WALL-E (stylisé WALL•E) est un film d'animation américain en images de synthèse réalisé par Andrew Stanton et sorti sur les écrans en 2008. Le scénario, co-signé par Andrew Stanton et Jim Reardon, est basé sur une histoire originale de Stanton et de Pete Docter. C'est le neuvième des studios Pixar. Le film, qui se place dans le futur, suit l'histoire d'un robot cubique nommé WALL-E, conçu avec une myriade d'autres robots du même genre pour nettoyer la Terre de ses déchets. Il devient au fil des ans le dernier à fonctionner. Il va tomber sous le charme d'un autre robot tout à son opposé dans son allure et ses manières, nommée EVE, et la suivre dans l'espace pour une aventure qui va changer le destin de l'Humanité.
Après avoir réalisé Le Monde de Nemo, Andrew Stanton a senti que Pixar était capable de créer des simulations réalistes de la physique sous-marine et a donc voulu réaliser un film se déroulant en grande partie dans l'espace. La plupart des personnages ne disposent pas de voix humaines réelles, mais s'expriment uniquement avec des gestes ou des sons robotiques, conçus par Ben Burtt, qui ressemblent à des voix métalliques. En outre, WALL-E est le premier long métrage d'animation de Pixar à contenir des scènes en prises de vues réelles.
Walt Disney Pictures a organisé la sortie du film aux États-Unis et au Canada le . Le film a recueilli de dollars américains le jour de sa sortie, et durant son premier week-end, où il était alors projeté dans , se positionnant à la première place du box-office. Le film a, d'ailleurs, effectué le quatrième meilleur week-end d'ouverture au box-office pour un film Pixar, en date du . Suivant la tradition des studios Pixar, WALL-E a été apparié, lors de sa sortie en salles, avec un court métrage, Presto. Le film a reçu en grande partie des critiques positives, atteignant le score de 96 % sur Rotten Tomatoes. Il a recueilli de dollars à l'international et a décroché le Golden Globe du meilleur film d'animation, le prix Hugo pour le meilleur long-métrage dramatique et l'Oscar du meilleur film d'animation.
En 2021, le film est sélectionné par la National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès pour y être conservé, considéré comme étant ..
Synopsis
Au début du , la compagnie Buy-N-Large (BnL) monopolise l'économie de la Terre par un trust concentrant les biens et les services. Cette entreprise est devenue un gouvernement mondial globalisé. La surconsommation effrénée a tôt fait de transformer le monde en un dépotoir gigantesque. La société commandite un exode massif à bord de vaisseaux spatiaux dans une tentative de préserver l'humanité. Des milliers de machines robotiques dénommées WALL-E (Waste Allocation Load Lifter: Earth-Class - littéralement en français « compacteur terrien de déchets ») ont été fabriquées par la compagnie. Ces engins ont pour unique tâche de « nettoyer » la Terre en compactant la myriade de détritus qui parsèment le sol, durant les cinq années que doit durer l'exode. Mais beaucoup d'entre eux se désactivent inexplicablement et sont vite hors-service, forçant les humains qui n'ont pas d'autre plan de repli à rester dans l'espace.
Sept cents ans après le début de l'exode humain, il ne reste plus qu'un unique WALL-E en état de fonctionnement. Il déploie au matin des panneaux photovoltaïques pour recharger ses batteries. Ce robot passe ses journées entières à compacter des déchets.
Il a acquis au fil du temps une personnalité et une conscience propres. Il conserve à part divers objets trouvés pour leurs utilités mécaniques, esthétiques ou fonctionnelles. Il les trie ensuite le soir dans son lieu de repos. C'est un ancien véhicule de transport de WALL-E qu'il a engorgé de toutes ses trouvailles. Pour perdurer depuis si longtemps dans sa mission, le robot remplace toutes ses pièces défectueuses par celles issues des autres WALL-E devenus inertes (chenilles, lentilles, bras...)
