300px|thumb|Le réseau écologique dépasse les frontières. Pour mieux tenir compte des espèces migratrices, (poissons, mammifères marins, oiseaux, etc.), il est dit « paneuropéen ». thumb|300px|Première de couverture d'une plaquette publiée en 2010 par la commission européenne pour présenter l'infrastructure verte comme nouvelle politique structurante « post-2010 » (« post-2010 biodiversity policy »). Reproduction autorisée en citant la sourcesource : Conseil de l'Europe (2010), Green infrastructure , Nature, juin 2010, PDF, 4 pages (Reproduction is authorised provided the source is acknowledged), Consulté 2013-05-30
Le réseau écologique paneuropéen (ou REP) et son sous-ensemble infrastructure verte constituent un réseau écologique dit paneuropéen, parce qu'il couvre toute l'Europe. Mais il a des implications pour toute la planète et très directement pour tous les pays abritant en hiver des espèces migratrices qui vivent en Europe l'été.
Pour ses composantes sous-marines (encore peu développées), il touche l'océan planétaire et devrait contribuer à la restauration de ressources halieutiques.
Mettre en place ce réseau est le premier objectif de la Stratégie paneuropéenne pour la protection de la diversité biologique et paysagère. Il doit contribuer, tant que de besoin, « à l’établissement de liens entre toutes les catégories de sites de haute valeur du point de vue de la biodiversité, de manière à les incorporer dans des réseaux écologiques ».
C'est aussi un moyen .
En 2010, la Commission a reconnu l'échec de l'Europe face à la perte de biodiversitéCommission Européenne (2010) Évaluation 2010 de la mise en œuvre du plan d'action en faveur de la diversité biologique (Rapport de la commission au conseil et au parlement européen) ; Bruxelles, 2010-10-08 ; COM(2010) 548 final : Le réseau Natura 2000 est resté trop éclaté. Le manque de connectivité biologique n'a pas permis de stopper la perte de biodiversité. Le projet de REP est relancé en 2010 puis en 2013 sous le nom dinfrastructure verteCommission européenne Communication de la commission au parlement européen, au conseil, au comité économique et social européen et au comité des régions Infrastructure verte – Renforcer le capital naturel de l'Europe ; Bruxelles, 2013-05-06 COM(2013) 249 final ref SWD(2013) 155 final, PDF, 13p.
Objectifs Ce réseau vise d'abord la conservation en réseau d'éléments représentatifs de chaque écosystème, habitat et habitat d'espèce, ainsi que la population de populations viables de toutes les espèces normalement présentes dans la zone paneuropéenne. Il s'agit aussi de maintenir leur diversité génétique à un niveau leur permettant de survivre en populations résilientes et capables de migrer pour s'adapter aux dérèglements climatiques, par la restauration et la conservation de l'intégrité écologique des paysages d’importance européenne.
C'est aussi la déclinaison de la part de l'Europe des engagements internationaux pris lors de la convention de Rio sur la Diversité biologique, qui se traduisent notamment dans la stratégie européenne pour la biodiversité. Cette dernière visait à stopper la régression de la biodiversité sur le continent avant 2010, pour notamment préserver les services rendus par les écosystèmes. Cet objectif n'a pas été atteint.
« C'est l'un des principaux objectifs et le premier moyen de la Stratégie paneuropéenne pour la protection de la diversité biologique et paysagère et de mise en œuvre de la Stratégie relative à la conservation et la gestion des écosystèmes, des habitats, des espèces et des paysages dans une perspective de développement soutenable »Déclaration sur le réseau écologique paneuropéen ; ministérielle. Un environnement pour l’Europe Kiev, Ukraine, 21-23 mai 2003 ref: EFE.CONF.5 (KIEV)/27 (, ).
Histoire En 1995, trois ans après le Sommet de la Terre, les ministres européens de l'environnement se sont réunis à Sofia. Ils y ont validé et lancé une Stratégie paneuropéenne de la diversité biologique et paysagère ; pour l'Eurasie ciblant la restauration d'un réseau écologique cohérent et d'une ampleur écologiquement significative.
Le 6 octobre 1995, le Conseil de l'Union européenne a conclu que
Trois ans plus tard, le 25 juin 1998 à Aarhus, une Résolution sur la diversité biologique et paysagère a été adoptée par la 4e Conférence ministérielle « Un Environnement pour l’Europe ».
Le 21 mars 2000 à Riga, un Mémorandum de Coopération était signé, liant le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, le Conseil de l’Europe et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), en leur qualité de Secrétariat conjoint de la Stratégie paneuropéenne de la diversité biologique et paysagère. Un second mémorandum a été signé le 17 juillet 2001 à Copenhague, entre le Conseil de l'Europe et l’Agence européenne pour l’environnement.
En avril 2002, la Convention sur la diversité biologique(écision n° 627 ; La Haye, avril 2002, 6e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique a appuyé le développement du « Réseau écologique paneuropéen ». Cette même année, le Plan de mise en œuvre du Sommet de Johannesburg a également encouragé l’établissement du Réseau écologique paneuropéenSommet mondial sur le développement durable, Johannesburg, septembre 2002.
De nombreuses initiatives nationales, régionales et parfois transrégionales sont nées ou se sont réinscrites dans ce réseau.
