Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Bretagne, un régiment français d'Ancien Régime. Il est dissous depuis 1997.

Création et différentes dénominations

: Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Bretagne devient le d'infanterie de ligne ci-devant Bretagne. 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 1796 : Création de la de deuxième formation 1803 : Renommé d'infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion d'Indre-et-Loire 1820 : La légion d'Indre-et-Loire est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. 1854 : il devient, d'infanterie. 1940 : dissous lors de la signature de l'Armistice 1944 : recréé en tant que d’infanterie 1946 : devient d'infanterie : dissous : recréé en tant que régiment de réserve associé au d'infanterie de Vincennes. Dissolution, le .

Chefs de corps du régiment

1791 : Francois-Anselme De Saint-Victor 1792 : Charles-Francois-Xavier Atthalin 1793 : Jean-Baptiste de Bressoles de Sisce (*) 1794 : chef-de-Brigade Pinet (?) 1794 : Pascal Antoine Fiorella 1796 : Joseph-Théodore Clerc (*) 1797 : chef-de-Brigade Clerence (?) 1797 : chef-de-Brigade Forty (?) 1800 : Louis-François Lanchantin 1803 : Louis-François Lanchantin (*) 1805 : Guillaume-Latrille de Lorencez (**) 1807 : Joseph Pierre Richard 1812 : Jean-Louis Brue (*) 1814 : Jean-Marie Regeau 1815 : Louis André Dupré 1870 : Michel Henry Alfred Pichon ?-1891 Louis Justin Groslambert 1891-1896 : Lucien Bosler

1896 Louis Frédéric Collet ... 1905 : Charles Holender 1907-1909 : Charles Ebener ... ? : Antoine Gramat 1910- : colonel Gabriel Malleterre (nommé commandant de la brigade) - : lieutenant-colonel Luc Miegeville (commandant en second, blessé le , évacué le 10) - : commandant Louis Darc - : colonel Galon (blessé) - : lieutenant-colonel Roller (blessé)

? - : Joseph ChauletJoseph Chaulet sur Mémoire des Hommes (†) 15 : colonel Simon 1917-1920 : lieutenant-colonel Eugène Peyrotte

1930-1932 : colonel Pigeaud

Lieutenant-colonel Bertrand 1944-1945 Ordre du Régiment N°28 du février 1945- décès du Lieutenant-Colonel Bertrand Lieutenant-colonel d’Esneval 1945-1946 Lieutenant-colonel de Stabenrath 1946 (dissolution le 30/04/1946) Chef de bataillon Hallouin 1946 de la d’infanterie à compter du Chef de bataillon de Monner 1946 (en fonction pendant un mois) Chef de bataillon Dufour 1946-1947 Chef de bataillon Garat 1947-1948 Chef de bataillon Martrou 1948-1949 Chef de bataillon Hunold 1949-1950 d’infanterie (formant corps) Chef de bataillon Gérard-Séné 1950-1952 Lieutenant-colonel Négrié 1952-1954 Lieutenant-colonel Jasselin 1954-1956 Lieutenant-colonel Niveau de Villedary 1956-1958 Lieutenant-colonel Sorbier de Pougnadoresse 1958-1960 Lieutenant-colonel Coudurier 1960-1961 Lieutenant-colonel de Peretti 1961-1962 Colonel Burger 1962-1964 Colonel Teysseyre 1964-1966 Colonel Bourdis 1966-1968 Colonel Lamy 1968-1970 Colonel Good 1970-1972 Colonel Grué 1972-1974 Colonel Juin (fils du maréchal) 1974-1976 Colonel Motte 1976-1978 Colonel de Moulins d’Amieu de Beaufort 1978-1980 Colonel Cottereau 1980-1982 Colonel Paris 1982-1984 Colonel Fresnel 1984-1986 Colonel Bonamy 1986-1988 Colonel de Laforcade 1988-1990 Colonel Rousselet 1990-1992 Colonel Buttay 1992-1994 (dissolution du RI le à minuit) Colonel Bonioni 1995-1997 RI de réserve dissous le (*) Officiers qui sont devenus par la suite généraux de brigade, (**) Officiers qui sont devenus par la suite généraux de division

