Lloyd Fredendall, né le , mort le , était un général américain de la Seconde Guerre mondiale. Il commanda le américain en Afrique du Nord et la Central Task Force (Détachement spécial central) lors de l'opération Torch (Débarquement en Afrique du Nord). Le général Fredendall est surtout connu pour ses insuffisances au début de la campagne de Tunisie. En , les défaites subies en Tunisie par les alliés face à Rommel (Sidi Bouzid et Kasserine) entrainèrent son remplacement par Patton en .

L'homme Avant-guerre, il était un bon organisateur et, sur le papier, il semblait avoir toutes les qualifications requises, tout en sachant comment se mettre du bon côté de ses supérieurs.

De l'avis général, Fredendall n'était ni aimable ni compétent. Le général américain Truscott le décrit ainsi :

Un de ses supérieurs, un Britannique, le général Anderson, avait dit bien avant Kasserine qu'il pensait que Fredendall était un incompétent.

Il parlait et donnait ses ordres en utilisant son propre jargon : ainsi l'infanterie était « les p'tits promeneurs », et l'artillerie, « les pistolets à bouchon ». Au lieu de mentionner les coordonnées cartographiques convenues, il utilisait son propre code, comme : « l'endroit qui commence par un C ». Tout ceci entrainait sur le terrain, au niveau des exécutants, une perte de temps et parfois des confusions dangereuses.

Avant Kasserine, Fredendall se fit creuser par une compagnie du génie un vaste PC souterrain, mais situé à en arrière de la ligne de front. C'était nécessaire, selon lui, car, disait-il : « Le commandant des troupes américaines était un poltron de première. Il s'était aménagé un Q.G. dans une grotte à une trentaine de kilomètres du front sous prétexte que les communications y passaient mieux. Un type lamentable. » Paul Fussel, soldat U.S. dans The War (documentaire américain de Ken Burns et Lynn Novick, 2007, épisodes 3..

Le général Bradley disait de Fredendall : . Non seulement Fredendall ne visitait jamais le front, et ne prenait jamais l'avis des chefs d'unité qui étaient en première ligne, mais de plus il disséminait les troupes et les fragmentait en petits groupes postés trop loin les uns des autres. Ainsi isolés les soldats américains ne pouvaient ni se porter assistance ni bénéficier des barrages d'artillerie. Or la puissance de feu de leur artillerie était le principal atout des Américains.

Après la défaite de la passe de Kasserine, Eisenhower alla visiter le d'armée américain. Le , il demanda à Bradley : , répondit Bradley, . Le , sur les ordres de Eisenhower, Patton remplaçait Fredendall, qui fut muté en Amérique. Jusqu'à sa retraite en , il ne s'occupa que de camps d'entraînement.

Pour l'historien Carlo D'Este (par ailleurs officier US à la retraite), Fredendall fut . Et Ernest Harmon, commandant de la blindée américaine, dit, dans sa relation de la bataille de Kasserine, à propos de Fredendall, que c'était , et

Sa carrière 1936 - 1938 : colonel du d'infanterie, Commonwealth des Philippines 1943 - 1946 : commandant en chef du corps d'armée, puis General Officer Commander in chief à l'état-major central de la Défense 1946 : départ à la retraite

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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