Maria Montez, de son vrai nom María África Gracia Vidal, née le à Santa Cruz de Barahona en République dominicaine et morte le à Suresnes, est une actrice dominicaine.
Elle était l'épouse de l'acteur Jean-Pierre Aumont et la mère de l'actrice Tina Aumont.
Biographie Maria Montez est née en 1912, à Barahona, République dominicaine. Elle était l'un des dix enfants nés d'Isidoro Gracia, consul d'Espagne, et de Teresa Vidal, une Dominicaine d'origine Criollo.
Mannequin à New York, elle est remarquée et devient actrice à Hollywood, dans des films populaires et sans prétentions. Après une série de titres exotiques dans lesquels Maria Montez joue les utilités (Une nuit à Rio, Moonlight in Hawaii, Au sud de Tahiti), l'actrice semble se diversifier avec Le Mystère de Marie Roget d'après Edgar Allan Poe et la comédie Deux Nigauds dans une île avec Abbott et Costello, où Virginia Bruce (ex madame John Gilbert) tient la vedette féminine. En vain : les scènes de Maria dans le second film seront même coupées.
thumb|Maria Montez dans Le Signe du cobra (1944). Une série de films d'aventures exotiques décident de son emploi définitif, en concurrence de Dorothy Lamour. Les Mille et Une Nuits et Ali Baba et les 40 voleurs fixent les collaborateurs réguliers de la nouvelle star : les réalisateurs John Rawlins, Arthur Lubin (et Charles Lamont), les acteurs Jon Hall et Sabu. Ce délire romanesque atteint un de ses sommets dans Le Signe du cobra du réalisateur Robert Siodmak, un film un peu kitsch où elle parcourt la jungle en ... escarpins. La « fière Tzigane » voyage ainsi du Soudan à Tanger, sur des sujets parfois partiellement écrits par Richard Brooks ou James Cain.
En 1943, elle reçoit deux médailles du gouvernement dominicain pour ses efforts de promotion des relations amicales entre les États-Unis et son pays natal.
thumb|left|María Montez en 1944. En 1947, la vedette à l'image de bomba latina s'illustre dans un film historique du grand Max Ophüls, L'Exilé. Elle tourne ensuite, face à Jean-Pierre Aumont, un remake de L'Atlantide d'après Pierre Benoit. Le film marque aussi sa rencontre avec le troisième grand cinéaste de sa carrière, John Brahm - non crédité sur ce film. Elle le retrouvera en 1951 pour Le Voleur de Venise. Entre-temps, Maria Montez, qui s'est mariée à Aumont, s'est installée en Europe. Le couple travaille ensemble (Hans le marin) mais aussi séparément : ainsi Montez donne la réplique à Erich von Stroheim et Pierre Brasseur dans Portrait d'un assassin.
La star internationale paraît se spécialiser dans le film d'aventures historiques italien, avec Massimo Serato pour partenaire privilégié, quand elle meurt brutalement. Sa fille, Tina Aumont (qui deviendra actrice), n'a que 5 ans à la mort de Maria Montez. Sa mort touche le milieu français du cinéma qui était sensible à sa bonne humeur, son élégance, son dynamisme et son accent exotique. Le journaliste du journal Le Monde écrit ainsi : .
thumb|redresse|Tombe de Maria Montez au cimetière du Montparnasse (division 24). Il n'aura manqué en définitive à Maria Montez que la rencontre avec Raoul Walsh ou King Vidor pour qu'elle s'impose, comme Dolores Del Rio avant elle, comme une étoile du box office. Elle fut cependant une digne Shéhérazade et une non moins digne reine d'Atlantide, et ses personnages portaient souvent des prénoms inspirants : Naila, Tollea, Naja, Amara, Tahia, Melahi ou Zuleika.
Fin de vie María Montez est découverte morte dans sa baignoire, noyée après une crise cardiaque due à la trop grande chaleur de son bain. Elle vivait dans un pavillon de la rue des Raguidelles à Suresnes avec son époux, le comédien Jean-Pierre AumontFrancis Prévost, Histoires de Suresnes, Suresnes Information, 1989, p. 232-233.Altitude 85 : Le domaine des Hocquettes à Suresnes, 1995, p. 16..
