Garda Síochána na hÉireann (prononcé en irlandais : , signifiant : « Gardiens de la paix d'Irlande » Short History of An Garda Siochana Garda Síochána. Site visité le 14 février 2007. “the Garda Síochána (meaning in English: "The Guardians of the Peace")”) est la force de police nationale de l'Irlande. Les forces sont commandées par le commissaire de la Garda, désigné par le gouvernement irlandais. Son QG se situe à Phoenix Park dans la capitale du pays, Dublin.
Fondements L'ancien nom anglophone de la force est Civic Guard (Garde civique). Il n'est plus utilisé Dolan, Terence Patrick ; A Dictionary of Hiberno English: the Irish use of English ; Gill & Macmillan Ltd, 2004, pg 103. . Dans l'anglais parlé en Irlande, les forces sont connues (de l'expression la plus à la moins formelle), en tant que An Garda Síochána (An prononcé ); the Garda Síochána; the Garda (dans les noms précédents, garda est un nom collectif, comme « police ») ; the Gardaí (, pluriel), ou the guards. Police est utilisé rarement et policeman (policier) très rarement. Les termes de cops (flics), entre autres, sont aussi courants qu'ailleurs dans le monde anglophone.
Un policier individuel est appelé garda (gardaí au pluriel), ou, plus informellement, un guard. Un commissariat est appelé un Garda station. Garda est aussi le grade le plus bas de la force, aussi utilisé en tant que titre (par exemple, Garda John Murphy). Guard est le terme le plus utilisé par le public en parlant à un garda en service. Une femme garda s'appelait autrefois officiellement bangharda (, pluriel banghardaí). Ce terme fut aboli en 1990 Written Answers - Garda Title, du Dáil Éireann, volume 404, 5 février 1991, mais est encore utilisé familièrement à la place de garda, qui ne fait pas de distinction de sexe.
Dans la lignée du changement de nom de la police d'Irlande du Nord (qui est passée de Royal Ulster Constabulary à Police Service of Northern Ireland), l'unioniste Lord Laird a proposé de changer le nom de la force à An Garda Síochána/Hannin Polis (l'ajout serait le nom de la force en scots d'Ulster) http://www.gaelport.com/index.php?page=clippings&id=1615&viewby=date.
Histoire
thumb|Garda dirigeant la circulation à Dublin, années 1960. vignette|Camion "Water Unit" réservé à certains types de missions. Le Civic Guard fut formé par le gouvernement provisoire d'Irlande du sud en pour s'occuper de l'ordre public du jeune État libre d'Irlande. Il remplaça le Royal Irish Constabulary et le Irish Republican Police. Il accompagna Michael Collins lors de sa rencontre avec le Lord lieutenant d'Irlande au château de DublinSelon la théorie républicaine irlandaise, il rencontra le Lord lieutenant pour accepter la reddition du château de Dublin. Toutefois, selon le gouvernement britannique, le but de la rencontre était de désigner Collins en tant que président du gouvernement provisoire.. L'acte Garda Síochána (Garda Síochána Act, aussi connue sous le nom de Temporary Provisions Act), en vigueur lors de la création de l'État libre d'Irlande le Garda Síochána (Temporary Provisions) Act, 1923 Site visité le 17 février 2007, déclara la création de "une force de police qui sera appelée et connue sous le nom de The Garda Síochána". La section 22 parle de la création du Civic Guard par l'acte lui-même ; l'acte renomma donc la force déjà existante.
À Dublin, la sécurité publique était de la responsabilité de la Dublin Metropolitan Police (force créée en 1836), jusqu'en 1925, quand elle fut fondue avec la Garda Síochána. Depuis lors, le Garda est la seule force policière de la république d'Irlande, avec l'exception de la police militaire des Irish Defence Forces.
Allégations faites contre la Garda Síochána L'image publique de la Garda Síochána est généralement positive, surtout comparée à celle de la Royal Ulster Constabulary. Toutefois, plusieurs affaires l'ont un peu sapée.
Comme beaucoup de forces de police, il y a eu beaucoup d'allégations de harcèlement, confiscation de la propriété privée pour une éventuelle utilisation personnelle, des méthodes d'interrogatoire agressives, parjure, etc An Garda Síochána Complaints Board - Annual Report 2005. Quoique la plupart n'ont pas été prouvées, beaucoup de règlements à l'amiable, trouvés hors-procès, ont favorisé les plaignants. En 2005, plaintes ont été déposées par le public contre les gardaí More than 1,000 complaints against gardaí in year, 15 mai 2006. Site visité le 17 février 2007.
Attaque du train postal Cork-Dublin L'une des premières allégations de mauvaise conduite résulta de l'enquête faisant suite à l'attaque du train postal Cork-Dublin, qui se déroula près de la ville de Sallins en mars 1976. Le procès conduisit à une grave erreur judiciaire et à des accusations de l'existence d'un gang à l'intérieur même de la Garda Síochána qui aurait intimidé et torturé les accusés. Cela mena finalement à une grâce présidentielle pour l'un des accusés.
Kerry Babies Il y eut plusieurs scandales de plus petite envergure pendant la décennie suivante, dont le Kerry Babies Tribunal, procès pour le meurtre d'un nouveau-né en 1984.
Le Ferns Report Le Ferns Report, enquête officielle du gouvernement irlandais établi en 2005 en réponse aux allégations d'abus sexuel sur mineurs de la part de plusieurs prêtres catholiques du diocèse de Ferns, déclara que l'une des huit plaintes officielles faites auprès des gardaí de Wexford avait été traitée d'une manière "totalement inepte", mais considère que le reste avaient été traitées d'une manière professionnelle Le texte complet du Ferns Report, divisé en sous-sections .
Frank McBrearty et le Morris Tribunal An Garda Síochána a vu une série d'allégations sérieuses dans les années 1990 et le début des années 2000, dont celles qui l'accusent d'être corrompue et malhonnête dans le comté de Donegal, qui résulteront en une enquête judiciaire, le Morris Tribunal. Il déclara que certains gardaí avaient inventé un délateur de l'IRA Provisoire, fabriqué des bombes qu'ils prétendaient ensuite avoir découvert. Ils ont essayé de monter un coup contre le barman Frank McBrearty pour meurtre (le procès du cas McBrearty se termina récemment en sa faveur avec un règlement de 1,5 million d'euros).
En le Morris Tribunal déclara dans un rapport au département de justice irlandais être très consterné par l’« insubordination organisée » dans la force et que « la discipline n'existe plus dans An Garda Síochána ». Il suggéra que plusieurs « faiseurs d'histoire » ont abusé de leur position dans le Garda et utilisé le procès disciplinaire pour nuire à la force.
Le Morris Tribunal s'inquiéta aussi du futur des nouvelles recrues dans une culture mal disciplinée, qui peut à la longue nuire à leur talent si rien ne change.
Eddie Fullerton La famille d'Eddie Fullerton, un édile Sinn Féin de Buncrana qui fut tué dans sa propre maison par des membres de l'unioniste Ulster Defence Association en 1991, a critiqué le traitement du cas par les gardaí. En 2005 elle commença une campagne pour l'établissement d'une enquête.
Fusillade à Abbeylara Voir les articles principaux : John Carthy et Barr Tribunal
Le , des membres de l'Emergency Response Unit de la Garda Síochána ont tué le jeune John Carthy à coups de feu dans le dos à la fin d'un long siège devant sa maison à Toneymore, Abbeylara, dans le comté de Longford. Le Barr Tribunal détermina que plusieurs fautes graves furent commises par les officiers impliqués dans la mort de Carthy.
Prime Time 2004 En 2004, l'émission Prime Time de la chaîne RTÉ diffusa un documentaire qui accusait certains éléments de la Garda Síochána d'abuser de leurs pouvoirs en frappant des personnes arrêtées. Un juge en retraite, W.A. Murphy, laissa entendre que certains membres de cette force avaient commis le parjure dans des procès criminels qu'il avait présidé, mais plus tard il dira qu'il avait été mal cité. Le ministre Dick Roche accusa des gardaí de torture. Le Commissaire de la Garda dira que l'émission n'était pas neutre.
Reclaim the Streets 2002 Le documentaire de Prime Time fut présenté peu après la diffusion (de la part de lIndependent Media Centre Ireland) d'une vidéo montrant des batailles entre des gardaí et des manifestants de Reclaim the Streets Garda Goes Berserk ; indymedia.ie. Site visité le 18 février 2007. L'un des garda dans la vidéo fut condamné pour coups et blessures, et plusieurs autres furent acquittés de toutes les accusations.
Collusion avec l'IRA Provisoire À la suite d'une recommandation du Cory Collusion Inquiry, le Smithwick Tribunal a enquêté sur des allégations de collusion à la suite du meurtre par l'IRA Provisoire de deux officiers du Royal Ulster Constabulary alors qu'ils rentraient d'une rencontre avec des gardaí en république d'Irlande.
Point de vue des gays et lesbiennes Un rapport publié en par Johnny, une organisation pour les droits des homosexuels, trouva que 86 % de ceux qui fréquentent des établissements gays et lesbiens trouvent que les gardaí ne font pas assez pour combattre le crime homophobe en Irlande. Quatre-vingt-dix pour cent des personnes sondées qui disent avoir subi une attaque homophobe ne l'ont pas rapportée aux gardaí. Les principales raisons données furent : la peur d'une réponse homophobe, l'idée que les gardaí n'agiraient pas, la difficulté de parler avec les gardaí par peur d'être jugés sur leur sexualité, le fait que des comptes-rendus précédents n'avaient pas été investigués ou pas pris au sérieux, et l'impression générale que les gardaí ne seraient pas sensibles aux droits des membres de la communauté LGBT. Trente-six pour cent des victimes n'ont pas parlé à la Garda Síochána à cause d'une confiance nulle en la force, et 30 % ne savaient pas qu'il existait des estafettes gays et lesbiennes. Le rapport conclut que tous les gardaí devraient suivre des cours obligatoires contre l'homophobie et le sexisme http://www.gayhealthnetwork.ie/folder/web/pdf/hatecrimereport.pdf.
Transport Section (section transport) Le , un journal publia des allégations contre la section transports de An Garda Síochána. Des membres privilégiés de la force qui s'occupent des achats de pneumatiques auraient pris des vacances à l'étranger, payés par la compagnie de pneus Advance Pitstop Comptroller's Report.
Organisation
vignette|gauche|Officiers de la Garda en 2019 La Garda Síochána est dirigée par le commissaire, qui a deux subalternes immédiats, les vice-commissaires de la Direction de stratégie et de ressources (Strategic and Resource Management) et d'Opérations (Operations). Le premier s'occupe principalement de l'organisation au niveau national et ne participe pas de manière directe à la lutte contre le crime, le reste tombant sous la direction du vice-commissaire d'Opérations. Il y a dix commissaires adjoints : six géographiquement répartis, et quatre assignés à divers rôles d'envergure nationale. Le directeur des finances est toujours civil et tient un poste d'importance similaire à celle des commissaires adjoints.
Les six commissaires adjoints répartis géographiquement s'occupent chacun d'une région du pays : la métropole de Dublin et les régions Est, Ouest, Nord, Sud et Sud-Est. Après les commissaires adjoints il y a environ vingt-cinq chefs-commissaires qui s'occupent de leurs divisions. Chaque division compte un certain nombre de districts, chacun dirigé par un commissaire, aidé d'inspecteurs. Chaque district a des subdistricts, le plus souvent sous la direction de sergents.
Typiquement, un subdistrict ne contient qu'un commissariat. Chacun a un nombre variable de gardaí assignés. La plupart d'entre eux ont le premier rang de la force, garda (appelé guard jusqu'en 1972 - l'équivalent d'un constable dans la police britannique). Les officiers les plus subalternes sont les étudiants, à qui on donne des fonctions différentes selon le progrès fait dans leur entraînement, et du travail administratif quand ils n'étudient pas à l'université.