Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française constitué en 1914 avec les bataillons de réserve du régiment d'infanterie. Il combat pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde.
Création et différentes dénominations thumb|right|150px|insigne de béret d'infanterie : création du d'infanterie. À la mobilisation, chaque régiment d'active crée un régiment de réserve dont le numéro est le sien plus 200. : dissolution du régiment dans le hameau de La Gloriette commune de Fournival dans l'OiseSuivant ordre du grand quartier général en date du ., à la suite de la bataille du Matz. : le régiment est reconstitué. : dissolution
Chefs de corps - : lieutenant-colonel PerronLe lieutenant colonel Perron est relevé de son commandement et rejoint le dépôt de Bourges, In "JMO du 30 octobre 1914 au 18 novembre 1915" page 50. ; - : commandant de Bercegol du MoulinLe commandant de Bercegol du Moulin devient lieutenant colonel à compter du 22 février 1915, puis colonel à compter du 12 avril 1917. Il est évacué à la suite d'une blessure accidentelle occasionnée par une chute de cheval le 12 de ce mois, In "JMO du janvier au 31 décembre 1917" page 16. ; - : lieutenant-colonel ViretLe lieutenant-colonel Viret commandait auparavant le dépôt de la . Il assure le commandement provisoire du régiment en alternance avec le commandant Gautruche commandant du , In "JMO du janvier au 31 décembre 1917" pages 16 à 20. ; - : colonel DulacLe colonel Dulac est tué à son poste de combat In Historique du RI, page 10. ; - : chef de bataillon CavailhéLe chef de bataillon Cavailhé assure l'intérim jusqu'à la dissolution du régiment le 18 juin 1918, in JMO du au page 41. ; 1939 - 1940 : lieutenant-colonel Demay.
Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale
Affectations Dès le , à partir d'éléments provenant de Bourges, Nevers, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Autun, Cosne-sur-Loire et Dijon, les 213, 285 et forment, dans la région militaire, la d’infanterie. Cette brigade est une composante de la d'infanterie.
À la mobilisation, la DI fait partie du de réserve. En , elle est rattachée, sur le plan organique, au d’armée. Les et sont rejoints par le de Chalon-sur-Saône, qui remplace le RI de Nevers, et par le 281 de Montpellier. Au mois de , le est dissous tandis que les , et restent subordonnés à la jusqu'à leur dissolution en .
Composition Le régiment est issu du RI de Bourges dont proviennent nombre de ses cadres. En , il est constitué de : 1 état major, 2 sections de mitrailleuses, 2 équipes téléphoniques 2 bataillons ( et ), à 4 compagnies chacun numérotées de 17 à 24.
Au total il comprend hommes soit :37 officiers, 175 sous-officiers et de troupeIn JMO du 12 août au 29 octobre 1914, page 5..
Le , la DI est réorganisée. Le d'infanterie est dissous et ses bataillons ventilés dans les régiments restants. Le est ainsi affecté au RI et deviendra officiellement son le . Ses 4 compagnies prendront dès lors les numéros 13 à 16.
1914 Le régiment part pour l'Alsace le après la mobilisation.
10 - Transport par voie ferrée vers Conflans-sur-Lanterne (Haute-Saône) puis marche sur Luxeuil. 14 - Mouvement vers les cols des Vosges, entre le col de la Schlucht et la vallée de la Thur ; à partir du , marche vers Cernay. – septembre En grande garde dans la région de Cernay pour tenir les cols de Bussang, d’Oderen et du Bramont. À la fin du mois, alors que le est détaché à Thann, le effectue des travaux d’organisation de la première ligne de défense du ballon d'Alsace. septembre - Occupation d’un secteur entre Thann et le col du Bonhomme. 5 - Retrait du front : mouvement vers la région d’Arches et, à partir du , transport par voie ferrée à l’ouest de Montdidier ; À partir du , mouvement par étapes vers Nœux-les-Mines. – Occupation d’un secteur dans la région de La Bassée dans le Pas-de-Calais ; , attaque au nord du canal de La Bassée ; du 18 au , au cours de diverses attaques, contre-attaques et bombardements, le régiment enregistre la perte de 148 tués, 477 blessés et 26 disparus ; jusqu’au , occupation d’un secteur en bordure du canal. Les deux bataillons sont dans les tranchées dans un secteur compris entre la route nationale et la voie ferrée. Après un retrait tactique des troupes allemandes, occupation de Vermelles par la ; à partir de la mi-décembre et jusqu’à la fin du mois de , occupation de tranchées situées à l’est de Cambrin, dans un saillant formé par la route de Lille et la route de Vermelles ;
1915 Occupation de tranchées situées à l’est de la localité de Grenay, à proximité des corons ; , participation, dans son secteur, à la deuxième Bataille de l’Artois. Hasard de la Guerre, au mois de , les R.I. de Le Blanc et R.I. de Châteauroux (au sein de la D.I.) rejoindront, dans le secteur de Grenay, le R.I. Ces trois régiments berrichons combattrons côte à côte.
