Mariano Fernández Bermejo, né le à Arenas de San Pedro, est un procureur et homme d'État espagnol proche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il ministre de la Justice entre 2007 et 2009.
Biographie Première carrière de procureur Mariano Fernández Bermejo obtient sa licence de droit en 1969 à l'université complutense de Madrid et intègre cinq ans plus tard le ministère public. Il commence son parcours en comme substitut du procureur à l'audience provinciale de Santa Cruz de Tenerife. Il est muté en à l'audience provinciale de Cáceres.
En , il devient procureur adjoint à l'audience provinciale de Ségovie, dans sa communauté autonome natale « Orden de 9 de octubre de 1981 por la que se nombra Teniente Fiscal de la Audiencia Provincial de Segovia a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du . Il atteint le grade de procureur en « Real Decreto 324/1982, de 1 de febrero, por el que se promueve a la categoría de Fiscal a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du , et est promu procureur en chef du parquet provincial « Real Decreto 2321/1984, de 19 de diciembre, por el que se nombra Fiscal Jefe de la Audiencia Provincial de Segovia a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du . Il participe peu après à la fondation de l'Union progressiste des procureurs (UPF), syndicat du ministère public classé à gauche.
Collaborateur ministériel Le , Mariano Fernández Bermejo est nommé conseiller exécutif au cabinet du ministre de la Justice Fernando Ledesma « Real Decreto 1963/1986, de 19 de septiembre, por el que se nombra asesor ejecutivo del Gabinete del Ministro de Justicia a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du . Il est reconduit en , à la suite du remplacement de Ledesma par Enrique Múgica « Real Decreto 754/1988, de 15 de julio, por el que se nombra Asesor Ejecutivo del Gabinete del Ministro de Justicia a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du .
À ce poste, il participe aux travaux sur la réforme de la législation sur les mineurs, de la loi de procédure criminelle et du décret d'organisation de la police judiciaire.
Retour au ministère public Mariano Fernández Bermejo est relevé de ses fonctions à sa demande en et devient procureur auprès du Tribunal suprême « Real Decreto 690/1989, de 16 de junio, por el que se nombra Fiscal del Tribunal Supremo a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du . Il est choisi en comme procureur général près le tribunal supérieur de justice de Madrid (TSJM) « Real Decreto 863/1992, de 10 de julio, por el que se nombra Fiscal Jefe del Tribunal Superior de Justicia de Madrid a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du .
À la suite de ses critiques contre les jugements rapides mis en place par le ministre de la Justice José María Michavila le , le procureur général de l'État Jesús Cardenal annonce l'ouverture d'une enquête préliminaire à son encontre, sur le fondement du statut des procureurs qui interdit toute prise de position sur les actes des pouvoirs publics « La Fiscalía del Estado abre diligencias al fiscal jefe de Madrid », El País, le . La conférence du ministère public de la Communauté de Madrid, qui rassemble 184 procureurs, lui apporte son soutien unanime au début du mois d'avril, parlant d'attaques contre la liberté d'expression « Fiscales de Madrid apoyan a su jefe y se rebelan contra Cardenal », El País, le .
Le ministre l'accuse alors, à la fin du mois d'avril, de vouloir que la procédure des jugements rapide échoue totalement « Michavila acusa al fiscal jefe de Madrid de querer que "falle todo" en los juicios rápidos », El País, le . Un mois plus tard, Bermejo dépose plainte contre lui pour « atteinte à l'honneur » « El fiscal de Madrid demanda a Michavila por atentado al honor », El País, le .
