La d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale.
Commandants - : général Leguay - : général Buisson d'Armandy - : général Henry Armand de Laporte d'Huste († ) - : général Mangin 1939 - 1940 : 1940 :
Première Guerre mondiale Composition Infanterie : d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à (dissolution) d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à d’infanterie d’ à (dissolution) d’infanterie d’ à Cavalerie : Deux escadrons du de dragons d’ à Deux escadrons du de hussards de à Deux escadrons et l'état-major du de dragons de à Un escadron du de dragons de à Un escadron du de chasseurs de à Artillerie : Un groupe de 75 du d'artillerie de campagne d’ à Un groupe de 75 du d'artillerie de campagne d’ à Un groupe de 75 du d'artillerie de campagne d’ à Trois groupes de 75 du d'artillerie de campagne d’ à Un groupe de 155 C du d'artillerie lourde de à Génie : du génie Compagnie 5/13 d’ à Compagnie 5/19 d’ à Compagnie 5/24 d’ à Compagnie 5/63 de à Sapeurs-pionniers du du génie Un bataillon de pionniers du d’infanterie territoriale d'août à Ainsi que l'intendance et le service de santé.
Historique 1914 Mobilisée dans la . 9 – : transport par dans la région de Saint-Mihiel ; puis occupation des Hauts de Meuse, vers Liouville et Buxerulles. 17 – : couverture dans la zone Pont-à-Mousson, Chambley-Bussières face à Metz ; le , mouvement vers le nord : combats sur l’Orne vers Conflans-en-Jarnisy et Puxe. 26 – : retrait du front, puis, à partir du , transport par V.F., de la région de Saint-Mihiel, dans celle de Roye. – : combats à l'ouest et au sud de Roye, vers Guerbigny et Tilloloy. À partir du , repli, par Liancourt et Chennevières-lès-Louvres, jusque dans la région de Dammartin-en-Goële. vignette|Détail d'une peinture du Musée de l'Armée représentant l'assaut de la vers Barcy le . 5 – : engagée dans la Bataille de la Marne. Du 5 au 10, Bataille de l'Ourcq : combats vers Iverny, Monthyon et Barcy. À partir du 10, poursuite, par Boullarre et Fleury, jusqu'à l’Aisne, vers Soissons. – : engagée dans la Bataille de l'Aisne : franchissement de l'Aisne et combats au nord de Soissons. Stabilisation du front et occupation d'un secteur aux abords nord de Soissons et vers Pernant : : relève partielle du d'armée britannique. : attaque française sur le plateau de Vregny et sur Braye. : attaques françaises vers la ferme Perrière et le Pont Rouge. : attaque allemande au nord de Crouy. 8 - : attaques françaises dans la région de Crouy ; violente contre-offensive allemande, et repli au sud de l'Aisne.
1915 13 - : retrait du front et repos vers Noyant. – : occupation d'un secteur entre la ferme de la Maison Rouge et Venizel. – : retrait du front ; repos et instruction vers Hartennes. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Venizel et Condé-sur-Aisne. – : retrait du front ; repos et instruction vers Oulchy-le-Château. À partir du , transport par V.F., de la région de Villers-Cotterêts, vers celle de Tincques. – : mouvement vers le front, et, à partir du , engagée, par brigade, dans la Bataille d'Artois, vers Ablain-Saint-Nazaire et vers Carency. 5 – : retrait du front et repos vers Chelers. vignette|Le au repos à Villers-aux-Bois (1915). – : mouvement vers la région Gouy-en-Servins, Villers-aux-Bois ; puis occupation d'un secteur au sud du cimetière de Souchez (éléments à partir du ). Engagée dans la Bataille d'Artois. 25 - : violentes attaques françaises, puis occupation du terrain conquis. : nouvelles attaques françaises. – : retrait du front, et transport par V.F., de la région de Saint-Pol-sur-Ternoise, vers celle de Fismes ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers Ville-en-Tardenois ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers la région de Prouilly ; travaux.
