Maurice Arnoux, né le à Montrouge et mort le à Angivillers (Oise), est un aviateur français, commandeur de la Légion d'honneur.
Biographie Maurice Arnoux est né le à MontrougeArchives en ligne de l’état civil des Hauts-de-Seine, commune de Montrouge, acte de naissance sans mention marginale de décès, année 1895 (page 49/74).. Son père travaillait au Conseil d'État. Il fait ses études au lycée Michelet à Vanves. Après les cours, il se rend sur les terrains où commencent à piloter Louis Blériot et Henri Farman. Il poursuit ses études à l'École d'électricité et de mécanique industrielle pour devenir ingénieur.
Il obtient son baptême de l'air en 1912, grâce à Pierre-Émile Gougenheim, chef pilote de l'École Farman à Étampes. Il a alors l'idée de réaliser des petits moteurs d'avion avec son ami Mauny, dont le père possède un atelier de mécanique à Montrouge.
Première Guerre mondiale N'ayant pas effectué son service militaire car âgé de 19 ans, il est mobilisé au mois de au d'aviation à Bron, près de Lyon d'où il est affecté à l'escadrille MF 99 S qui est envoyée par la France soutenir la Serbie qui se bat toujours en 1915 contre les armées austro-hongroises. Simple soldat ayant le rôle de conducteur automobile, Maurice Arnoux s'embarque à Marseille avec son unité le pour arriver en Serbie deux semaines plus tard, les appareils français s'installant près de Belgrade. La MF 99 S, après avoir combattu près de six mois sur le front serbe, doit battre en retraite avec toute l'armée serbe à la suite de l'offensive menée par les troupes allemandes et bulgares au mois d'. Maurice Arnoux va conduire son camion Berliet jusqu'à la ville de Prizren puis gagner à pied le rivage de l'Adriatique en passant par les montagnes enneigées d'Albanie.
Rapatrié en France via l'Italie à la fin de l'année 1915, il se porte volontaire pour devenir pilote et sa demande est acceptée. Le , il est breveté pilote militaire (brevet ). Après un stage à Avord et à Châteauroux, il est envoyé au front à Verdun. Sergent, il commence comme pilote d'avion d'appui d'infanterie, c'est-à-dire qu'il vole très bas afin de soutenir les fantassins dans cet avion qu'il appelle « la cage aux poules » à . En raison de son rôle d'observateur lors de la reprise du fort de Douaumont, il est cité à l'ordre du corps d'armée le . Cité huit fois à l'ordreépithaphe sur sa tombe de Montrouge.
Le , il devient pilote de chasse dans l'escadrille sur un Nieuport monoplace. À deux reprises, son avion est touché. Il doit atterrir de toute urgence et s'en sort miraculeusement indemne. Il compte ensuite cinq victoires homologuées et obtient : cinq citations à l'ordre de l'Armée aérienne ; la médaille militaire le 11 citations ; la Légion d'honneur le . Il a 23 ans.
Entre-deux-guerres Il est nommé sous-lieutenant en , puis lieutenant réserviste en , capitaine en 1930 et commandant en 1938.
Breveté pilote civil en , il termine second dans les coupes Dunlop et Zénith en 1931. En 1933, il bat le record de vitesse des pour monoplace de à de moyenne. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, il enchaîne les victoires dans les courses civilesRencontre de champions : André Japy et Maurice Arnoux. La Vie aérienne n°81, 20 avril 1937. Quatre records du monde de vitesse sur son Caudron C.460 Rafale, dont les 100 km en circuit fermé. Détenteur de la Coupe Deutsch de la Meurthe en 1934 et de celui des 12 Heures d'Angers. Cette même année, il fonde avec Marcel Mérat un ancien pilote de la Première Guerre mondiale, l'Aéroclub du Canton de Sceaux (AéCCS) pour l'entraînement de jeunes pilotes civils. Ils débutent sur l'aérodrome de Guyancourt avec un Caudron C.270 Luciole puis ils s'installent sur l'aéroport d'Orly avec un second avion, un Potez 58, puis sur l'aérodrome d'Étampes - Mondésir. L'aéroclub se déplace en 1947 sur le terrain de l'aéroport de Toussus-le-Noble.
Seconde Guerre mondiale Engagé dans la drôle de guerre, en attendant des avions neufs, promis mais jamais arrivés, il est abattu le . Légèrement blessé, il est soigné à l'hôpital mais le , à la suite d'un combat héroïque dans les airs, contre sept avions ennemis, il est abattu à bord de son Morane-Saulnier MS.406. Son avion s'écrase dans un champ de blé dans la commune d'Angivillers (Oise). Il est enterré près d'une église, laissant seuls sa femme et ses trois enfants. Plus tard, une deuxième tombe est creusée au cimetière de Montrouge dans le de Paris.
Distinctions le le avec palme
Une rue de Montrouge, sa ville natale, porte son nom.
Sources Marcellin Richard, « Maurice Arnoux - Aviateur 1895-1940 - commandeur de la Légion d'honneur » in La Cohorte, , , .
Notes et références
Liens externes Biographie, liste des victoires aériennes, profil couleur de son appareil
Catégorie:Naissance en septembre 1895 Catégorie:Naissance à Montrouge Catégorie:Décès en juin 1940 Catégorie:Décès dans l'Oise Catégorie:Décès à 44 ans Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Aviateur français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français mort lors de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Aviateur français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Montrouge Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1919 Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Naissance dans le département de la Seine