Il est relevé de ses fonctions et placé en disponibilité par décision du procureur général de l'État le « Fiesta sorpresa a un fiscal destituido », El País, le . S'appuyant sur l'avis du Conseil du ministère public, Cardenal refuse en novembre suivant de le renommer au Tribunal suprême « Cardenal no propondrá a Bermejo para fiscal del Supremo », El País, le . Alors que sa plainte est classée en par un juge du Tribunal suprême « El Supremo absuelve a Michavila de la demanda del fiscal Bermejo », El País, le , il est désigné en juin suivant procureur général adjoint près la chambre du contentieux administratif du Tribunal suprême par le nouveau procureur général de l'État, Cándido Conde-Pumpido « Fernández Bermejo será el fiscal jefe de la Sala de lo Contencioso », El País, le .
Ministre de la Justice Le , le président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero choisit de nommer Mariano Fernández Bermejo comme ministre de la Justice en remplacement de Juan Fernando López Aguilar, candidat aux élections autonomiques dans les Canaries, après avoir envisagé la nomination de Pilar Blanco, haute fonctionnaire du ministère, et Antonio Camacho, procureur et secrétaire d'État à la Sécurité « Zapatero designa ministro de Justicia a un fiscal marginado por Aznar », El País, le . Il prend officiellement ses fonctions cinq jours plus tard « El nuevo ministro de Justicia promete el cargo en La Zarzuela », El País, le .
Pour les élections législatives du 12 mars 2008, il est investi par le PSOE en tête de liste dans la circonscription de Murcie. S'il conserve les trois élus remportés lors du scrutin précédent, en 2004, il ne parvient pas à réduire la distance avec le Parti populaire (PP) : sa liste obtient 32,5 % des voix, soit 2,5 points de moins qu'en 2004, tandis que le PP totalise 61,4 %, soit une amélioration de quatre points.
Au début du mois d'avril, quelques jours avant la prise de fonction du nouveau gouvernement, il parvient à un accord avec les syndicats pour faire cesser la grève des personnels de l'administration judiciaire, engagée depuis deux mois en vue d'obtenir l'égalité des salaires entre les fonctionnaires d'État et les fonctionnaires régionaux « Bermejo y los sindicatos pactan el fin de la huelga tras 18 horas en la mesa », El País, le . Après qu'il a demandé le renforcement des sanctions contre un greffier responsable de la libération par erreur d'un pédophile ayant profité de sa liberté pour commettre un meurtre, il doit faire face le à une grève des greffiers et des juges qui laisse sans activité 75 % des tribunaux espagnols « El Gobierno planta cara al pulso de los jueces: "No son intocables" », El País, le .
Retrait de la vie politique
Mariano Fernández Bermejo annonce sa démission le , après avoir été photographié en train de participer à une partie de chasse aux côtés du juge d'instruction Baltasar Garzón, qui mène alors une enquête sur une vaste affaire de corruption au sein du Parti populaire « Bermejo dimite como ministro de Justicia », El País, le . Au Congrès des députés, il prend en novembre suivant la présidence de la commission de la Politique territoriale « Fernández Bermejo, Mariano », fiche biographique de la législature, site du Congrès des députés. Contrairement à Pedro Solbes, César Antonio Molina et Bernat Soria, il va jusqu'au bout de son mandat, mais ne se représente pas aux élections législatives anticipées du 20 novembre 2011.
Ayant perdu son statut de parlementaire, il réintègre le corps des procureurs « Orden JUS/2851/2011, de 11 de octubre, por la que se reingresa al servicio activo en la Carrera Fiscal a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du . Au mois de , il reçoit l'appui majoritaire du Conseil du ministère public pour devenir procureur près la chambre militaire du Tribunal suprême, avec rang de procureur général adjoint « Fernández-Bermejo, fiscal de lo Militar del Tribunal Supremo », El País, le . Il est officiellement nommé à ce poste par décret à la fin du mois « Real Decreto 851/2012, de 25 de mayo, por el que se nombra Fiscal de Sala de la Fiscalía Togada del Tribunal Supremo a don Mariano Fernández Bermejo. », Bulletin officiel de l'État du .
Il prend sa retraite le ..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes José María Michavila ; José Luis Rodríguez Zapatero Gouvernement Zapatero I et Zapatero II
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