Le Magic d'Orlando (en anglais : Orlando Magic, ) est une franchise de la National Basketball Association (NBA) basée à Orlando, en Floride. Elle évolue au sein de la Conférence Est, dans la Division Sud-Est.

La franchise est créée en 1989 comme une franchise d’expansion. Des stars de la NBA tels que Shaquille O'Neal, Penny Hardaway, Patrick Ewing, Grant Hill, Tracy McGrady, Steve Francis, Dwight Howard, Vince Carter, Rashard Lewis, Dominique Wilkins et Hedo Türkoğlu ont évolué pour le club tout au long de sa jeune histoire. La franchise atteint à deux reprises les finales NBA, en 1995 et 2009.

Historique de la franchise Les débuts de la franchise (1989-1992) Le Magic d'Orlando rejoint la NBA pour la saison 1989-1990, avec Matt Guokas pour premier entraîneur de son histoire. Les joueurs issus de l’Expansion Draft se nomment Reggie Theus, Scott Skiles, Terry Catledge, Sam Vincent, Otis Smith et Jerry Reynolds. Nick Anderson est sélectionné en lors de la draft. Le bilan du premier mois, 7 victoires pour 7 défaites, est le meilleur jamais obtenu pour une nouvelle franchise de la NBA. Le reste de la saison est beaucoup moins bon et l’équipe finit avec 18 victoires pour 64 défaites. Le style du Magic séduit, avec la attaque de la ligue (et accessoirement la plus mauvaise défense).

Le Magic sélectionne Dennis Scott avec le quatrième choix de la draft 1990. L’équipe s’améliore et termine la saison avec 31 victoires. Scott Skiles réalise une superbe saison avec 17,1 points et 8,2 passes décisives par match (il mène la franchise dans ces deux catégories) et est nommé NBA Most Improved Player (joueur ayant le plus progressé).

À cause de blessures, la saison 1991-1992 est très décevante. L’équipe termine avec seulement 21 victoires. Scott Skiles ne joue que 18 matchs, Nick Anderson manque 22 matchs dans la saison, et durant le mois de décembre le Magic perd 17 matchs d’affilée. En raison de ses mauvais résultats, le Magic obtient le premier choix de la draft 1992 de la NBA.

L'ère Shaquille O'Neal (1992-1996) vignette|droite|Shaquille O'Neal, ici sous le maillot des Suns de Phoenix, de la draft 1992.|281x281px vignette|Penny Hardaway, ici en 2013.La franchise sélectionne Shaquille O'Neal, dont l’impact est immédiat : le Magic réalise la meilleure saison de son histoire avec 41 victoires pour 41 défaites. À égalité avec les Pacers, le Magic ne participe pas aux play-offs. La puissance et le charisme de O’Neal font de lui le premier rookie (débutant) à être sélectionné au All-Star Game depuis Michael Jordan. Il est assisté de Nick Anderson qui marque 50 points dans un match cette saison et de Dennis Scott qui réussit 9 trois points en un seul match, manquant d’un seul trois points le record établi par Brian Shaw une semaine plus tôt. O’Neal est nommé NBA Rookie of the Year, en étant le seul joueur NBA à être dans le Top 10 dans quatre catégories statistiques (points, rebonds, contres, réussite aux tirs).

En manquant les playoffs de très peu, le Magic participe à la loterie pour la draft 1993. Bien que ne disposant que d’une chance sur 66 d’obtenir le premier choix de la draft, le hasard offre à l’équipe un nouveau premier choix de draft. Chris Webber, convoité par Golden State, semble être le premier choix évident, mais le Magic semble avoir plus besoin d’un arrière, en l’occurrence Penny Hardaway. Le Magic sélectionne finalement Chris Webber pour l’échanger immédiatement contre Penny Hardaway et trois futurs choix de draft aux Warriors. L’équipe gagne cette année 50 matchs et participe pour la première fois aux play-offs. O’Neal manque de peu le titre de meilleur marqueur de la saison face à David Robinson qui marque 71 points contre des Clippers très conciliants lors du dernier match de la saison. Le manque d’expérience d’Orlando leur est fatal : ils sont balayés en trois matches dès le premier tour face aux Pacers de l'Indiana.

