossian I. Lavrov (2), Kokcharov (7 dont 5p.), Voronine (1), Toutchkine (4, ), Koudinov (4), Torgovanov (4, ), Grebnev (), Gorpichine (), Pogorelov (), Koulitchenko.

L'évolution du score (toutes les 5 minutes) est : 1-2, 2-3, 4-5, 6-7, 8-8, 9-11 (mi-temps), 13-11, 14-13, 16-14, 17-18, 20-20, 21-22 (final).

Match pour la médaille de bronze

Núñez, Barrufet (n.e.) Ugalde (-, ), Xepkin (4, ), Guijosa (8 dont 3 p.), Urdangarín (1, ), Olalla (1), Dujshevaev (2), Lozano (3, ), Juancho Pérez (), A. Entrerríos (1), Ortega (4).

Perić (16/40 dont 0/4 pen), Đorđić (n.e.) Nikolić (3/6), Kokir (2/2), Jovanović (6/9, ), Maksić (3/5 dont 1/2 pen, ), Lapčević (1/2), Petrić (0/1, ), Matić (3/7, ), Milosavljević (2/3), Golić (0/2), Lisičic (7/14, ).

L'évolution du score (toutes les 5 minutes) est : 0-1 (), 6-3 (), 6-6 (), 8-6 (), 10-10 (), 14-12 (mi-temps), 17-14 (), 17-17 (), 18-18 (), 21-21 (), 21-21 (), 22-21 (), 22-22 (), 22-23 (), 23-23 (), 23-24 (), 24-27 (fin).

Finale

1 Andreï Lavrov 12 Pavel Soukossian 2 Igor Lavrov 5 3 Stanislav Koulintchenko 6 Denis Krivochlikov 3 8 Alexandre Toutchkine 69 Vassili Koudinov 111 Dimitri Torgovanov 3 14 Oleg Grebnev 18 Viatcheslav Gorpichine 119 Sergueï Pogorelov 1 20 Dimitri Filippov 4 (3 p.) 12 Peter Gentzel 1 Tomas Svensson 3 Magnus Wislander 2 4 Thomas Sivertsson 25 Ola Lindgren 6 Martin Frändesjö 1 8 Johan Petersson 19 Stefan Lövgren 611 Pierre Thorsson 613 Staffan Olsson 2 14 Magnus Andersson 17 Ljubomir Vranjes 5 (2 p.) : Bengt Johansson Les grandes évolutions du score (toutes les 5 minutes) sont : 3-0, 6-3, 8-5, 10-6, 11-10, 14-12 (mi-temps), 15-14, 16-17, 18-19, 18-22, 21-22, 24-25 (final).

Matchs de classement de la à la

Classement final Rang Équipe 9 8 1 0 282 202 +80 9 8 0 1 265 195 +70 9 6 1 2 257 211 +46 4 9 7 0 2 258 185 +73 5 9 8 0 1 244 182 +62 6 9 6 0 3 241 210 +31 7 9 6 0 3 230 214 +16 8 9 4 0 5 261 246 +15 9 6 4 0 2 141 140 +1 10 6 3 1 2 141 145 -4 11 6 3 0 3 157 136 +21 12 6 2 1 3 133 142 -9 13 6 2 1 3 156 162 -6 14 6 2 0 4 169 153 +16 15 6 1 1 4 123 148 -25 16 6 2 0 4 125 160 -35 17 5 0 3 2 100 117 -17 18 5 1 0 4 122 149 -27 19 5 1 0 4 107 147 -40 20 5 1 0 4 122 193 -71 21 5 0 1 4 96 129 -33 22 5 0 0 5 101 132 -31 23 5 0 0 5 112 154 -42 24 5 0 0 5 101 192 -91

Les sept premières équipes (de la Suède à l’Égypte) sont qualifiées pour les Jeux olympiques de Sydney. La Suède est également qualifiée pour le Championnat du monde 2001.

Statistiques et récompenses Équipe-type vignette|alt=Photo de l'équipe-type de la compétition accompagnée d'Hassan Moustafa, président de l'IHF.|L'équipe-type de la compétition : - debouts : Guijosa, Jovanović, Moustafa (président de l'IHF) et Koudinov, - accroupis : Uríos et Petersson, - assis : A. Lavrov et Olsson.</small>