Il nourrit et protège un cafard, nommé HalLe cafard est appelé « Hal » en référence à HAL 9000 l'intelligence artificielle de 2001, l'Odyssée de l'espace (1968), qu'il a rencontré. Il trouve même un jour une plante verte. Il l'arrose et la conserve dans son abri.
Une fusée va détruire la solitude et les habitudes de WALL-E en déposant un matin une sonde robotisée juste devant lui. Elle est immatriculée EVE (Extraterrestrial Vegetation Evaluator, littéralement Évaluatrice de la végétation extraterrestre). Sa mission est de ramener aux humains une preuve de vie sur Terre.
WALL-E est un cube basique, rouillé, abîmé par le travail, avec de simples chenilles pour se déplacer au sol et un rôle simpliste de compactage. EVE est nettement plus évoluée : son apparence est fuselée, oblongue, élégante. Elle ne se déplace que dans les airs, très vivement. Elle possède en outre un bras-fusil qui tire des rayons lasers particulièrement destructeurs.
WALL-E apprécie infiniment la distraction qu'EVE lui fait vivre, hors de sa routine si coutumière. Dès lors, il oublie tout de sa propre mission de compacteur. Il la suit continuellement, scrute ses mouvements, ses déplacements et ses actions. Il cherche à communiquer avec elle. Toute à sa tâche, elle le dédaigne pourtant longtemps.
Après être parvenu à nouer contact, il lui montre son lieu de repos et quelques-uns de ses nombreux trésors : une télévision fait à la main avec les deux chansons, et , du film Hello, Dolly! en vidéo-cassette, des ampoules que EVE allume juste en les tenant, un batteur à main, du papier bulle, un Rubik's Cube qu'elle résout en quelques secondes. Alors qu'il montre la plante trouvée lors de ses opérations de nettoyage, EVE détecte une preuve que la vie est à nouveau possible sur Terre et c'était ce qu'elle était venue chercher. Elle se met donc en stase après avoir enfermé la plante dans son ventre. Une lumière verte qui clignote à intervalles réguliers indique qu'elle a réussi sa mission.
Infatigablement, durant une longue période, WALL-E cherche à la réanimer par divers moyens, sans succès. Puis comprenant finalement qu'elle ne peut pas être « réparée », WALL-E reprend son activité principale. Il a cependant si peu d'entrain qu'il a perdu toute vitalité.
Entre-temps, la fusée qui a déposé EVE revient la chercher. WALL-E accourt pour ne pas la laisser partir sans lui. L'appareil embarque EVE dans la soute puis décolle. Il emmène aussi WALL-E qui s'est accroché à la coque extérieure de l'engin. La fusée part dans l'espace et finit par rejoindre un énorme vaisseau spatial nommé Axiom, abrité dans une lointaine nébuleuse.
Ce qu'il reste de l'humanité mène ici une vie assistée en permanence par la technologie. Du fait de leur complète passivité et dépendance envers les machines, les humains ont perdu l'usage de leurs jambes atrophiées, sont devenus obèses et ne se déplacent désormais que sur des fauteuils volants. Leur oisiveté les a rendu incapables de s'extraire de la technologie. Leur libre-arbitre est même devenu inexistant. Le capitaine du vaisseau, B. McCrea, a lui aussi laissé le contrôle de ce dernier à AUTO, le pilote automatique (comme d'ailleurs ses prédécesseurs avant lui).
Lorsque les cinq sondes EVE envoyées sur Terre sont scrutées par le robot GO-4GO-4 est prononcé , d'où le nom français "Gopher", qui est le Second du Commandant, seule l'EVE ayant été en contact avec WALL-E contient une plante. Dès lors, un protocole standard est mis en pratique et l'EVE en stase est directement emmenée vers la salle de commandement. WALL-E s'empresse de la rejoindre et parvient à se cacher près d'elle. EVE est réactivée par AUTO et salue le capitaine humain. Ce dernier apprend qu'une trace de vie organique terrestre, si elle est placée dans le holo-détecteur, obligera automatiquement le vaisseau à revenir sur la planète Terre. Les humains pourront alors immédiatement la recoloniser. EVE ouvre son conteneur, qui s'avère être vide. Considérée comme défectueuse, la sonde est envoyée à la maintenance des robots. En partant, WALL-E salue lui aussi l'humain, et ce faisant laisse un peu de terre sur sa main. En la donnant à analyser à l'ordinateur, le capitaine est surpris de découvrir qu'il s'agisse d'une matière provenant de la Terre. Il se passionne vite pour les descriptions scientifiques qui découlent de sa découverte, ce qui sous-entend d'ailleurs que les connaissances biologiques de base ne sont même plus enseignées aux habitants de l'Axiom.
