La rue La Fayette est une voie parisienne qui traverse les et arrondissements de Paris.

Situation et accès Longue de plus de , la rue La Fayette est un des axes importants de la rive droite de la ville de Paris. Elle est la voie la plus longue, en ligne droite, de Paris. Elle permet de relier le boulevard Haussmann à la place de la Bataille-de-Stalingrad, où elle est prolongée par l'avenue Jean-Jaurès.

Très animée, elle compte de nombreux restaurants et bars, mais elle est surtout connue pour commencer par les célèbres Galeries Lafayette, situées à l'angle de la rue de la Chaussée-d'Antin et du boulevard Haussmann. La rue passe à proximité des gares Paris-Est et Paris-Nord et monte jusqu'aux quartiers entourant la place de la Bataille-de-Stalingrad et le quai de Valmy qui longe le canal Saint-Martin.

La ligne 7 du métro de Paris suit approximativement le tracé de la rue, qui est desservie par les stations : Chaussée d'Antin - La Fayette (lignes 7 et 9) ; Le Peletier (ligne 7) ; Cadet (ligne 7) ; Poissonnière (ligne 7) ; Gare de Magenta (Ligne E du RER) ; Gare du Nord (lignes 4 et 5) ; Gare de Paris-Nord (lignes de RER B et D) ; Louis Blanc (lignes 7 et 7 bis) ; Jaurès (lignes 2, 5 et 7 bis) ; Stalingrad (lignes 2, 5 et 7).

Origine du nom Cette rue porte le nom du marquis de La Fayette (1757-1834), héros de la guerre d'indépendance des États-Unis.

Historique En 1821, un groupement de banquiers (André et Cottier) et d’architectes (Auguste Constantin) achètent les terrains de l'enclos Saint-LazarePlan quartier « Faubourg-Poissonnière » ; îlots ; F/31/77/23. afin de les lotir et y créer le « nouveau Quartier Poissonnière ».

Une ordonnance royale de Louis XVIII en date du ordonne : .

Elle fut ouverte, entre la rue du Faubourg-Saint-Martin et la rue du Faubourg-Poissonnière, en 1823, sur les terrains qui avaient été achetés, comme on l'a vu, par messieurs André et Cottier, sur des terrains qui avait appartenu à l'enclos Saint-Lazare avant la Révolution.

Dans une dépêche ministérielle du , on lit ce qui suit :

Une ordonnance royale du renferme les dispositions ci-après :

En 1830, après la révolution de Juillet, cette première section est renommée « rue Lafayette ».

Par décret ministériel du , une seconde section est ajoutée de la rue du Faubourg-Saint-Martin au rond-point de la Villette en réunissant la rue du Chemin-de-Pantin à la rue La FayetteCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Faubourg Saint-Denis », Rue Lafayette tableau d'assemblage], îlot , F/31/81/33, îlot , F/31/81/36, îlots , F/31/81/37, îlot , F/31/81/38, îlot , F/31/81/39..

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] }

Par décret d'utilité publique du , une troisième section est percée de la rue du Faubourg-Montmartre à la rue du Faubourg-Poissonnière. Ce percement amputant certaines voies, un jugement rendu en l'audience publique de la première chambre du Tribunal civil de première instance de la Seine, à la date du , déclare exproprier plusieurs immeubles des voies suivantes : rue de Montholon rue Cadet rue des Deux-Sœurs rue Buffault

Par décret d'utilité publique du une quatrième et dernière section est percée de la rue de la Chaussée-d'Antin à la rue du Faubourg-Montmartre. Ce percement ampute certaines voies : rue du Faubourg-Montmartre rue de la Victoire rue Laffitte rue de Provence rue Taitbout

