Le musée des Confluences est un musée d'histoire naturelle, d'anthropologie, des sociétés et des civilisations situé à Lyon, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes en France. Héritier du Musée d'histoire naturelle Guimet de Lyon, il est ouvert en 2014 et hébergé dans un bâtiment de style déconstructiviste de l’agence d'architecture Coop Himmelb(l)au., dans le quartier de La Confluence, sur la pointe sud de la Presqu'île de Lyon, au confluent du Rhône et de la Saône ( de Lyon).

Il reprend les collections du musée Guimet et a pour mission de compléter ce fonds par des acquisitions. Il fait l'objet de dépôts et prêts de musées et institutions diverses (musées d'art et de la culture, jardins botaniques, fondations, congrégations religieuses) pour ses espaces d'exposition temporaires et permanentes. Le musée a une activité orientée vers la scénographie (coopération avec des salles de spectacle musical et de théâtre) et a débuté celle d'éditeur de livres (romans autour de quelques objets fameux de sa collection en collaboration avec des auteurs de textes littéraires ou de dessins et de photographies).

Le projet déclaré est celui d'une pédagogie distrayante et artistique, « les confluences des savoirs », en même temps que d'un signal architectural, comme un phare et comme une porte ouverte sur la ville : traduction tirée de .. Il est associé aux franchissements des deux cours d'eau et mis en ensemble urbain avec les ponts. Le jardin de « la confluence » permet de relier les promenades établies sur les bords de la Saône à celles du Rhône. D'abord projet du Conseil départemental du département du Rhône, le musée est géré par la métropole de Lyon.

En , le Musée des Confluences encore en chantier reçoit l'appellation « Musée de France » par le ministère de la Culture et de la Communication..

Le fonds non exposé sur le site est stocké hors-site.

Collections vignette|gauche|Mammouth de Choulans. vignette|gauche|Fossile de Ceratarges du Dévonien, d'années, (trilobite).

La collection du musée des Confluences est issue du Muséum de Lyon, celui-ci ayant vu ses collections se constituer autour des sciences naturelles, mais également de l'ethnographie et d'une collection coloniale, issue d'un musée créé en 1927 et fermé en 1968.. Une partie de la collection du musée, de plus de d'objets, fut placée en 2002 dans le Centre de conservation et d’étude des collections (CCEC), Musée des Confluences. Accessible aux seuls chercheurs, sur une surface de , situé dans un ancien centre téléphonique dans le de Lyon..

L'exposition permanente est notamment composée du mammouth de Choulans, découvert en 1859, de masques de théâtre nô, d'un exemplaire du Spoutnik 2 et d'un accélérateur de particules... Au total, ce sont environ qui sont présents dans la collection permanente sur .

L'exposition permanente du Musée des Confluences repose sur quatre espaces expositions, appelés ; ; et : présente notamment les squelettes d'un mosasaure et d'un Camarasaurus, de trilobites mais aussi des météorites. ; montre l'histoire des groupes constitués d'animaux dont l'homme. Des animaux momifiés datant de l'Égypte antique, mais aussi des exemplaires de dodo et de loup de Tasmanie, ainsi que des insectes ; expose pour diverses civilisations actuelles les processus civilisateurs. Ils sont fondés sur la matérialité (production), la dématérialisation (monnaies, instruments économiques de mesure d'échange d'objets et de mesure d'identité individuelle), l'échange social par le langage et la constitution de parenté dans les groupes (politesse et mariage) en dehors de l'acte de l'agression-destruction-appropriation et de la constitution de la langue. , espace consacré à la représentation de la mort dans l'histoire de civilisations, met en avant notamment une momie péruvienne.

