Lexposition de Charleroi de 1911 est une exposition qui s'est tenue dans la ville de Charleroi (Belgique). L'objectif de l'exposition était de montrer les réalisations économiques, industrielles et culturelles de la région wallonne.

Contexte économique

Le but de l'exposition est le même que celui de l'exposition de Düsseldorf en 1902 : introduire les visiteurs aux réalisations exceptionnelles d'une région à l'avant-garde de la révolution industrielle tout en affirmant la richesse artistique du Hainaut (ancien et nouveau) et de la Wallonie. Parce que l'exposition traite de toute la Wallonie et non seulement de Charleroi, des protestations se sont élevées, notamment à Liège, pour que l'exposition soit rebaptisée Arts anciens aux pays wallons Corine Godefroid, Entre culture, industrie et politique, les salons de Charleroi en 1911, in 2000 ans d'Art wallon, Éditions Renaissance du Livre, Bruxelles, 2000, p.60.

Contexte politique vignette|gauche|Plan général de l'exposition. Depuis 1884, la Belgique est gouvernée par des gouvernements catholiques où ne siège parfois qu'un seul ministre du sud du pays alors que celui-ci envoie une majorité d'élus socialistes et libéraux au sénat et à la Chambre. Cette situation est de plus en plus mal acceptée. Elle donnera lieu en 1912 à la fameuse Lettre au Roi de Jules Destrée, l'une de chevilles ouvrières du volet culturel ou artistique de l'exposition. Mais dès la pose de la première pierre le , le ton est donné. Le ministre de l'industrie Armand Hubert, ministre compétent reconnaît d'emblée la dimension nationale mais aussi wallonne de l'initiative : . Le vice-président du Conseil de Direction de l'Exposition lui répond en ces termes : .

L'exposition et l'histoire des techniques en Wallonie

Bien que le Pays wallon ne soit que peu connu pour ses mines de fer, l'exposition pense que c'est la présence de fer qui a fait des habitants de cet espace une population particulièrement apte au travail du fer et enfin la métallurgie ou la sidérurgie contemporaines.

Œuvres exposées

Les œuvres exposées appartiennent à l'art mosan comme le trésor d'Hugo d'Oignies, une reproduction des Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy mais comptent également les œuvres de Joachim Patinier, Jacques Du Brœucq, Jean Del Cour ou Félicien Rops. L'exposition comprenait un village japonais recréé, avec entrée monumentale, pagodes, jardins et pièces d'eau.

Source : charleroi-decouverte.be | Entrée du Village Japonais / F. Dierick Des noms prestigieux sur la culture ou l'art wallon

Prirent notamment la parole Camille Lemonnier (Hainaut, terre d'art et de travail), Jules Destrée (Les peintres des fêtes galantes Watteau et Pater), Ernest Closson (Les maîtres wallons dans l'école du contrepoint néerlandais), Marcel Laurent (L'architecture en Wallonie et spécialement en Hainaut), Maurice Wilmotte (L'ancienne littérature française du Hainaut), Maurice des Ombiaux (Des ymaigiers à Victor Rousseau), Louis Dumont-Wilden (Les Wallons et l'esprit européen : le Prince de Ligne et Octave Pirmez...

Références

Voir aussi

Bibliographie

.

Catégorie:Histoire de Charleroi Catégorie:1911 en Belgique 1911 Catégorie:Culture wallonne