WALL-E croit par erreur qu'EVE se fait torturer lorsqu'ils se trouvent dans la salle de nettoyage. Il provoque la pagaille et l'évasion des autres robots en réparation. Il suit EVE qui le guide dans le vaisseau. Ils arrivent ensemble dans l'embarcadère des capsules de sauvetage, EVE programmant pour WALL-E le retour de l'une d'elle sur Terre. Tandis que le robot cubique ne souhaite pas du tout retrouver la solitude et cherche à s'éloigner des capsules, GO-4 arrive silencieusement et place la plante, qu'il avait subtilisée à EVE, dans la capsule dont il programme l'autodestruction dans l'espace. WALL-E y entre rapidement à son insu et parvient à s'échapper à temps de la capsule en se propulsant dans l'espace grâce à un extincteur, gardant la plante dans son compartiment de compression. Il retrouve EVE à l'extérieur du vaisseau et se réconcilie avec elle.
Ils retournent ensuite voir le capitaine et veulent lui donner la plante. L'opération est alors enclenchée. Désormais, puisqu'une plante a été déclarée découverte, il est devenu possible pour les humains de retourner sur Terre. AUTO, pourtant, interdit cette possibilité car il obéit a une vieille directive donnée en 2110 par le patron de BnL, Shelby Forthright, soit sept cents ans plus tôt, croyant à l’époque que le fait de l'augmentation de toxicité a rendu la vie sur Terre impossible (expliquant pourquoi les autres WALL-E se sont désactivés).
S'ensuit alors une mutinerie : le capitaine est enfermé dans ses quartiers, EVE est désactivée, WALL-E court-circuité par AUTO, et les deux robots sont éjectés dans un conduit d'évacuation des déchets. WALL-E et EVE sont sauvés de justesse par un petit robot nettoyeur nommé M-OMicrobe-Obliterator, littéralement Microbe-oblitératrice qui suivait les traces de saleté laissées par WALL-E depuis son arrivée dans l'Axiom, ce qui leur permet de regagner l'intérieur du vaisseau. Pourchassés comme renégats, EVE, WALL-E et M-O, aidés de plusieurs robots hors-système, cherchent toujours à apporter la plante au commandant : celui-ci parvient à leur faire savoir qu'il va activer le holo-détecteur près de la piscine centrale du navire. Tous les robots se dirigent alors vers le holo-détecteur, tandis que le capitaine fait croire à AUTO qu'il a la plante dans ses propres mains. Lorsque l'appareil trouve le capitaine dans la salle, ils se battent, et GO-4 est détruit dans la manœuvre.
Le capitaine parvient presque à activer le processus qui lui permet de retourner sur Terre, mais AUTO devient finalement fou et fait tomber le capitaine qui s'accroche à lui, bascule le vaisseau (mettant la vie des passagers en danger) et annule l'activation. WALL-E empêche AUTO de fermer la machine, s'endommageant de plus en plus en résistant. Inspiré par le sacrifice de WALL-E, le capitaine décide de se lever par lui-même pour affronter héroïquement AUTO, puis le désactive à temps, remet le vaisseau à l’endroit et sauve les passagers. La plante est mise à temps dans le holo-détecteur avant qu’il se ferme pour toujours, puis l'Axiom prend la direction de la Terre, mais sans trop de joie pour les humains, robots, et surtout EVE. En effet, WALL-E se meurt.