, soit « école des caractéristiques des phénomènes »Robert E. Buswell Jr., Donald S. Lopez Jr., The Princeton Dictionary of Buddhism, Princepton, Princeton University Press, 2014, xxxii + 1265 p., p. 297 - 298. est le nom d'un courant du bouddhisme japonais, qui s'inspire du cittamātra / Yogâcâra indien. Cette école japonaise est une transposition du courant chinois fǎxiàng zōng, introduit en 654 dans le pays du Soleil levant par un moine du nom de Dôshô à son retour d'un séjour en Chine auprès de Xuanzang.

En Chine, l'école Faxiang fut fondée dans la seconde moitié du par , disciple de Xuanzang. Ce dernier avait ramené d'un long son pèlerinage d’Inde plus de six cent cinquante manuscrits, dont plusieurs portaient sur la conscience pure (japonais, yuishiki; chinois, wéishí zōng); il s’appuya en particulier sur La Trentaine (sanskrit Trimshika, ch. ) de Vasubandhu avec le commentaire de Dharmapāla.

Appellations Hossô est la prononciation en japonais du chinois Faxiang (Fa-hsiang), terme qui signifie « caractéristiques des dharmas » (c'est-à-dire des phénomènes). La philosophie de ces écoles était aussi connue au Japon sous le nom de yuishiki, et en Chine de weishi, ces deux termes traduisant le sanskrit vijñapati-mātra qui signifie, lui, « rien-que-conscience ».

Caractéristiques Le nom Faxiang aurait été popularisé par Fazang (), promoteur de l’école Huayan, pour souligner ce qu'il voyait comme l'infériorité de la conscience pure, qui selon lui ne traite que des caractéristiques apparentes (xiang) des dharmas (fa), alors que le Huayan traite de la nature même de ces phénomènes apparents.

Histoire de l'école au Japon L’école est introduite au Japon entre le milieu du et le début du par six moines différents, et elle est l'une des . Incontournable pour la philosophie bouddhiste de la fin de la période Nara, elle est celle qui résiste le mieux à la montée des écoles Shingon et Tendai durant la période Heian. Très diminuée en tant qu’école indépendante dès le , il ne subsiste plus au qu’un petit groupe de pratiquants déclarés. Il n’en demeure pas moins que la pensée de la conscience pure a exercé une grande influence aussi bien en Chine qu’au Japon, en particulier sur les écoles Tiantai, Huayan et Zen.

Références

Voir aussi

Bibliographie

Textes

Études

Dans la littérature Yukio Mishima, La Mer de la fertilité (tétralogie romanesque), 1967-1971. Gallimard, coll. « Quarto », 2004 V. en particulier le tome 3, Le temple de l'aube. Stéphane Giocanti, Yukio Mishima et ses masques, L'Harmattan, 2021. (Voir le chap. « Le masque des masques »).

Catégorie:Mahâyâna Catégorie:Bouddhisme au Japon