Pour la saison 1994-1995, le Magic signe Horace Grant alors libre de tout contrat et décroche le meilleur bilan de la Conférence Est avec 57 victoires. Ils battent en play-offs Boston, Chicago et Indiana et accèdent après seulement six ans d’existence aux finales NBA. Ils sont balayés en quatre matchs par les expérimentés Rockets de Houston menés par Hakeem Olajuwon et Clyde Drexler. En dépit d’une sèche défaite, l’avenir du Magic semble radieux.

La saison 1995-1996 confirme la progression d'Orlando qui glane 60 victoires (record de la franchise), mais qui est complètement effacée derrière les Bulls de Chicago menés par Michael Jordan, Scottie Pippen et Dennis Rodman. Cette saison, ce sont les Bulls qui occupent le devant de la scène en finissant la saison avec 72 victoires pour 10 défaites, (record battu depuis par les Golden State Warriors). Le Magic rencontre Chicago en Finales de Conférence et se fait éliminer en seulement quatre matchs, avec un écart moyen de 16,7 points. L'après O'Neal (1996-2000) Durant l'intersaison, Shaquille O’Neal est recruté par des Lakers de Los Angeles en pleine reconstruction qui lui offrent le plus gros contrat jamais signé en NBA. La perte de Shaquille est irremplaçable pour le Magic qui termine la saison avec 45 victoires et est éliminé au premier tour des play-offs par l’autre franchise basée en Floride, le Heat de Miami.

La saison 1997-1998 est marqué par l’arrivée de deux légendes au sein de l’équipe dirigeante du Magic : Chuck Daly en tant qu’entraîneur et Julius Erving en tant que président exécutif. L’année est noircie par les blessures, le total de matchs manqués par les joueurs pour cause de blessure est de 275. La saison s’achève avec 41 victoires pour autant de défaites et le Magic rate de peu les play-offs.

Durant la saison raccourcie 1998-1999, le Magic poste 33 victoires pour 17 défaites. Ce résultat prometteur s’achève au premier tour des play-offs contre les Sixers d’Allen Iverson. La franchise est toujours menée par Anfernee Hardaway avec 15,8 points par match et Darrell Armstrong, le premier joueur à remporter la même année le titre de Meilleur et de Joueur ayant le plus progressé. Plus anecdotique, le Magic combine dans son effectif la légende en fin de carrière Dominique Wilkins avec son frère Gerald.

En 1999-2000, l’équipe est menée par l’entraîneur Doc Rivers. La plupart des joueurs sont inexpérimentés (onze joueurs ont moins de trois ans d’expérience en NBA). L'équipe sur le papier semble très faible, reflétant la volonté des dirigeants de faire de la place dans la masse salariale pour attirer des bons joueurs. Mais l'équipe finit la saison pour la troisième fois de son histoire avec 41 victoires et Doc Rivers est élu Meilleur entraîneur de l’année.

L'ère Tracy McGrady (2000-2004) Avec la masse salariale disponible, le Magic fait un grand coup lors de l’intersaison 2000 en signant Tracy McGrady et en échangeant dans le cadre d’un sign and trade Grant Hill contre Ben Wallace et Chucky Atkins. Le transfert semble tout à l’avantage du Magic, qui récupère un All-Star en échange de deux faire-valoir. Néanmoins, les espoirs sont ruinés quand Grant Hill se blesse et met fin à sa saison dès le quatrième match de la saison. Sous l’impulsion de McGrady et du rookie de l’année Mike Miller, le Magic finit la saison avec 43 victoires.

En 2001-2002, le Magic termine avec 44 victoires, soit un bilan positif pour la dixième saison consécutive. Grant Hill manque 68 matchs dans la saison, les membres de l’équipe ratent finalement 211 matchs dans la saison. Tracy McGrady s’affirme comme le leader de la franchise, avec l’aide du hargneux Darrell Armstrong. L’équipe compte également dans ses rangs Patrick Ewing, qui a signé pour une saison à Orlando (6 points de moyenne en 15 minutes par match) avant de prendre sa retraite.

