Le d'infanterie ( RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de La Sarre, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations 1651 : Création sous le nom de régiment de La Ferté-Senneterre levé par Henri de La Ferté-Senneterre. Il également appelé régiment de La Ferté. 1919 : La ville de Senneterre au Québec est fondée et le nom de Senneterre est donné en l'honneur du régiment qui servit sous Montcalm. 1685 : Prend le nom de régiment de la Sarre. 1917 : La ville de La Sarre au Québec est fondée et le nom de La Sarre est donné en l'honneur du régiment qui servit sous Montcalm. : À la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de la Sarre devient le d’infanterie de ligne. 1794 : devient la demi-brigade de première formation, par l'amalgame des du d'infanterie (ci-devant Bresse) de volontaires des Hautes-Alpes de volontaires des Hautes-Alpes (11 prairial an IV) : transformé en de deuxième formation, par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Hainaut), de volontaires du Bas-Rhin et de volontaires des Bouches-du-Rhône également appelé de volontaires du Luberon ou bataillon de volontaires d'Apt) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Alsace) de volontaires du Gers de volontaires du Gers) de première formation ( de volontaires de Seine-et-Marne, de volontaires de l'Ain et bis de volontaires de la Côte-d'Or) provisoire de première formation ( de volontaires des Côtes-Maritimes, de volontaires des Côtes-Maritimes et de volontaires des Côtes-Maritimes) de grenadiers de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Champagne), de volontaires du Gard et de volontaires du Gard) de grenadiers de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Bourbonnais), de volontaires de la Manche et de volontaires de Seine-et-Oise) 1803 : La de seconde formation devient le d'infanterie de ligne : pendant la Première Restauration, le prend le numéro 47 : Napoléon rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Le régiment reprend le nom de d'infanterie de ligne durant les Cent-Jours. : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la Légion de la Marne. 1817 : la Légion de la Marne prend le rang . 1820 : la légion de la Marne est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne 1887 : renommé d'infanterie 1914 : à la mobilisation, le RI donne naissance au d'infanterie 1984 : dissolution du RI, création du RI/ GTC par fusion avec le groupement de camp 2000 : le RI/ GTC est dissout et devient régiment du camp de Mourmelon 2007 : le régiment du camp de Mourmelon est dissout, le centre d'entraînement des brigades reprend les traditions du RI 2013 : recréation du RI sous le nom de Centre d’entraînement interarmes et du soutien logistique - d’infanterie 2021 : renommé centre d’appui et de préparation au combat interarmes - d’infanterie 2025 : renommé d’infanterie

Chefs de corps Ancien Régime 1651 - 1671 : Duc de la Ferte 1671 - 1685 : Marquis de la Ferte 1685 - 1691 : Comte de Braque 1691 - 1704 : Comte de Vaudrey 1704 - 1709 : Comte de Montcault 1709 - 1730 : Comte d'Autrey de Montcault 1730 - 1734 : Comte de Boissieux 1734 : Comte de Maillebois 1734 - 1735 : Comte de Lussan 1745 - 1747 : Marquis de Tombebœuf 1747 - 1762 : Marquis de Montpouillan 1762 - 1767 : Comte de Peyre 1767 - 1784 : duc de la Rochefoucaud 1784 - 1788 : Comte de Montbel

Révolution 1788 - 1791 : Baron Jean Charles Gravier de VergennesJean Charles Gravier de Vergennes (1756-1827) 1791 : Charles Léopold Joseph Du Pont de Compiègne - colonel. 1791 : Joseph Joulard d'Iversay - colonel. 1792 : Charles Guillaume Vail d'Allais - colonel. 1792 : Joseph Marie Lavoine Desperriers - colonel. 1792 : Luc Siméon Auguste Dagobert - colonel. 1793 : Jean-Jacques Dortoman - colonel. 1793 : André Masséna - colonel. (**) 1793 : Rivas - colonel. Première République 1794 : Jacques Balguerie - chef de brigade. 1795 : Brenier - chef de brigade. 1796 : Élie Lafont - chef de brigade (*). Premier Empire