– Relève par l’armée britannique puis à partir du occupation d’un secteur devant Angres ; Participation en réserve à l’attaque du ( de l’Artois).
– Retrait du front, repos et instruction à Camblain – Châtelain, en réserve du corps d'armée ; À partir du , départ du régiment en direction du N-E de Frévent puis mouvement vers Avesnes-le-Comte pour se porter en renfort dans la région de Neuville-Saint-Vaast. Occupation d’un sous-secteur devant Thélus (nord d’Arras).
– Engagée dans la troisième Bataille de l’Artois : puis occupation d’un secteur vers Neuville-Saint-Vaast au nord d’Arras. Le dédale des boyaux le fit surnommer le « Labyrinthe ». , attaque vers Thélus. Le , le d'infanterie est dissous, en raison de la réorganisation de la division à trois régiments (à trois bataillons) et à trois compagnies de mitrailleuses. Le passe au d'infanterie de Chalon-sur-Saône. Le passe au R.I., le , il deviendra officiellement le du .
1916 – Retrait du front : repos à Grand-Rullecourt (Pas-de-Calais) ; À partir du , transport par voie ferrée dans la région de Bergues (Nord) : repos et instructions. Le , le régiment quitte ses cantonnements de West Cappel, Wylder et Bambecque pour cantonner dans la région au sud de Krombeke (Belgique).
– En réserve à Westvleteren et environs. Dans la nuit du 7 au , le régiment relève dans le secteur Boesinghe – Het Sas – Steenstraat le . Occupation, par alternance, avec le , du sous-secteur nord jusqu’au date où le régiment repart pour le France.
Retour du régiment dans le département du Nord. Cantonnement à Malo-les-Bains et Zuidcoote près de Dunkerque. Occupation le long de la côte des positions de défense. : par ordre du général commandant en chef en date du le du , rattaché au est versé au par voie de changement de corps. Il y prend le 4 et ses compagnies sont numérotées de 13 à 16.
– Transport par voie ferrée pour Crèvecœur-le-Grand (Oise) : instruction. : inspection du régiment au camp de Crèvecœur-le-Grand par le général Foch. Mouvement vers le front, et, à partir du , occupation d’un sous-secteur à proximité de Rouvroy-en-Santerre (Somme). Le régiment est relevé dans la nuit du 25 au dans le sous-secteur qu’il occupe devant Fouquescourt et Parvillers. Repos à Maresmontiers, Malpart, Courtemanche, Lignières.
– Occupation d’un sous-secteur à Armancourt près de Marquivillers (Somme)
5 – Retrait du front ; repos à Pérennes, Fontaine-sous-Montdidier et Mesnil Saint Georges. La quitte le et passe aux . Le , le se porte sur Beaufort et Hangest en Santerre.
– Mouvement vers Le Quesnel ; occupation du sous-secteur (dit de la Madeleine) au nord de la commune Chilly (Somme), du Bois Frédéric à la voie ferrée de Chaulnes à Roye incluse, à compter du .
1917 – Retrait du front ; puis repos vers Chaussoy-Epagny (Somme) ; À partir du , transport par voie ferrée dans la région de Montluel (Ain). Le Régiment va cantonner à Villette-d’Anthon, Biarme et Asnières. Instruction au camp de la Valbonne.
