Cherax quadricarinatus, l’Écrevisse à pinces rouges, est une espèce d'écrevisses d'eau douce de la famille des Parastacidae.
En Australie, elle est élevée en pisciculture car appréciée pour sa saveur.
Devenue envahissante dans de nombreux pays où où elle a été introduite, elle provoque un déséquilibre général de l'écosystème aquatique. Elle contribue à l'intoxication au chlordécone en Martinique.
Description
Systématique Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Cherax quadricarinatus (von Martens, 1868).
L'espèce a été initialement classée dans le genre Astacus sous le protonyme Astacus quadricarinatus von Martens, 1868.
Ce taxon porte en français le nom vernaculaire ou normalisé suivant : Écrevisse à pinces rouges. Elle est cependant parfois aussi appelée écrevisse bleue.
Répartition Cette écrevisse est originaire d'Australie et de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Elle a cependant été introduite dans de nombreuses régions tropicales où elle est parfois devenue envahissante.
Espèce exotique envahissante C. quadricarinatus est considérée comme une espèce exotique envahissante établie en Afrique du Sud, au Mexique, en Jamaïque, à Porto Rico, Indonésie, en Zambie, en Malaisie et à Singapour.
en Martinique Introduite en Martinique au début du pour l’astaciculture, Cherax quadricarinatus est détectée dans le milieu naturel pour la première fois en 2010. De par sa fortes capacités de croissance et de reproduction et ses très faibles exigences écologiques, elle se met ensuite à pulluler et à coloniser de nouveaux territoire de façon fulgurante (avec une dispersion probablement assistée par l’humain) : 4 populations en 2015, 10 populations en 2018, 47 stations réparties sur 23 rivières permanentes en 2023, soit 6 bassins versants totalement envahis. C'est une superprédatrice de l'ensemble de la faune : invertébrés benthiques, crustacés (en particulier pour les crevettes) et même des poissons (juvéniles ou petits adultes). Sa forte abondance dans les cours d’eau provoque un déséquilibre général de l'écosystème aquatique, affectant les caractéristiques physiques et chimiques de l’habitat, y compris les macrophytes.
Par ailleurs, de par sa place de superprédatrice dans l'écosystème, elle bioaccumule les principes toxiques de la chaîne alimentaire jusqu'à l'humain... Elle occasionne ainsi un risque sanitaire lié à la consommation d’écrevisse. Malgré l'interdiction de la pêche en rivière en 2009, la pêche est une activité récréative ancestrale profondément ancrée, la revente illégale de C. quadricarinatus est très lucrative () et elle est localisée principalement en zone contaminée par le chlordécone. Une étude montre que si l'accumulation du chlordécone est très rapide, la décontamination est trop lente pour être envisagée comme alternative.
Il n'existe aucun moyen d’éradication efficace. Ne restent que l'information et la sensibilisation auprès des pêcheurs locaux et des autorités compétentes, et son suivi régulier sur les cours d'eau encore indemnes via ADNe pour la mise en place d'actions précoces.
Notes et références
Liens externes
Site fishfish.fr
Catégorie:Cherax Catégorie:Espèce de décapodes (nom scientifique) Catégorie:Crustacé décrit en 1868 Catégorie:Crustacé d'eau douce Catégorie:Espèce envahissante