1796 : Meinzweig - chef de brigade. 1800 : Joseph Alphonse de Bonnet d'Honnières - chef de brigade. (*) 1805 : Louis Paul Baille - colonel. (*) 1812 : François Nicolas Taillé - colonel tué le au col de Mayo en Espagne. 1813 : Pierre Douarche - colonel. 1814 : Jean Antoine Rignon - colonel tué le à la bataille de Mont-Saint-Jean en Belgique. Restauration 1815 - 1816 : Baron de Lascours 1816 - 1817 : Marquis d'Oria 1817 - 1821 : Louis Jean-Baptiste Cornebize 1821 - 1826 : colonel Aymon de Contreglise 1826 - 1830 : colonel Ocher de Beaupre 1830 : colonel Parchappe Monarchie de Juillet 1830 - 1838 : colonel Guingret 1838 : colonel Duvivier 1838 - 1846 : colonel Siméon Deuxième République 1846 - 1849 : colonel Claparède 1849 - 1852 : colonel de Lourmel Second Empire 1852 - 1855 : colonel Perrin-Jonquière 1855 - 1859 : colonel Teula 1859 - 1862 : colonel Guynet 1862 - 1865 : colonel Garnier 1865 - 1868 : colonel le Page des Longchamps 1868 - 1871 : colonel Delebecque 1871 : colonel de la Monneraye Troisième République 1871 - 1879 : colonel Robillard 1879 - 1880 : colonel Mezny 1880 - 1886 : colonel Potier 1886 - 1894 : colonel Lacapelle 1894 - 1896 : Colonel de Lacroix 1898 - 1903 : colonel Roy de Lachaise 1903 - 1906 : colonel Brochin 1906 - 1909 : colonel d'Harcourt 1909 - 1910 : colonel Gille 1910 - 1914 : colonel Bertaux 1914 : colonel Leroux Première Guerre mondiale 1914 : colonel Agel 1914 - 1916 : colonel Brion (**) 1916 - 1917 : colonel Crueche 1917 : colonel Nicolas 1917 - 1920 : colonel Theilhac Entre-deux-guerres 1920 - 1921 : colonel Cuny 1922 : colonel Theilhac 1922 - 1926 : colonel Bernard 1926 : colonel Lemaire 1926 - 1927 : colonel Issaly 1927 - 1929 : colonel Eugène Charreyre 1929 - 1930 : colonel Thomas 1930 - 1932 : colonel Caisez 1932 - 1935 : colonel Collin 1935 - 1936 : colonel Delambre 1938 : colonel Delage Seconde Guerre mondiale 1939 - 1940 : colonel Guy 1940 - 1941 : colonel Foucault 1941 - 1942 : colonel Hautcœur 1945 : colonel Lehagre Après-guerre 1972 : colonel Pasquet de Franlieu 1974 : lieutenant-colonel Taithe 1976 : colonel David 1977 : lieutenant-colonel Le Dentu 1979 : colonel Cardonne 1981 : colonel Nicolaï 1983 : colonel Jean-Paul Dubreuil (*)

2023 : colonel Alban Dupla 2025 : colonel Jean-Baptiste du Laurent de La Barre

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime thumb|Drapeau du régiment 1651 : Le régiment sera levé en Lorraine sous le nom de Ferté-Sennecterre, du nom de son propriétaire. 1685 : Le régiment adoptera le nom de régiment de La Sarre. 1730 : Claude de La Corcelle, chevalier de Saint-Louis, capitaine de régiment de la Sarre, sieur de Bailly et de Cuzy au finage de Cervon (Nièvre) 1747 : Jean-Pierre Tridon, lieutenant, seigneur de Pernay (Nièvre).

En 1756, son deuxième bataillon fut envoyé en Nouvelle-France et participa ainsi à la Guerre de Sept Ans contre les armées anglaises. 1756 : Bataille de Fort Oswego 1757 : Bataille de Fort William Henry 1758 : Bataille de Fort Carillon 1759 : Bataille des plaines d'Abraham ou le lieutenant-colonel Etienne-Guillaume de Sénezergues, meurt de ses blessures le lendemain de la bataille 1760 : Bataille de Sainte-Foy ou le capitaine Dupras est tué à la maison Dumont 1760 : Capitulation de Montréal

Guerres de la Révolution et de l'Empire

1792 : Armée du Midi, Armée du Var, Armée d'Italie Armée du Midi et Armée d'Italie Le le quitte Sospel, embarque à Villefranche sur l'escadre de l'amiral Truguet, contribue à la prise d'Oneille puis revint camper entre Nice et Sospel.