Elle est inhumée à Paris, au cimetière du Montparnasse (division 24)Cimetières de France et d'ailleurs. Du fait qu'elle avait pour habitude de se rajeunir, sa pierre tombale indique 1918 comme année de naissance, alors que la véritable année est 1912.
Postérité Dix jours après sa mort, une rue de Santa Cruz de Barahona, ville de naissance de l'actrice, est nommée en son honneur. L'auteur Terenci Moix rédige le livre Maria Montez, The Queen of Technicolor, qui entérine le surnom que lui donneront les spécialistes par la suite. En 1996, l'aéroport international María-Montez est inauguré et porte son nom en hommage.
Particulièrement importante en République dominicaine en tant que première actrice dominicaine parvenant à Hollywood, un projet de commémoration pour son centième anniversaire en 2012 commence à se développer. En 2009, Alvaro Arvelo, journaliste dominicain, lance une pétition afin de rapatrier la dépouille de Maria Montez préservée au cimetière du Montparnasse. En , le projet commémoratif prévoit la création d'un parc Maria-Montez afin d'y accueillir sa dépouille. Le ministère du Tourisme dominicain entreprend des démarches et dévoile en que le coût de ce transport s'élèverait à . Le projet de rapatriement n'aboutit pas mais l'ambassade dominicaine trouve un accord avec la famille Aumont en 2021 pour prendre en charge l'entretien de la sépulture à Paris.
Le parc Maria-Montez est inauguré en 2013 ainsi que la la même année. En 2019, un projet de loi vise à créer un musée dédié à Maria Montez. Le projet évolue afin de donner naissance, en 2020, au centre culturel Maria Montez. Son mausolée à Paris dans le cimetière du Montparnasse est rénové en 2021, conformément à l'accord convenu avec la famille Aumont. À cette occasion, la diplomate dominicaine Rosa Hernández de Grullón affirme :
Filmographie 1940 : Boss of Bullion City de Ray Taylor avec Johnny Mack Brown 1940 : La Femme invisible (The Invisible Woman) de A. E. Sutherland, d'après une histoire de Curt Siodmak et Joe May 1941 : de Lew Landers 1941 : Une nuit à Rio (That Night in Rio) d'Irving Cummings 1941 : de John Rawlins 1941 : de Charles Lamont 1941 : Au sud de Tahiti (South of Tahiti) de George Waggner 1942 : Bombay Clipper de John Rawlins 1942 : Le Mystère de Marie Roget (The Mystery of Marie Roget) de Phil Rosen , d'après Edgar Allan Poe 1942 : Deux nigauds dans une île (Pardon My Sarong) d'Erle C. Kenton 1942 : Les Mille et Une Nuits (Arabian Nights) de John Rawlins 1943 : La Sauvagesse blanche (White Savage) d'Arthur Lubin, coécrit par Richard Brooks 1944 : Ali Baba et les Quarante Voleurs (Ali Baba and the Forty Thieves) d'Arthur Lubin 1944 : Hollywood Parade (Follow the boys) d'A. Edward Sutherland 1944 : Le Signe du cobra (Cobra Woman) de Robert Siodmak 1944 : La Fière Tzigane (Gypsy Wildcat) de Roy William Neill, coécrit par James Cain 1944 : Cavalcade musicale (Bowery to Broadway) de Charles Lamont 1945 : Soudan (Sudan) de John Rawlins 1946 : Tanger (Tangier), de George Waggner 1947 : L'Exilé (The Exile) de Max Ophüls 1947 : Les Pirates de Monterey (Pirates of Monterey) d'Alfred L. Werker 1949 : L'Atlantide (Siren of Atlantis) de Gregg C. Tallas, John Brahm et Arthur Ripley, d'après Pierre Benoit 1949 : Hans le marin (Wicked City) de François Villiers 1949 : Portrait d'un assassin de Bernard Roland 1951 : La Vengeance du corsaire (La vendetta del corsaro) de Primo Zeglio 1951 : Terre de violence (City of Violence) de Marino Girolami 1951 : Le Voleur de Venise (Il ladro di Venezia) de John Brahm 1951 : Schatten über Neapel de Hans Wolff
Liens externes
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Notes et références
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