L’équipe stagne en 2002-2003 avec 42 victoires et est encore éliminée au premier tour des playoffs. La seule maigre satisfaction vient de Tracy McGrady qui décroche le titre de meilleur marqueur de la saison. Grant Hill ne joue que 29 matchs et devient un bide total pour le Magic, d’autant plus que le « faire-valoir » transféré à l’époque, Ben Wallace, s’affirme comme un All-Star et se dirige vers un second titre de Meilleur défenseur de la Ligue sous le maillot des Pistons de Détroit.

Tout s’effondre pour la saison 2003-2004, à l’occasion du de la franchise. Le bilan de 21 victoires pour 61 défaites est le deuxième pire résultat de la franchise, Grant Hill est toujours blessé, McGrady marque toujours autant mais ne semble pas avoir la carrure d’un leader, et la récente acquisition Juwan Howard est bien décevante.

La période Dwight Howard (2004-2012) vignette|Dwight Howard, de la draft 2004 et sélectionné par le Magic d'Orlando.|201x201px Durant l’intersaison 2004, le Magic obtient pour la troisième fois de son histoire le premier choix de la draft 2004 et sélectionne l’intérieur issu directement du lycée Dwight Howard. Tracy McGrady, Juwan Howard, Tyronn Lue et Reece Gaines sont échangés aux Rockets de Houston contre le meneur Steve Francis, Cuttino Mobley et Kelvin Cato, ce qui marque un tournant dans l’histoire de la franchise.

La saison 2004-2005 marque également le retour de Grant Hill qui fait sa première saison complète depuis sa signature au Magic voilà 5 ans. Avec 12 points et 10 rebonds de moyenne, Dwight Howard est une satisfaction, mais le transfert en cours de saison de Cuttino Mobley pour un Doug Christie blessé et démotivé (Christie est à la base censé combler les lacunes défensives de l’équipe) termine d’achever l’équipe, qui avec seulement 36 victoires, ne se qualifie pas pour les play-offs.

L'été 2005 est relativement calme en Floride et les principaux mouvements dans l'effectif n'ont lieu qu'au cours de la saison 2005-2006 : Carlos Arroyo et Darko Miličić des Pistons de Détroit arrivent contre Kelvin Cato et un futur tour de draft pendant que Steve Francis est envoyé aux New York Knicks, allégeant ainsi une masse salariale importante. Malgré une nouvelle saison solide de Dwight Howard et un mois d'avril tonitruant, la franchise n'accède pas aux play-offs. Les blessures récurrentes de Grant Hill et l'absence d'un leader offensif (aucun joueur à plus de 16 points par match) ont lourdement handicapé l'équipe qui termine avec 36 victoires pour 46 défaites.

Mais lors de la saison 2007-2008, le Magic recrute Rashard Lewis et revient sous les projecteurs. Dwight Howard explose et devient l'un des meilleurs pivots de la NBA. Le Magic finit de la conférence Est avec un bilan de 52 victoires pour 30 défaites. Il se fait cependant éliminer au deuxième tour 4-1 par les Pistons de Détroit.

Finales NBA (2008-2009) La ville d'Orlando et les dirigeants sont très enthousiastes car ils voient en Dwight Howard, un successeur de Shaquille O'Neal.

La montée en puissance du Magic se confirme lors de la saison 2008-2009, avec un très bon bilan de 59 victoires pour 23 défaites, l'équipe manquant le record de victoires de la franchise (60-22) de très peu en raison de la blessure de Hidayet Türkoğlu lors des dernières rencontres.

vignette|droite|Jameer Nelson, joueur du Magic d'Orlando entre 2005 et 2014.|220x220px Lors du premier tour des Playoffs, contre les Sixers de Philadelphie, le Magic l'emporte plus difficilement que prévu, 4 victoires à 2, Hedo Türkoğlu étant de retour mais encore diminué physiquement, et les joueurs de Philly affichant un meilleur visage que lors de la saison régulière. Après les 76ers, le Magic retrouve les Celtics de Boston, champions en titre et au terme d'un tour très disputé allant jusqu'au , Orlando accède à la finale de conférence Est.