1916 – : mouvement vers le nord, et, à partir du , occupation d'un secteur vers Berry-au-Bac et le moulin Pontoy : : attaque allemande au bois des Buttes. : attaque française. – : retrait du front ; à partir du , transport par V.F. vers la région de Vitry-le-François ; repos. À partir du , mouvement vers Triaucourt ; repos. 12 – : transport par camions dans la région de Verdun. À partir du , engagée dans la Bataille de Verdun, vers la cote 304 et la lisière est du bois d'Avocourt. – : retrait du front et repos au sud de Revigny. – : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers la cote 304 et la lisière est du bois d'Avocourt. – : retrait du front et repos vers Rembercourt-aux-Pots. – : transport par camions dans la région de Verdun ; occupation d'un secteur vers le bois d'Haudromont et l'ouvrage de Thiaumont. – : retrait du front et repos vers Triaucourt. – : mouvement vers le nord, et, à partir du , occupation d'un secteur vers le bois Camard et Avocourt.
1917 5 – : retrait du front ; repos vers Triaucourt. – : occupation d'un secteur entre Louvemont et la Meuse. 15 – : retrait du front ; repos vers Condé-en-Barrois. – : occupation d'un secteur entre l'étang de Vargévaux, et la Meuse. – : retrait du front ; repos et instruction vers Gondrecourt. – : transport par camions dans la région de Châlons-sur-Marne, et occupation d'un secteur entre le Casque et le mont Haut, étendu à droite, le , jusque vers le Téton : attaques et contre-attaques fréquentes, en particulier vers le Téton. 5 – : retrait du front, transport par V.F. dans la région de Romilly-sur-Seine ; instruction. – : transport par V.F., de Romilly-sur-Seine, à Dormans et à Mézy-Moulins, puis mouvement par étapes vers le front. À partir du , occupation d'un secteur entre la Miette et le Ployon, dans les environs de Pontavertv. – : retrait du front ; repos vers Arcis-le-Ponsart. – : occupation d'un secteur entre la Miette et le Ployon. 4 – : retrait du front ; repos vers Arcis-le-Ponsart. – : occupation d'un secteur vers Chevreux et le plateau des Casemates, porté, à la suite de l'avance du , entre le nord-est de Chevreux et la ferme de Vauclerc. – : retrait du front, transport dans la région de La Ferté-sous-Jouarre, puis, à partir du , dans celle de Brunoy ; repos. À partir du , mouvement par étapes vers Fère-en-Tardenois ; repos.
1918 6 – : mouvement vers le front, puis occupation d'un secteur entre la Miette et le Ployon. – : retrait du front, mouvement vers Lizy-sur-Ourcq ; repos et instruction. À partir du , mouvement par étapes vers Soissons et Vic-sur-Aisne ; travaux. – : transport par camions dans la région de Chauny. Engagée dans la Bataille de Noyon, résistance à la poussée allemande sur la rive droite de l'Oise. Puis organisation du front sur la rive gauche, vers Manicamp et Varesnes. 30 mai – 3 juin : engagée dans la Bataille de l'Aisne : subit le choc de l'offensive allemande ; repli sur la ligne Moulin-sous-Touvent, Autrêches. – : retrait du front et défense d'un secteur vers Moulin-sous-Touvent et le sud d'Autrêches : , attaque française dans cette région. , front étendu, à gauche, jusque vers la ferme Quennevières ; préparatifs d'offensive. , front réduit, à gauche, jusque vers Moulin-sous-Touvent. 18 – : engagée dans la Bataille de Noyon : progression jusqu'à l'Ailette, vers Pont-Saint-Mard. 27 – : retrait du front et transport par camions dans la région de Crécy-en-Brie. – : préparatifs de dissolution. : dissolution.
