vignette|Photographie publicitaire pour Daiei La , plus connue sous le nom de , est une société de production cinématographique japonaise, fondée en à la suite de la réorganisation de l'industrie du cinéma par les autorités militaires japonaises et active jusqu'en 1971.
Historique Fondation pendant les années de guerre En 1937 commence la seconde guerre sino-japonaise et le est mise en application au Japon la loi sur le cinéma qui vise à placer toute la création cinématographique sous le contrôle du gouvernement. À partir de 1941, l'industrie du cinéma japonaise connait de réels ennuis avec les autorités militaires en raison de son incapacité à produire suffisamment de films de propagande, tandis qu'un plan de réquisition prévoit de réserver à l'armée l'emploi des pellicules cinématographiques vierges. Dans ce contexte, afin de rationaliser l'usage de la pellicule et d'augmenter le contrôle sur l'industrie du cinéma civile, il est officiellement décidé de sa réorganisation en profondeur, et les dix studios de production en activité s'entendent annoncer qu'ils vont être regroupés en deux compagnies, chacune d'elles devant produire deux films par moisDictionnaire du Cinéma Larousse (édition 2001) page 379. Mais Masaichi Nagata, le directeur de la Shinkō Kinema, parvint à faire accepter la création d'une troisième compagnie.
Ainsi en , l'industrie du cinéma japonais est donc réorganisée autour de trois compagnies, la Shōchiku , la Tōhō et la toute nouvelle , fruit de la fusion des studios de production de la Nikkatsu, de Shinkō Kinema et de Daito, et qui prendra plus tard le nom de . L'écrivain Kan Kikuchi est placé à sa tête mais en réalité, c'est Masaichi Nagata qui la dirige. Cependant avec cette restructuration sous forme de contraction, de nombreux professionnels du cinéma perdent leur emploi.
La Daiei connaît des débuts difficiles : bien que dotée de studios de production en nombre, son réseau de distribution est en revanche restreint, car la partie distribution de la Nikkatsu, resté indépendante, n'a pas été incluse dans la fusion. Le premier film qui rapporte de l'argent à la Daiei est de Heinosuke Gosho.
Les succès dans les festivals internationaux Masaichi Nagata devient officiellement président de la Daiei en 1947. C'est après la guerre que la société de production connaît sa période la plus faste. Le succès international vient avec d'Akira Kurosawa, qui remporte de façon inattendue le Lion d'or de la Mostra de Venise 1951Liste des prix de la Mostra de Venise 1951. Le film éblouit l'Occident par ses audaces formelles et ce succès conforte Masaichi Nagata dans l'idée que le cinéma japonais s'imposera au monde avec des productions de qualité. Il développe une politique destinés à conquérir festivals et marchés occidentaux avec des films de prestige, essentiellement historiques. Il s'entoure de grands cinéastes et d'acteurs vedettes tels Kazuo Hasegawa, Kinuyo Tanaka, Machiko Kyō, Masayuki Mori ou encore Ayako Wakao, transformés sous sa houlette en ambassadeurs du cinéma et de la culture japonais.
La liste des succès est vertigineuse, de Kōzaburō Yoshimura est présenté en compétition lors du festival de Cannes 1952 et de Teinosuke Kinugasa remporte la Grand prix au festival de Cannes 1954 ainsi que l'Oscar du meilleur film international en 1955. , et de Kenji Mizoguchi sont récompensés trois années de suite à la Mostra de VeniseListe des prix de la Mostra de Venise 1952Liste des prix de la Mostra de Venise 1953Liste des prix de la Mostra de Venise 1954.
L'âge d'or à la Daiei, littéralement euphorique, culmine avec de Kenji Misumi, le premier film japonais en 70 mm produit pour concurrencer les superproductions dans le genre de Ben-Hur.
Le déclin des années 1960
Malgré les succès, la crise économique des années 1960 est fatale à la compagnie, qui accuse un rapide déclin. En 1971, Masaichi Nagata dépose son bilan.
Filmographie partielle 1942 : de Heinosuke Gosho 1943 : de Daisuke Itō 1943 : de Hiroshi Inagaki 1948 : de Hiroshi Inagaki 1949 : d'Akira Kurosawa 1950 : d'Akira Kurosawa 1951 : de Kōzaburō Yoshimura 1951 : de Kenji Mizoguchi 1951 : de Kōzaburō Yoshimura 1952 : de Mikio Naruse 1953 : de Mikio Naruse 1953 : de Kenji Mizoguchi 1953 : de Shirō Toyoda 1953 : de Teinosuke Kinugasa 1954 : de Kenji Mizoguchi 1954 : de Kenji Mizoguchi 1954 : de Kenji Mizoguchi 1955 : de Kenji Mizoguchi 1955 : de Kenji Mizoguchi 1956 : de Kenji Mizoguchi 1958 : de Daisuke Itō 1958 : de Kon Ichikawa 1959 : de Kon Ichikawa 1959 : de Kon Ichikawa 1959 : de Yasujirō Ozu 1960 : de Kinuyo Tanaka 1960 : de Kon Ichikawa 1960 : de Kon Ichikawa 1961 : de Kon Ichikawa 1961 : de Kenji Misumi 1962 : de Kon Ichikawa 1962 : de Kenji Misumi 1963 : de Tokuzō Tanaka 1963 : de Kon Ichikawa 1965 : de Yasuzō Masumura 1965 : de Noriaki Yuasa 1965 : de Kenji Misumi 1966 : de Yasuzō Masumura 1966 : de Yasuzō Masumura 1967 : de Yasuzō Masumura 1969 : de Kazuo Ikehiro 1971 : de Nagisa Ōshima
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Cinéma japonais Masaichi Nagata Shinkō Kinema
Liens externes Les Splendeurs de la Daiei - MCJP
Notes et références
Catégorie:Société de production de cinéma ayant son siège au Japon Catégorie:Entreprise fondée en 1942 Daiei