– Transport par voie ferrée de Villette-d’Anthon à Vauthiermont (Alsace). Cantonnements à Soppe-le-Bas, Soppe-le-Haut, Bretten, Wolfersdorf ; À partir du , les trois bataillons du forment réserve du secteur nord ; À partir du , occupation du secteur de Pfannenstiel situé au nord de la localité de Gildwiller et du centre de résistance de Balschwiller.
– Retrait du front. Le Régiment et la D.I. quittent l’Alsace et se dirigent vers Épinal (Vosges). Itinéraire du : Lachapelle-sous-Rougemont, Sermamagny (Territoire de Belgfort), Ecromagny (Haute-Saône), Rupt sur Moselle, Saint-Nabord et Hadol (Vosges) où le régiment cantonne à compter du . Repos et instruction au camp d’Arches.
– Mouvement pour Laval et Fays ; : Bruyères, La Bourgonce, Nompatelize, La Voivre ; : Hurtbache, Moyenmoutiers, Celles sur Plaine ; au : travaux de terrassement au profit de la D.I. dans la région de Saint Dié ; : Regroupement de la D.I. Le régiment est transporté dans la région de Bruyères (, est d’Epinal).
– Transport par voie ferrée dans la région d’Épernay et mouvement vers Reims (Marne) ; Cantonnement à Verzenay, Rilly la Montagne puis Villers aux Nœuds, Bézannes ; Dès le , occupation des secteurs du bois des Zouaves, de l’Allée Noire et de la Mare au nord-est de Sillery ; À partir des 23 et , occupation des quartiers du Linguet (au Nord), de Cernay (au centre) et de la butte de tir (au sud), à la sortie est de Reims ; À compter du , occupation des quartiers du Passage à Niveau et de la Jouissance à Vrilly ; À partir du , de nouveau, occupation des quartiers de Cernay et du Linguet.
1918 – Retrait du front, mouvement vers Épernay puis à partir du transport par voie ferrée dans la région de Givry-en-Argonne : repos vers Dampierre-le-Château (Marne) ; À partir du , travaux de deuxième position.
– Mouvement vers le front, puis occupation d’un secteur vers Maisons de Champagne et la butte du Mesnil.
– Retrait du front ; repos et instruction vers Dampierre-le-Château ; , transport par voie ferrée dans la région de Pierrefonds ; repos et instruction vers Choisy-au-Bac (Oise) ; À partir du , mouvement vers Moyenneville ; travaux.
– Occupation d’un secteur entre Rollot et Orvillers-Sorel (Oise), étendu à droite, le , jusqu’à l’est d’Orvillers-Sorel ; Le , lors de la Bataille du Matz, durant une attaque allemande (avec utilisation des tanks, lance-flammes et gaz), par un épais brouillard, le R.I. est décimé et probablement cède à la panique. Il perd 46 officiers, 121 sous-officiers et soldats tués, blessés, disparus ou prisonniers. Le lendemain, les débris du régiment se reforment à Beaupuits. Un chef de bataillon d'un autre régiment, le 281e R.I., est nommé pour commander provisoirement le 295e. Le , le Grand Quartier général prononce la dissolution du régiment en précisant que "son drapeau sera renvoyé au dépôt sans cérémonie spéciale". Ses hommes sont dispersés dans deux divisions différentes, la 131e et 151e DI. Le Régiment est dissous le d'après son Journal des Marches et Opérations.
Pertes du régiment durant le conflit suivant les sources d'information on trouve : L'historique du RI récapitule 566 hommes Morts pour la France mais énumère 10 officiers, 50 sous-officiers, 47 caporaux et 456 soldats3 noms de soldats semblent manquerIn Historique du Régiment d'Infanterie. Le site MémorialGenWeb répertorie 614 hommes Morts pour la France
Seconde Guerre mondiale Formé le dans le secteur de Bourges, le est sous les ordres du chef de corps du lieutenant-colonel Demay.
Le il fait partie de la d'infanterie (général ) qui renforce le sous-secteur de Sedan (secteur fortifié de Montmédy). Régiment de série B, il est constitué ainsi : bataillon (capitaine Clausener ), bataillon (capitaine Gabel ), bataillon et divisionnaire antichar. Ses effectifs sont de 76 officiers et . Il est placé à la droite de sa division, moins le I/ détaché à la légère de cavalerie.