La Main du diable est un film fantastique français réalisé par Maurice Tourneur en 1942, sorti en salle le 21 avril 1943, inspiré de la nouvelle de Gérard de Nerval, La Main enchantée.

Synopsis Le film commence dans une auberge des Alpes. Des clients sont rassemblés dans la salle du restaurant et discutent. Tout d'un coup, un étrange individu fait irruption. Il porte sous le bras un objet empaqueté qui a la forme d'un coffret, n'a pas de main gauche et paraît avoir le diable à ses trousses. À la suite d'une coupure de courant, le paquet disparaît. Les clients le pressent de raconter son histoire.

Flash-back : Roland Brissot, un piètre peintre éconduit par Irène, la femme qu'il aime, acquiert pour un sou un talisman — une main gauche — à un restaurateur. Ce talisman est sensé lui apporter le talent, la célébrité dans le monde de la peinture, les femmes, en l'occurrence, l'amour d'Irène. Or, cette acquisition scelle un pacte avec le diable, qui réclame son âme en échange. Un an plus tard, le diable vient lui rappeler sa dette, qu'il peut racheter, sur la base d'un calcul diabolique du petit homme en noir dans lequel s'incarne le diable : un sou le premier jour, deux le deuxième jour, quatre le troisième jour… et ainsi de suite, jusqu'à valoir plus de six millions de francs le vingt-huitième jour. Désespéré car ne pouvant rembourser sa dette, Roland Brissot se retrouve finalement face aux anciens propriétaires de la main, les « maillons de la chaîne », qui racontent chacun à leur tour comment les pouvoirs du talisman ont changé leur vie, pour le meilleur d'abord, pour le pire ensuite. Le petit homme intervient alors, ainsi que Maximus Léo, un moine d'Allevard au , à qui le diable avait volé cette main. Maximus Léo leur apprend que le diable ne peut prétendre à l'âme de Roland, puisque la main ne lui appartient pas, et que c'est sa vie qui est en danger.

Fin du flash-back : retour à l'auberge de montagne. Roland explique aux clients incrédules qu'il recherche la tombe du moine pour lui rendre définitivement la main qui était dans le coffret disparu, et qu'il est poursuivi par le petit homme en noir qui veut le tuer. Ce qui va se produire, dans une dernière scène mouvementée, qui se termine par la chute mortelle de Roland Brissot sur la tombe du moine : la main revient ainsi à son propriétaire.

Fiche technique Titre : La Main du diable Réalisation : Maurice Tourneur Assistant réalisateur : Jean Devaivre Scénario : Jean-Paul Le Chanois, d'après la nouvelle La Main enchantée de Gérard de Nerval Décors : Andrej Andrejew Photographie : Armand Thirard Son : William-Robert Sivel Montage : Christian Gaudin Musique : Roger Dumas Production : Maurice Tourneur, Alfred Greven Société de production : Continental Films Société de distribution : Tobis Pays de production : Langue originale : français Format : Noir et blanc - 35 mm - 1,37:1 - son mono (Western Electric Sound System) Genre : Fantastique et horreur Durée : 82 minutes Date de sortie : France : Affiche : Roger Rojac (France)

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Autour du film La préparation et le tournage de La Main du diable sont racontés avec précision dans Action !Jean Devaivre, Action !, Éditions Nicolas Philippe (2002) , les mémoires de Jean Devaivre, assistant de Maurice Tourneur pour ce film. Devaivre a assuré les huit derniers jours de la réalisation du film (sur 28 jours au total), et notamment le tournage du jugement, où les possesseurs successifs de « La Main enchantée » retracent l'histoire de la détention du sort. C'est lui aussi qui eut l'idée de représenter la main en mouvement dans son coffre, malgré les réticences du scénariste Jean-Paul Le Chanois. Le plan est tourné avec la propre main de Devaivre. L'anecdote est reprise dans le film Laissez-passer de Bertrand Tavernier, qui a utilisé pour ce film les cent pages des mémoires de Jean-Devaivre relatives à la Continental.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste de films ayant la peinture pour thème

Liens externes

Article de Frank Lafond sur Kinoeye Cinéma : les risques de l'occupation Affiche du film

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