Rattachements Affectation organique: : de réserve : d'armée : Isolée : d'armée : Isolée : d'armée
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Seconde Guerre mondiale
Composition vignette|Dessin d'un camion Citroën 45 utilisé par une des unités des services de la et photographié pendant l'hiver 1940. Les couleurs sont une vue d'artiste. De la mobilisation jusqu'au :
Cavalerie groupe de reconnaissance de division d'infanterie Infanterie d’infanterie d'infanterie d'infanterie
Artillerie d’artillerie mixte divisionnaire (, trois groupes de 75 et un groupe de 155C) divisionnaire antichar du ( puis en ) 703/ batterie de DCA d'artillerie divisionnaire d’ouvriers d'artillerie de munitions hippomobile (retirée en ) de munitions automobile
Génie de sapeurs-mineurs (dissous le , les compagnies 55/1 et 55/2 deviennent autonomes) compagnie de sapeurs-mineurs 55/1 compagnie de sapeurs-mineurs 55/2 vignette|Dessin d'une voiture Peugeot 202 de la compagnie 55/81. Transmissions compagnie télégraphique 55/81 compagnie radio 55/82
Train compagnie hippomobile 55/5 compagnie automobile 155/5
Intendance groupe d’exploitation divisionnaire 55/5
Santé sanitaire divisionnaire
Centre d'instruction d'instruction divisionnaire (à partir d')
Drôle de guerre
13 au : débarquement dans les gares de Sainte-Menehould et Verdun. Mouvement V.T. des éléments en autos vers la même région par Montargis, Sens, Sézanne, Givry-en-Argonne.
: regroupement dans la zone Vauquois, Montfaucon-d'Argonne, Esnes-en-Argonne.
au : occupation et organisation de la position de barrage de Verdun sur les côtes de la Meuse, de Wavrille à Azannes-et-Soumazannes.
20 au : mouvement vers le secteur de Sedan : infanterie V.F., éléments autos et hippomobiles V.T.
La d'infanterie () du général Lafontaine est rattachée au corps d'armée qui forme l'aile gauche de la . Elle n'est dans son ensemble pas concernée par les plans d'intervention en Belgique et doit continuer à occuper sa position. Le , celle-ci est établie sur la Meuse entre le Pont-à-Bar et le confluent de la Meuse avec la Chiers, la y renforce le d'infanterie de forteresse du sous-secteur de Sedan (secteur fortifié de Montmédy). À sa gauche, le front est tenu par la d'infanterie (dépendant de la ) et à sa droite par la d'infanterie nord-africaine. Pour le plan Dyle, son groupe de reconnaissance de division d'infanterie, le , doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne au sein du groupement ouest de la légère de cavalerie et un des bataillons de la , le I/ d'infanterie, doit se placer sur la Semois en recueil de ce groupement ouest..
La est une division de série B : ses effectifs sont composés de réservistes de classes anciennes dont l'instruction demeure rudimentaire malgré les efforts au cours de la drôle de guerre, et seuls des officiers sont d'activeRecueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).. Ses unités ne sont complétées qu'à 80- de leurs effectifs théoriques et ses régiments d'infanterie n'ont rien perçu de leur dotation en canon antichar de .. La division accuse également des déficits dans ses équipements (habillement, matériels…) et approvisionnements. Le sous-secteur de Sedan que la division renforce est également faible comparée à ceux de Mouzon ou Marville, ses fortifications sont peu nombreuses.
Cette zone du front est en effet perçue comme secondaire par le commandement français, qui juge peu probable une offensive allemande d'envergure contre le sous-secteur de Sedan car le des Ardennes (à l'ouest de Montmédy) conjugué à la Meuse est considéré comme peu propice à une action d'envergure.. Cependant, le terrain n'a pas que des avantages que pour la défense : la Meuse peut être approchée au nord par les collines boisées et par les zones urbaines (Sedan, Donchery…), les rives peuvent se prêter facilement à une traversée et le fleuve présente un méandre formant la presqu'île d'Iges.. En théorie, de nombreuses destructions doivent être effectuées sur la rive nord de la Meuse mais dans ce secteur les civils n'ont pas été évacués et leur présence (notamment les travaux agricoles qui se poursuivent) empêcheront la préparation de ces destructions, et gêneront également les travaux de fortifications.
Bataille de France
BATAILLE de la MEUSE
Alerte occupation des emplacements de combats