Les deux premières expositions permanentes sont sur le fondement de création d'un « musée des confluences », la notion de collectionner, l'une sur Émile Guimet, et l'autre sur la mise en perspective de la constitution du « savoir » distingué de l'« imaginaire » dans l'histoire des cabinets de curiosités avec le « faire savoir » par l'échange épistolaire des curieux à propos des objets et des phénomènes naturels. Depuis son démarrage, des expositions temporaires courtes sont mises pour partie en accès libre sur le thème artistique du ressenti à propos de la création du musée placé dans son époque. Des spécialistes (chorégraphes, musiciens, photographes, dessinateurs) font fonction de témoins-traducteurs extérieursEn juin 2015 simultanément avec l'exposition "Appartement témoin" en connexion avec le monde de la bande dessinée succède aux regards des photographes sur les rites bouddhiques de l'exposition en accès libre en mai 2015 (par exemple): , Wolf D. Prix ..

Fréquentation En 2014, le chiffre de par an revient souvent comme estimation de la fréquentation future par les autorités, même si ou de visiteurs par an sont également évoqués.

Le , 6 mois après son ouverture, le musée a franchi la barre des ..

En 2016, le musée a attiré Lyon Capitale, juillet-août 2017, .

Le , le musée a dépassé les de visiteurs.

En 2019 : .

En 2022, ont été recensés au Musée des Confluences à Lyon, oit une moyenne quotidienne de . La fréquentation est en forte hausse par rapport à 2021 (+ 86 %) mais moins qu'en 2019.

En 2022, le musée des Confluences a passé la barre des de visiteurs accueillis depuis son ouverture, huit ans plus tôt, en . C'est le premier musée de la métropole de Lyon et de la région Auvergne-Rhône-Alpes en termes de fréquentation.

Dans le détail, l'institution culturelle annonce en 2022 que 68 % des curieux accueillis sont originaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et seulement 10 % sont des touristes étrangers. 55 % des visiteurs sont des primo-visiteurs. . Le public est en majorité familial, seulement 17 % des visiteurs viennent au musée des Confluences sans être accompagnés. L'exposition temporaire qui a connu le plus de succès en 2022 est sans conteste , avec , dont en 2021. a intéressé en 2022. À noter que , pourtant installée plus longtemps que les Sioux, n'a attiré que . ..

Aperçu des galeries permanentes

Histoire Projet vignette|Vue de la confluence depuis le musée. vignette|Vue du musée depuis la confluence.

Le projet de création d'un nouveau musée à partir des collections du Muséum de Lyon est lancé en .

En 2001, le projet piloté par Michel Mercier, le président du Conseil départemental du Rhône, est l'objet d'un concours international d'architecture, supervisé par un jury de . Il confronte : Félice Fanuele, Peter Eisenman et CRB Architectes proposent une structure ondulée surplombée de deux tours ; Jacques Ferrier présente un bloc vitré d'un seul tenant ; Steven Holl et de Vurpas et associés montrent un projet autour d'une structure avec d'importants porte-à-faux et ayant une tour ; François Seigneur et Sylvie de la Dure proposent également un bloc, avec une façade colorée ; Carlos Ferrater et Bruno Dumetier soumettent une proposition autour d'une architecture déconstructiviste ; Tectoniques et de Drevet Architectures ; Coop Himmelb(l)au soumet un projet basé sur une architecture déconstructiviste et d'importants porte-à-faux. Ce dernier projet remporte le concours en février 2001Lyon se penche sur ses berges > le confluent, seconde période, Bibliothèque municipale de Lyon, 9 janvier 2012, page 7.Un projet exceptionnel sur un site exceptionnel, Association Française de Génie Civil - Rhône-Alpes.. La programmation culturelle initiale du musée s'est faite en octobre 2011, en attendant la fin des travaux, notamment à travers un festival appelé Mise en bouche.

Construction En 2003, un premier permis de construire est délivré pour le muséeLyon se penche sur ses berges > le confluent, seconde période, Bibliothèque municipale de Lyon, 9 janvier 2012, page 6. En , le boulodrome qui était sur le terrain du musée est détruit. Mais les promoteurs découvrent un peu tard que le site, alluvial, est instable et inondable, et situé trop près de l'autoroute A7 : les travaux de renforcements coûtent d'euros et un premier retard.

