Le mur des Sables, également appelé « mur marocain », « mur de défense » ou « mur de sécurité » au Maroc, est une barrière de séparation érigée au Sahara occidental par le Maroc à partir d' et achevée en 1987. Il sert, officiellement, au Maroc, à se protéger d'attaques, cela allant de pair avec l'affirmation de sa souveraineté sur l'ancienne colonie du « Sahara espagnol », en opposition aux revendications d'indépendance portées par le Front Polisario. Ce mur est gardé par environ marocainsJames Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations: S-Z , .

Il est appelé « mur de la honte » par ses opposants.

Histoire vignette|Marche internationale contre le mur des sables.

Le Maroc contrôle seul l'ancien Sahara espagnol depuis 1979 et le retrait de la Mauritanie.

L'édification du mur () s'est faite en plusieurs étapes« les Sahraouis, enfants des nuages », France Culture, 10 juillet 2015. Les travaux ont débuté en , quelques semaines après la seconde bataille de l'Ouarkziz qui permet au Maroc de briser le siège de Zag, grande place forte marocaine. Parti de l'Ouarkziz, le premier mur long de 300 km atteint Smara en , et est prolongé encore de 300 km pour englober Laâyoune et Boujdour à partir de . Le deuxième mur part de Boukraa dès le . Il contourne Amgala et s'achève à Krebichet (), dans le but de couper la route de l'Atlantique au Polisario et de verrouiller la frontière mauritanienne. Le troisième mur, construit entre le et , isole Jdiriya et Haouza, qui était la capitale provisoire de la RASD. Le quatrième mur, achevé le , englobe Mahbès et Farsia et verrouille la frontière algérienne. Entre le et est construit le cinquième mur qui permet de protéger Guelta Zemmour et Oum Dreyga, mais qui pousse également les indépendantistes à franchir les frontières mauritaniennes pour pouvoir passer dans la partie sud du Sahara occidental puisqu'il restait en effet un étroit passage par lequel le Polisario pouvait transiter sans pénétrer en Mauritanie. Le sixième mur ( - ) s'étend sur 550 km jusqu'à Guerguerat.

La construction du mur des Sables a été le sujet d'un soutien coopératif de certains Alliés du Maroc, notamment avec l’aide de techniciens français, d’experts israéliens et du soutien financier de l’Arabie saoudite.

Description du mur Géographie

Le mur n'est pas continu ; des obstacles naturels ont été utilisés pour sa construction. Au nord de Gueltat Zemmour, la barrière est constituée d'un chapelet de forts et postes d'artillerie distants les uns des autres.

Systèmes de détection Afin de contrer toute éventuelle attaque-surprise, l'armée marocaine s'est dotée de systèmes de surveillance comme des systèmes d'alarme reliés à des radars de type Rasura et AN/PPS-15.

Armement L'armée marocaine a mis en place des batteries d'artillerie et déployé des champs de mines antipersonnel. Les estimations vont de à 10 millions.Sahara Occidental : Le fléau des mines. Archives Radio France internationale, 15 avril 2009 implantées tout au long du mur des Sables. L’ONU a comptabilisé trente-cinq types de mines antipersonnel et vingt-et-un types de mines antichars. Fabriquées dans douze pays différents dont l’Italie, l’Espagne, la Russie ou encore Israël, les mines sont en métal ou en plastique afin d’éviter leur détection.

Galerie

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Maroc/Provinces du Sud (Maroc) Front Polisario Histoire du Sahara occidental Guerre du Sahara occidental

Sites externes

La fiche MINURSO de l'ONU: https://peacekeeping.un.org/en/mission/minurso Le site dédié de la mission MINURSO de l'ONU: United Nations Mission for the Referendum in Western Sahara

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