Historique des garnisons, combats et bataille du Ancien Régime

Révolution française et Premier Empire

Guerre de la Première Coalition 1793 : Rheinzabern, Landau, Bergzabern, Ober-Otterbach, Nothweiler, Brumpt, Haguenau et Schlethal 26 décembre : de Wissembourg 1794 : Siège de Demonte 1795 : Bataille de Carcare Bataille de Loano 1796 : Bataille de Mondovi 1798 : Siège d'Ostende 1799 : Bataille de Stockach Combats de Busingen , 1800 : Bataille d'Engen Bataille de Moeskirch Bataille d'Hochstadt, Combats d'Oberhausen Bataille de Hohenlinden (où Théophile-Malo de La Tour d'Auvergne-Corret est tué) 1805 : Campagne d'Allemagne (1805) Bataille d'Ulm 2 décembre : Bataille d'Austerlitz 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna Bataille de Lübeck 1807 : Campagne de Pologne (1807) 8 février : Bataille d'Eylau : Bataille d'Heilsberg 1809 : campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809) Essling, Wagram Znaïm 1812 : Campagne de Russie Bataille de Smolensk (1812), Bataille de Valoutina, Bataille de la Moskowa, Bataille de Wiasma Bataille de Krasnoe 1813 : Campagne d'Allemagne (1813) Bataille de Kulm, 16-19 octobre : Bataille de Leipzig Bataille de Hanau 1814 : Campagne de France (1814) Bataille de Brienne, Bataille de La Rothière, Bataille de Montereau Bataille de Bar-sur-Aube 1815 : Campagne de Belgique (1815) Bataille de Waterloo " Sire, tu veux de la Gloire; eh bien, sois tranquille, demain on t'en foutera. " Grenadier Archer, 1805.

Colonels tués et blessés à la tête du d'infanterie de ligne pendant la période 1804-1815 : Colonel Joseph Pierre Richard : blessé le et tué le Colonel Baudinot : blessé le Colonel Brue : blessé le

Officiers tués et blessés au sein du d'infanterie de ligne pendant la période 1804-1815 : Officiers tués : 55 Officiers morts de leurs blessures : 24 Officiers blessés : 186

1815 à 1852 1828-1833 : participation à l’expédition de Morée pour soutenir les insurgés grecs lors de la guerre d'indépendance grecque et le siège de Coron 1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à hommesHistoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.

Second Empire 1853-1856 : Guerre de Crimée : Après son débarquement en Turquie, le régiment est touché par une épidémie de choléra qui lui fait perdre . Siège de Sébastopol 1859 : Campagne d'Italie Guerre de 1870 Siège de Bitche Bataille de Beaumont Bataille de Sedan

Entre 1871 et 1914 vignette|Soldats du à Saint-Cloud après leur victoire au championnat militaire de cross country de 1913.

Un bataillon du régiment participe à la conquête de la Tunisie par la France.

En 1914, le régiment est caserné à Paris et Fontainebleau.

Première Guerre mondiale Pendant toute la durée de la guerre, le régiment fait partie de la d'infanterie, d'abord rattaché à la de cette division puis à l'infanterie divisionnaire à partir d'.

1914 5 - : Bataille de la Marne octobre - décembre : Bataille de l'Aisne (1914), Bataille de Vauquois

1915 Bataille de Vauquois (où Henri Collignon est tué), Bataille de Champagne (1915)

1916 janvier - juillet : Bataille de Vauquois septembre : Bataille de la Somme décembre : secteur du Chemin des Dames

1917 janvier : secteur du Chemin des Dames février - avril : Bataille du Chemin des Dames

1918 mars-avril : Bataille de Noyon juillet : Seconde bataille de la Marne Alsace septembre - novembre : Bataille de l'Aisne (1918)

Le , le régiment est cité à l'ordre de la française, ses pertes s'élèvent alors à ou disparus, dont .

Entre-deux-guerres Pendant l'entre-deux-guerres, il est stationné à Paris et Fontainebleau, toujours rattaché à la . Il dérive le 103e régiment d'infanterie en cas de mobilisation.

Seconde Guerre mondiale Fidèle à sa devise, il succombe héroïquement sur Asfeld le , au terme de la bataille de l'Aisne. Il lui reste alors 6 officiers, 8 sous-officiers et 82 soldats. Il est dissous dès la création de l'armée d'armistice.