Les travaux démarrent le , ils sont menés par l'entreprise Bec Frère, filiale du groupe Fayat. Assez rapidement, des désaccords surviennent entre les différents acteurs impliqués, c'est-à-dire l'entreprise Bec Frère, le cabinet d'architecture Coop Himmelb(l)au et la Société d'Équipement du Rhône et de Lyon (SERL), chargée de la maitrise d'ouvrage. À la suite de ces désaccords, le chantier est à l'arrêt pendant en 2007.

À la mi-2008, le chantier est arrêté, l'entreprise Bec Frère se désengage du projet, par une résiliation à l'amiable, le .. Bec Frère est indemnisé pour les frais engagés à hauteur de d'euros. Il rend d'euros sur l'avance de , qu'il a perçue pour réaliser le projet.

En 2009, un appel d'offres est lancé reposant sur un nouveau cahier des charges, celui-ci ne reçoit aucune offre. Un nouvel appel d'offres est relancé juste après la clôture du premier. Entre 16 et répondent à celui-ci, deux d'entre elles sont pré-sélectionnées Vinci et Léon Grosse, leur donnant un délai supplémentaire pour répondre à l'appel d'offre. Finalement, Vinci propose une offre à d'euros et Léon Grosse une offre à d'euros.

Le chantier du Musée des Confluences est finalement confié à Vinci en .. Les sociétés spécialisées SMB et Renaudat Centre Constructions réalisent les études, la production et le montage de l'ouvrage métallique révisé dans sa structure par la modification de la forme de la salle d'accueil et sa passerellepoids de structure . Les travaux ont repris dès pour une ouverture le ..

Le musée est finalement inauguré le , en l'absence remarquée du président de la République, du Premier ministre ou de la ministre de la Culture.

Coûts La construction a connu de nombreux déboires, dont un retard de dix ans et un dépassement de son budget à hauteur de cinq fois son montant initial. Le coût du musée, tout d'abord estimé à d'euros en , a été révisé par le Conseil général du Rhône en 2009 à hauteur de d'euros., puis en 2012 pour d'euros pour l'achèvement du projet.. Fin , le coût prévisionnel du chantier s'établit à d'euros ; le Conseil général a pendant un temps affiché un bilan financier ramené à d'euros en incluant dans le bilan la pénalité de retard qu'il souhaite appliquer au groupement constructeur emmené par Vinci, pénalité atteignant provisoirement d'euros. Cette somme est contestée par l'entreprise, qui met en avant des difficultés au démarrage des travaux du fait d'études insuffisamment précises fournies par la maîtrise d'œuvre retenue par le Conseil général..

Le coût total s'élèvera finalement à , soit plus de le coût initial prévu..

Pour compenser ce « coût faramineux », le Conseil général a vendu pour d'euros d'actions dans des sociétés autoroutières en 2012, vente « menée à la va-viteSelon le journal Lyon Capitale. » (elle sera valorisée par les acheteurs à d'euros). Fin 2014, l'Association des Contribuables Actifs du Nord-Ouest Lyonnais (CANOL) déplorait l'absence de budget détaillé pour le fonctionnement du musée, censé être autosuffisant selon le département, même si aucune étude de marché n'a été réalisée.

Architecture vignette|Le nuage à gauche et le cristal à droite, le tout posé sur un socle en béton.

Sa philosophie architecturale est la même que celle définie par Wolf D. Prix de l'agence Coop Himmelb(l)au pour l'Opéra-centre-ville (International Conference Center) de Dalian, Chine (2008-2012). Mais à Lyon, l'architecte n'est pas contraint par le fait d'englober d'une pièce un espace (salle de spectacle) qui n'est pas de son ressort dans le projet, comme ce fut le cas en ChineRéférence Himmelb(l)au: et , sur ArchDaily : En Chine l'édifice est construit à la même époque mais plus rapidement et en fond de port, dans un espace à remplir, ce qui n'assure pas la même position stratégique de signal urbain..