Le il met en déroute un détachement ennemi venu reprendre Sospel qui avait été évacué par les troupes françaises puis il est dirigé à La Turbie avant de prendre ses quartiers d'hiver à Nice, ou il réprime, le , une révolte.

Durant cette campagne de 1792, le avait stationné à Grasse avant d'être rattaché à l'armée des Alpes et dirigé sur Pont-Saint-Esprit puis Antibes.

Le , le lieutenant-général Biron prend le commandement de l'armée du Var, qui devient l'armée d'Italie en remplacement du général Anselme.

1793 : Armée d'Italie Tandis que le du fut envoyé en garnison à Tournon le rattaché à l'armée d'Italie fut envoyé à L'Escarène puis, il prend part, le , au combat de Sospel, le au combat du camp de Braouscombat du camp de Braous ou combat du camp de BransLe col de Brans situé devant Sospel- gravure 1795, le au combat de Peïra-Cava contribuant largement à chasser les troupes austro sardes

Le les 2 bataillons sont réunis, avec un effectif total de , et positionnés entre Nice et Sostel. Le le chef de brigade Jean-Jacques Dortoman est nommé à la tête du d'infanterie en remplacement de Luc Siméon Auguste Dagobert promu général de brigade à l'armée des Pyrénées orientales.

Le , sous les ordres du colonel Sérurier le et le régiment d'infanterie de ligne quittent Saint-Martin, chassent l'ennemi de Rorà puis reprennent, le , Isola aux Piémontais mais, le , menacé par les Piémontais et les Autrichiens, le , se retire sur Saint-Martin.

Début juin, le , accompagné du 3e bataillon de chasseurs à pied, attaque les avant-postes ennemis du camp des Mille-FourchesCamp des Mille-Fourches également appelé, plus simplement, camp des Fourches défendu par 2 redoutes ou il se couvre de gloire puis, avec le du camp de Rauss. Malgré un succès tactique, les troupes françaises durent se replier et le perdit dans cette affaire environ 250 hommes dont la compagnie de grenadier du qui fut presque entièrement détruite. Après cet échec les troupes françaises reprirent leurs anciennes positions et le fut dirigé au camp de Raolet situé au nord de Sospel.

Après la promotion au rang de général de brigade de Jean-Jacques Dortoman, le , le passa sous les ordres du chef de brigade André Masséna jusqu'à sa promotion le suivant. À cette date, c'est le chef de brigade Rivas qui prend le commandement.

Le , les Piémontais lancent une attaque générale sur les lignes françaises. Le lieutenant Joubert, à la tête d'un détachement de 30 grenadiers du d'infanterie de ligne, défend la redoute de la Condamine assailli par 500 PiémontaisLE CHATEAU DE BELVEDERE. Après avoir épuisé ses munitions, il défend l'ouvrage à la baïonnette, mais les Piémontais l'ayant pulvérisé à coup de canon, la petite troupe dut se rendre après près de 5 heures de combat. Le froid et la neige qui survinrent après le combat condamnèrent les deux armées à l'inaction.

Le fut alors envoyé au siège de Toulon sous les ordres de François de Miollis tandis que le fut envoyé au siège de Lyon et rattaché à l'armée des Alpes.

Conformément aux lois du , du , on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. Ainsi, le du d'infanterie ci-devant la Sarre, est amalgamé, le , avec le de volontaires des Bouches-du-Rhône et le de volontaires des Bouches-du-Rhône pour former la de première formation.

Conformément aux lois du , du , le du d'infanterie ci-devant la Sarre est amalgamé, le , avec le de volontaires du Var et le de volontaires du Var pour former la de première formation.

Ainsi disparaît le d'infanterie ci-devant la Sarre, partageant le sort des vieux régiments de l'ancienne monarchie qui depuis deux siècles avaient combattu contre toutes les coalitions sous le règne de Louis XIV et dans le Nouveau-Monde sous les règnes de Louis XV et Louis XVI .

1794 : (première formation)