Le camp de Souge est un camp militaire français situé sur le territoire des communes de Martignas-sur-Jalle et de Saint-Médard-en-Jalles, dans le département de la Gironde. Il est connu comme lieu d'exécutions pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment de le .
Présentation Le camp de Souge s'étend sur de terrains de manœuvre et de champs de tir. Avec son sol sablonneux, ses forêts de pins, mais aussi les risques d'incendie, il possède toutes les caractéristiques de la forêt des Landes.
Le camp de Souge a abrité successivement : de 1961 à 1984 : d'infanterie ; de 1984 à 1999 : de chasseurs parachutistes ; de 1999 à 2011 : du train, ainsi que l'état-major de la logistique.
Dans le cadre de la réforme de la carte militaire, le de dragons parachutistes ( RDP), implanté auparavant à Dieuze, en Moselle, est transféré au camp de Souge en 2011 ce qui le rapproche des autres unités des forces spéciales terre.
La compagnie de transmissions est créée au camp de Souge en 2025.
Le camp dans l'histoire
La Première Guerre mondiale
Le d'infanterie est formé dans le camp le .
L'entre-deux-guerres
La Seconde Guerre mondiale De au printemps 1941, le camp sert de cantonnement à la 7e Panzerdivision d’Erwin Rommel.
De 1940 à 1944, le camp militaire de Souge est le lieu d'exécution de nombreux résistants de la région bordelaise. L'Association des Fusillés de Souge estime à plus de 300 le nombre de fusillés par l'occupant après avoir été arrêtés le plus souvent par la police du régime de Vichy..
L'épisode le plus important est l’exécution de après l'attentat du à Bordeaux contre le conseiller d'administration militaire (Kriegsverwaltungsrat) Hans Reimers, abattu par Pierre Rebière, un militant communiste membre de l’OS. Le , Pierre Lerein est fusillé, puis sont fusillés le au camp de Souge.
Ce sont en majorité des militants communistes. Leurs noms sont disponibles sur le site de l'Amicale de Châteaubriant. L'exécution des 50 otages de Bordeaux est en effet liée à celle des 48 otages de Châteaubriant, Nantes et Paris, en représailles après l'attentat contre le Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz.
Le , six soldats soviétiques, prisonniers en France, y sont fusillés par les Allemands ; leurs corps reposent à présent dans le cimetière militaire soviétique de Noyers-Saint-Martin, dans l'Oise, au nord-est de Beauvais.
En 1945, un camp hôpital a été construit dans des baraques pour soigner des prisonniers de guerre de l'Axe. En , près de 1 160 y étaient soignésSource: American Friends Service Committee Records Relating to Humanitarian Work in France, 1933-1950. Séries II TOULOUSE OFFICE. Sub-series: REPORTS Box 26 Folder 18-1. American Friends Service Committee 1501 Cherry Street Philadelphia, PA 19102.
Les fusillés du camp de Souge
Plus de 270 personnes furent fusillés par les Allemands au camp de Souge entre 1940 et 1944.
Articles connexes
Fusillés du camp de Souge Mémorial de la ferme de Richemont Liste des camps militaires français Martignas-sur-Jalle Saint-Médard-en-Jalles
Notes et références
Souge Souge Catégorie:Lieu d'exécution en France Catégorie:Histoire militaire de la Gironde