En 2022, une piste cyclable bidirectionelle sur chaussée (3 à 4 m de large) a été aménagée dans le cadre du Plan vélo.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette| : Le siège du PCF en 1936. Ignacy Czernik vécut dans la partie du arrondissement de la rue. Ancien hôtel de Montesson : situé à l'angle des rues Lafayette et de la Chaussée-d'Antin (à l'emplacement de l'actuelle cité d'Antin), il avait été construit par Alexandre-Théodore Brongniart, vers 1770, pour madame de Montesson, maîtresse du duc d'Orléans. Un long passage voûté reliait la rue à la cour. Vers la rue Taitbout, la façade sur le jardin était rythmée de pilastres ioniques, à l'image des hôtels construits dans le quartier par Étienne-Louis Boullée. Siège de l'ambassade d'Autriche sous le Premier Empire, l'hôtel fut le théâtre d'un incendie en 1810. Une plaque apposée sur le mur rappelle cet événement. : les jardins de l'hôtel de la Reine-Hortense s'étendaient jusqu'à cet endroit. : hall d'exposition et manufacture de la Maison Debain, fondée par le facteur de piano et d'harmonium Alexandre-François Debain à partir de 1855. : emplacement de l'hôtel Thellusson, détruit en 1823.

: domicile du compositeur Isaac Albeniz de 1880 à 1884. : le , un commando FTP-MOI, composé de Rino Della Negra, Robert Witchitz et Cesare Luccarini attaque des convoyeurs de fonds allemands, mais c’est un échec. Della Negra, blessé et Witchitz sont arrêtés. Luccarini ayant réussi à fuir sera arrêté quelques heures plus tard par les Brigades SpécialesLuccarini (ou Lucarini) Cesare, dit « Marcel », maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr.. Square Montholon : le seul espace vert situé sur le parcours de la rue. et , rue Cadet : ancien hôtel Cromot du Bourg. : Emplacement de la manufacture des papiers peints Leroy de 1842 à 1912. : ancien hôtel du Petit Journal. : une plaque mentionne . : siège de la manufacture Alexandre Père et Fils de 1891 à 1913. La rue traverse les voies de la gare de Paris-Est sur le pont La Fayette, un pont en béton armé, construit en 1928 par Albert Caquot. : façade d'immeuble ornée d'une paire de cariatides (vers 1865), œuvre de jeunesse de Jules Dalou. : domicile du peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977), en 1944, alors qu'il était l'élève de Jean Dupas à l'École nationale supérieure des beaux-artsAlain Valtat, Catalogue raisonné du peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977), Sceaux, Éditions Lévana, 1996, .. : Institut kurde de Paris. : Franz Liszt a résidé dans cet immeuble, page 113.. : siège du Parti communiste français (PCF) entre 1921 et 1937. Il est ensuite le siège de la fédération PCF de Paris avant d’être loué à des entreprises. : le photographe Pierre Petit (1831-1909) installe son atelier à cette adresse après la guerre de 1870. : domicile de l'artiste peintre franco-belge Charles Ferdinand Ceramo (1831-1909), en 1885Catalogue de la 27 Exposition d'Amiens de 1885, organisée par la Société des amis des arts de la Somme, . « Nos trésors cachés, Paris arrondissement, www.nos-tresors-caches.com.. Au XIX siècle, un restaurant Bouillon Duval se trouvait à ce niveau, à l'intersection avec le boulevard Magenta. : façade d'immeuble factice appartenant la RATP, destinée à abriter des bouches d'aération de la ligne B du RER d'Île-de-France. Ce décor est évoqué par Umberto Eco dans Le Pendule de Foucault comme donnant . : Centre d'information sur le Kurdistan. En 2013, trois militantes kurdes y sont assassinées. : maison du puisatier, construite à la fin du XIX siècle comme accès à l'aqueduc de ceinture des eaux du canal de l'OurcqComptes rendus des séances de la Commission du Vieux Paris dy du 12/07/2012 p.29. : école privée Saint-Laurent, fondée en 1940« Historique », ecolesaintlaurent.fr, consulté le 23 septembre 2026.. 205 : immeuble édifié, et signé en façade, par l'architecte C. Michel en 1894. 214 : accès vers l'église Saint-Joseph-Artisan. Ancienne église des Allemands puis des Alsaciens-Lorrains et des Luxembourgeois de Paris. 231 bis : immeuble réalisé par l'architecte Émile Thion« Émile Thion », pss-archi.eu.. Le théâtre La Fayette, dont l'existence fut brève, fut ouvert dans cette rue en 1867.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale. .

Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

La Fayette La Fayette La Fayette Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme