Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de la Reine, un régiment français d'Ancien Régime.

Il est dissous en 1999. Son drapeau a été confié au groupement de recrutement et de sélection Nord-Ouest (GRS NO).

Création et différentes dénominations

: Régiment de Boyons 1638 - 1659 : Régiment d'Huxelles 1659 - 1661 : Mazarin-Français 1661 - 1791 : Régiment de la Reyne - infanterie - 1661 - 1776 : N°24 - 1776 - 1790 : N°42 : Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de La Reine, prend le n° 41, par suite de la cassation du régiment du Roi (n°23), rétrogradé au n°105, par décret du , pour avoir pris part aux troubles de Nancy, le de la même année et devient le d'infanterie de ligne ci-devant La Reine. 1796 : de deuxième formation 1803 : dissolution : 41e régiment d’infanterie de ligne 1815 : Légion de l'Aude 23 octobre 1820 : Renommée du Haut-Rhin et bis d'Ille-et-Vilaine elle est amalgamée, et renommée d'infanterie de ligne . 1882 : d’infanterie 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le d'Infanterie 1923 : dissolution (traditions gardées par le RI) 1929 : Reconstitution et incorporation dans la 19e Division d'infanterie. 1940 : dissolution à l'issue de la campagne de France. 1940 : Reconstitution à Brive et Saint-Yrieix-la-Perche au sein de l'armée d'armistice. 1942 : dissolution après le passage de la ligne de démarcation par les Allemands 1944 : d'infanterie, recréé en novembre dans le camp de Coëtquidan, avec les Bataillons F.F.I et F.T.P du Morbihan et d'Ille et vilaine avec pour devise « Hardi Bretagne ») 1946 : d'infanterie 1949 : d'infanterie 1953 : dissolution 1956 : d'infanterie 1957 : dissolution 1963 : d'infanterie 1964 : d'infanterie 1999 : dissolution 2019 : groupement de recrutement et de sélection Nord-Ouest - régiment d'infanterie 2025 : groupement de recrutement et de sélection Nord-Ouest perd la double appellation mais reste dépositaire du drapeau. thumb|right|150px|insigne de béret d'infanterie

Chefs de corps

Historique des garnisons, campagnes et batailles Ancien régime

Révolution française et Premier Empire

1792 : Le régiment embarque pour les colonies. 1793 : Le rentre en France et sera incorporé, le frimaire an V (), dans la de deuxième formation. Le reste aux colonies et participe aux batailles et combats de la Révolution haïtienne et de l'expédition de Saint-Domingue. Il sera par la suite fondu dans les régiments coloniaux. Le drapeau du Régiment de la Reyne disparait au cours de cette campagne. Le 41 devient vacant.

1 - Siège de Fort Sans-Culotte pendant la Chouannerie, lors de l'expédition de Quiberon. Une partie de la garnisonLa garnison du fort est formée d'éléments du d'infanterie, soit 450 prisonniers, se déclarent volontaires pour être enrôlés dans le régiment d'Hervilly.

1796 : Reformé en tant que de deuxième formation, avec les unités suivantes : bataillon de la légion de police des Fédérés Nationaux de volontaires de la Charente-Inférieure de volontaires du Gard de volontaires du Morbihan de volontaires de l'Aisne de volontaires de Paris également appelé bataillon du Théâtre-Français

" La y a fait son devoir." Maréchal Soult, 1800.

1815 à 1852 1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151. Armée d'Afrique-Algérie 1839-1848 8- : Enlèvement des matamores de Bou-Chouicha : combat de l'oued El Malah ou est tué le kalifat, Mohammed Ben Allel dit Sidi-Embarek, conseiller d'Abd-el-Kader et qui était son véritable homme de guerre. " Votre rôle fut brillant dans les combats qui ramenèrent à l'obéissance les tribus révoltées." Général de Lamoricière, 1847.

1871 à 1914 Le , le bataillon, formé, pour la plupart, de nouveaux arrivants, quitte le dépôt pour créer le de marche qui formera la de la du d'arméeOpération du et de la durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le forme le 154e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale - - . En 1914, la caserne du est la caserne Saint Georges, à Rennes. La mobilisation est décrétée le ; le 5, le drapeau du régiment est présenté au , par le lieutenant-colonel Passaga. En 1914, le régiment se compose de trois bataillons, presque que des Bretons, provenant des subdivisions de Rennes, Vannes et Saint-BrieucHenri Charles-Lavauzelle, Historique sommaire du d'infanterie, éditeur militaire, Paris, 1920, page 5..

À la d'infanterie d' à , puis à la d'infanterie jusqu'en .

1914 Combat de Ham-sur-Sambre, le Le d'infanterie doit garder les passages de la rivière Sambre, en Belgique, de Ham-sur-Sambre jusque Floreffe. Il arrive le et le combat commence le lendemain, d'abord à Jemmapes puis devant Ham-sur-Sambre ; les bataillons sont divisés entre le combat (), et la garde des passages à niveau et des ponts ( et ). Les Allemands échouent puis se retranchent. Le lendemain, à la suite d'un combat, les troupes se replient vers la France. Combat de Sains-Richeaumont, les 29 et Les Allemands sont refoulés dans l'Oise, notamment par le . Mais le lendemain, la retraite générale est ordonnéeHenri Charles-Lavauzelle, Historique sommaire du régiment d'infanterie, éditeur militaire, Paris, 1920, page 6.. Première bataille de la Marne le Combat de Craonne le Combat de Hurtebise du 18 au Combat de Neuville-Vitasse le

1915 Bataille d'Arras du au Combats du Four de Paris le

1916 Bataille de Verdun Secteur de Flirey Offensive de Champagne Secteur des Éparges

1917 Combat de la cote 344 le Le d'infanterie dans le secteur Eix-Châtillon le

1918 Combats de Hangard-en Santerre du 16 au Combats de Vierzy du au . Le , lors de l'offensive Michael le régiment d'infanterie est chargé de défendre la ligne de front de Vierzy à Tigny. Ralentissant l'avancée allemande, le régiment fini toutefois par être submergé par la pression et est contraint de se replier le en lisière de la forêt de Retz puis le à l’est de Longpont. Le le régiment est décimé : un décompte imprécis estime les pertes à 15 morts, 213 blessés et (la plupart sont prisonniers). Il ne reste que 200 hommes valideswwi/29_mai_4_juin_1918_le_41e_ri_est_decime_a_vierzy.html 29 mai-4 juin 1918 : le RI est décimé à Vierzy.

Seconde bataille de la Marne le Bilan : tués.

Entre-deux-guerres Le capitaine Brébant prend le commandement de la du au . Le RI en 1930, était basé à Rennes, caserne Mac-Mahon à l'époque.

Seconde Guerre mondiale Bataille de France de 1940

Le régiment, dont la garnison est à Rennes, sert au sein de la sur la Sarre, sur le Somme et sur l'Oise. À l'époque, le régiment est un régiment d'active de type « nord-est » à trois bataillons. Début , il est stationné à Dietwiller au sud de Mulhouse, pour défendre le Rhin entre Neuf-Brisach et Kembs. Il est commandé par le lieutenant-colonel Camille Loichot depuis le .

Somme et Oise Le , le reçoit l’ordre de se tenir prêt pour faire mouvement. Le , le régiment arrive à Ressons-sur-Matz, puis par camion et à pied, il remonte vers le Nord, et arrive dans le Santerre, au sud de la Somme. Il stationne à Estrées-Deniécourt et dans ses environs. Le PC du régiment est à Vermandovillers.

La mission générale initiale est de tenter le passage de la Somme dans le cadre d’une offensive visant à relier les armées alliées du Nord. Devant l’impossibilité de monter une telle offensive, la mission devient défensive, donc d’empêcher les Allemands de franchir la Somme et de progresser vers Paris. Mais les Allemands ont déjà établi des têtes de pont d’infanterie sur la Somme entre Amiens et Péronne et au sud de Péronne.