En 2003, à Kiev, les ministres et chefs de délégations ont fait un point et demandé une cartographie de l'existant dans les 55 États concernés (dont ceux de l'UE). Ils ont dans une « déclaration ministérielle sur le Réseau écologique paneuropéen » exprimé leur et se sont engagés ; en encourageant
La première initiative transnationale importante (associant 23 pays) pourrait être la ceinture verte européenne. Contrairement à ce que son nom suggère, il ne s'agit pas d'une ceinture, mais d'un long corridor de plus de de long, situé sur l'ancien no man's land du rideau de fer séparant les anciennes Europes de l'Ouest et de l'Est.
Un livre blanc de 2009 sur l'adaptation au changement climatique soulignait l'importance de maintenir et rétablir l'intégrité des écosystèmes et de mettre en place une infrastructure verte qu'il a été décidé d'ajouter à la stratégie post-2010COM(2010) 4 final, Commission européenne.
En 2010, face à l'échec de l'objectif 2010 et d'une partie des politiques agroenvironnementales, la Commission et le Conseil annoncent en nouvelle priorité la mise en place de l'''infrastructure verte définie comme :
Qui fait quoi ? Dans le cadre des compétences de l'Europe, ce réseau REP ne peut qu'être subsidiairement mis en place par les états membres, avec le soutien de l'Union, et la nécessaire collaboration d'échelons locaux tels que régions, départements, agglomérations, Parcs naturels, Pays, communes etc. L'Union européenne s'occupe subsidiairement des échelles, corridors, sites et espèces dites dimportance européenne, via Natura 2000 principalement.
Voyant le retard pris par de nombreux États membres, le Conseil de l'Europe a plusieurs fois encouragé une mise en
En 2003, les pays d’Europe centrale et orientale disposaient déjà de leur carte indicative du Réseau écologique paneuropéen, mais ce travail avait dans la plupart des pays et régions d'Europe de l'Ouest et en particulier en France pris un retard important. Le conseil de l'Europe a donc invité la Conférence européenne des ministres responsables de l’Aménagement du territoire (CEMAT) ainsi que la Conférence ministérielle pour la protection de forêts en Europe à coopérer à la mise en œuvre du REP. Les collectivités locales et régionales, ainsi que le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, l’Union européenne, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l’Europe du Conseil de l’Europe étaient également invités « à mettre en œuvre le Réseau écologique paneuropéen à leur niveau, à participer activement à la création de réseaux transnationaux et à impliquer tous les acteurs locaux ».
Les États devaient tous cartographier un « réseau écologique national » pour l'an 2000 et préparer un système de monitoring et d'évaluation du réseau. Pour cela et pour conserver un éventail complet d’écosystèmes, d’habitats, d’espèces et de leur diversité génétique et des paysages d’importance européenne, ils pouvaient et peuvent encore s'appuyer sur : le Réseau Natura 2000 le Réseau émerauderéseau des zones d’intérêt spécial pour la conservation les zones humides de la Convention de Berne les deux principaux instruments contribuant au Réseau écologique paneuropéen les initiatives visant à intégrer aux réseaux écologiques des zones marines et côtières les initiatives œuvrant au développement de partenariats et d'accords internationaux pour les zones montagneuses les réseaux écologiques nationaux les programmes environnementaux de l’Unesco dont le programme « L’Homme et la biosphère », les réserves de biosphère et les sites du patrimoine mondial de l'Unesco la Conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe (MCPFE), pour laquelle le STRA-CO de 2007 a invité à mieux coopérer avec la Stratégie paneuropéenne pour la biodiversité, via l’approche écosystémique, à propos des lignes directrices de boisement et de reboisement mais aussi en luttant contre la récolte illégale de produits forestiers et le commerce qui en est issu la Convention européenne du paysage le projet Streamlining European 2010 Biodiversity Indicators (rationalisation des indicateurs européens de la biodiversité à l’horizon 2010), porté par l’Agence européenne pour l’environnement pour répertorier, tester, perfectionner, étayer des indicateurs spécifiques de la biodiversité l'EcoForum l'initiative « Compte à rebours 2010 » qui avait en 2003 déjà réuni une petite centaine de partenaires l'initiative GreenForce, lancée par la Commission pour échanger des expériences, renforcer les capacités et la coopération dans l'application des lois l'''évaluation de Belgrade, faite par l'Agence Européenne de l'Environnement, qui a montré que l'objectif de stopper la perte de biodiversité en 2010 ne pourrait être atteint au rythme des efforts faits de 2000 à 2010.
Les éléments écopaysagers du REP thumb|300px|Illustration utilisée par la commission européenne comme exemple de corridor écologique de type zone humide à méandres, en zone d'agriculture intensive? Consulté 2013-05-30
Le REP comprend les éléments suivants : des zones noyaux : elles conservent les écosystèmes, les habitats, les espèces et les paysages d'importance européenne.Elles doivent inclure les principales zones et caractéristiques représentatives de la diversité biologique et paysagère d'importance européenne, et souvent des systèmes semi-naturels dont l'intégrité dépend de la poursuite de certaines activités humaines, comme certains paysages agricoles. des corridors : selon les cas, ce sont des couloirs paysagers, ou des successions de gués faisant office de relais discontinus pouvant améliorer l'intégrité et la cohérence des systèmes naturels.Ils doivent faciliter la dispersion et la migration d'espèces entre les zones noyaux. Cette fonction sera souvent compatible avec les activités économiques autorisées dans les zones concernées. des zones à restaurer : ce sont des écosystèmes dégradés, ainsi que des habitats et des paysages d'importance européenne devant être réparés pour retrouver un bon état écologique. Certaines zones devront parfois y être complètement restaurées voir page 10 du document du Conseil de l’Europe (14-15 octobre 2003). des zones tampons : elles consolident le réseau et le protègent contre les influences extérieures préjudiciables.