Le régiment renaît de ses cendres lors de la libération de la France. Il est recréé le à partir de la qui regroupe depuis les bataillons 1/22, 4/22, 9/22 et 11/22 des forces françaises de l'intérieur en région parisienne. Rattaché à la nouvelle d'infanterie, le reçoit le son drapeau des propres mains du général de Gaulle.

Il est détaché fin sur le front de l'Atlantique, combattant contre les poches allemandes de La Rochelle. Rééquipé (partiellement) à l'américaine après le rattachement de la à la française le , le entre en Allemagne avec sa division en , installant son PC à Montabaur en juillet.

Depuis 1946 vignette|La garde au drapeau du RI en 1986 à la caserne Mortier à Paris avant une prise d'arme à l'Arc de Triomphe. Le est dissous le , devenant le d'infanterie de la d'infanterie.

Relevant des Forces françaises à Berlin à partir de , après l'Accord quadripartite sur Berlin, il est stationné au Quartier-Napoléon avec le de chasseurs, ces deux unités y « succédant » à la Fallschirm-Panzer-Division 1. Hermann Göring. Redevenu un régiment, le Centre d'entrainement commando N°10 (CEC 10) de Berlin lui est rattaché et délivre un insigne de brevet spécifique aux lauréats du stage d'entrainement commando qu'il dispense. Le est dissous le .

Il est recréé le , comme régiment de réserve associé au d'infanterie de Vincennes. Il est chargé de missions de protection des populations et d'aide aux autorités avant une ultime dissolution le .

Traditions régimentaires Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Zurich 1799 Austerlitz 1805 La Moskowa 1812 Sébastopol 1855 La Marne 1914 Vauquois 1915 Noyon 1918 400px|alt=Drapeau du d'infanterie de ligne|lien=%3AFichier%3A46e%20r%C3%A9giment%20d'infanterie%20de%20ligne%20-%20drapeau.svg

Décorations du régiment La cravate du drapeau est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec une palme, de la croix de guerre 1939-1945 avec une palme, de la Médaille d'or de la Ville de Milan et, depuis 1994, des flammes de l'armée de la République fédérale d'Allemagne et de la ville de Berlin.

Citations du régiment Ordre de la V Armée 427 du :

1940 :

Décorations de soldat servant dans ce régiment Armes d'honneurs (décoration révolutionnaire) : grenadier Pierre Lefort : fusil d'honneur : fusilier Louis Pauvart : fusil d'honneur : fusilier Loup Favard : fusil d'honneur : fusilier Joseph Aubert : fusil d'honneur : caporal Jean-Marie Carton : fusil d'honneur : capitaine Georges Henri Dardart : sabre d'honneur : fusilier Joseph Émilien Libotte : fusil d'honneur : sous-lieutenant Jean-Louis Prosper Mien : sabre d'honneur : lieutenant Jean-Claude Vincent Guillemin : sabre d'honneur : capitaine Jean-Baptiste Triboulez : sabre d'honneur

Devise Sa devise est "Potius mori quam vinci" ("Plutôt mourir qu'être vaincu") qui est remplacée vers 1757 par "Potius mori quam faedari" ("Plutôt mourir que faillir").

Insigne L'insigne du régiment est un écu portant les têtes de La Tour d'Auvergne, héros du régiment tué en 1800 et d'un poilu de la Grande Guerre. En pointe, l'insigne porte le drapeau du régiment de Bretagne, chargé du numéro 46.

Personnages célèbres ayant servi au thumb|right|180px|Carl von Steuben, Louis-Charles-Antoine Desaix en uniforme de capitaine au de ligne en 1792 (1768-1800), 1835, Musée de l'Histoire de France (Versailles).

Louis Nicolas de Clerville, comme cadet, l’année de sa création (1644) Pierre Clavel alors capitaine à la de première formation 1783 à 1791 : Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux 1791 à 1795 : Pascal Antoine Fiorella 1796 à 1800 : Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne (premier grenadier des armées de la République, inhumé au Panthéon) Général Jean-Pierre Dellard en tant que major. Cent jours : Jacques Aupick, beau-père de Charles Baudelaire, blessé à Fleurus.