Dans la première phase de la bataille fin mai, le est séparé en deux, le II/ participant aux attaques à l’aile droite de la et les deux autres bataillons couvrant l’aile gauche de la division. Les trois bataillons seront regroupés à la gauche de la division pour les combats de début juin.

Les combats commencent le à la droite de la division par l’attaque de Villers-Carbonnel par le II/ appuyé par quelques chars de la nouvellement créée. Le village est pris mais une contre-attaque allemande contraint à l’abandonner le lendemain.

Le les combats s’engagent sur la partie nord du front de la avec l’attaque d’Assevillers par le I/. Les trois compagnies progressent en terrain découvert après une courte préparation d’artillerie. La progression est rapidement arrêtée et le I/ se retire sur sa position de départ vers Estrées Dénicourt. Le , pas de combats d’infanterie, mais échanges de tirs d’artillerie. Le préparation des positions et tirs d’artillerie. Le , des tentatives d’infiltrations allemandes sont repoussées. Le , organisation des défenses. Le général Lenclud remplace le général Toussaint à la tête de la .

Le , le village de Fay tenu par le III/ est attaqué, mais résiste. Les 2, 3 et , pas de combats. Le l’offensive allemande vers le Sud commence sur le front de la Somme. Dans le secteur de la D.I. l’attaque principale avec des blindés part d’Assevillers, se dirige plein Sud et pèse principalement sur le qui est écrasé en deux jours.

Le occupe alors les positions suivantes : I/ à Foucaucourt-en-Santerre au centre II/ à Herleville à gauche III/ à Fay et Soyécourt à droite PC à Vermandovillers

L’offensive allemande commence vers par l’attaque de Fay, tenu par la du III/. Bien que progressivement encerclée, la va tenir pendant trois jours face aux Allemands. À Foucaucourt, les Allemands attaquent par le Nord Ouest où ils sont arrêtés par le tir des mitrailleuses, puis font une tentative de contournement par l’Ouest en direction du Sud. Le bataillon commence à manquer de munitions, il faut aller en chercher au PC du bataillon à Vermandovillers.

À Herleville, les et du II/ subissent également les attaques des Allemands qui s’infiltrent par un ravin situé au Nord du village. L’artillerie du et du qui est positionnée au sud-est près du Bois Étoilé fait l’objet d’une tentative d’encerclement. Les servants du défendent efficacement leurs pièces mais les pièces du sont prises par les Allemands. Prévenu, le PC du régiment envoie l’adjudant Tardiveau qui s’est porté volontaire pour une contre-attaque. Il équipe deux chenillettes de ravitaillement de fusils mitrailleurs et avec trois hommes il se porte à l’attaque. Surpris, les Allemands décrochent, les pièces d’artillerie sont reprises. L’adjudant Tardiveau poursuit sa route vers Herleville et met en déroute d’autres Allemands. Au total 216 prisonniers allemands seront faits dans ce secteur. Soyécourt tenu par le III/ est aussi attaqué mais résiste également.

Le , les unités allemandes dépassent le . En effet, le , son voisin de droite, est détruit par les unités blindées allemandes. Sur le front du , le PC du régiment à Vermandovillers fait l’objet de tirs d’artillerie allemands. Le clocher de l’église est détruit. De Vermandovillers, on voit les colonnes blindées allemandes se diriger vers le Sud en dépassant le village. De la même façon, Soyécourt tenu par le III/ subit aussi des tirs d’artillerie qui détruisent également le clocher. La continue à tenir Fay. Le I/ continue à tenir Herleville et repousse trois attaques allemandes durant la journée. Il commence à manquer de vivres et de munitions. Afin d’échapper à l’encerclement allemand, l’artillerie du III/ qui soutenait le se retire vers Lihons. Les troupes s’attendent à une contre-attaque française ; une tentative d’attaque de chars a bien été faite le au nord de Roye, mais elle échoue. Le commandement de la décide de la retraite de la .