Richard Prasquier, né Ryszard Praszkier, le à Gdańsk en Pologne, est un médecin cardiologue français, président du Conseil représentatif des institutions juives de FranceCharlotte Lazimi, Crif: Prasquier réélu, Le JDD, 13 juin 2010 de 2007 à 2013.
Origines et études
Origines Richard Prasquier est l’un des premiers enfants juifs nés après-guerre en Pologne ; ses parents, rescapés de la Shoah, décident d’émigrer de Pologne aux États-Unis après le pogrom de Kielce mais leur route s’arrête en France.
Son père est Joël (Jurek) Prasquier et sa mère, Debora Prasquier née Zylberberg. Ses grands-parents paternels sont Itzhak Praszkier, fusillé par les nazis, et Rachel, gazée à Bełżec.
La sœur de Joël Prasquier, Michalina, a été assassinée avec sa mère (Rachel Prazkier), son mari et leur bébé. Le frère de Joël Prasquier, David, est tué dans les rangs de l'armée polonaise.
Le grand-père maternel de Richard Prasquier, Jakub Zylberberg, est assassiné au camp de concentration de Poniatowa. La grand-mère maternelle de Richard Prasquier est Yochevet Abarbanel. En secondes noces, elle épouse le Grand-rabbin hassidique Samuel Jacob Rubinstein. La rabbine Rubinstein est la fille de David Shlomo Abarbanel et de Perla Miyam née Rabinowicz, morts pendant la Shoah. Elle descend des grands maîtres du hassidisme : le Yehoudi de Pchis'ha et de Menachem Mendel de Rimanov. Le jeune frère de Yochevet, Samuel, est abattu par les nazisVoir la page dédiée à sa famille par le Dr Richard (Reouven) Prasquier, à la fin du volume de Shmuel Albert, 2014..
Études
Il fait ses études au lycée Charlemagne, puis en médecine. Il est interne des hôpitaux de Paris.
Carrière médicale Richard Prasquier est cardiologue et occupe le poste de chef de clinique à l'hôpital Beaujon. Il reste attaché à ses origines et devient, en 1989, un membre fondateur de l'Association des médecins d'origine polonaise de France (AMOPF).
Vie publique Responsabilités communautaires De 1993 à 1999, Richard Prasquier préside l'association ACEFI - Bonds d'Israël.
En 1994, il s'engage au CRIF en prenant la tête du groupe de liaison avec la Conférence épiscopale de l'Église catholique et la commission des relations internationales du CRIF. Il préside, au sein de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, la commission « Solidarité ».
Dès 1997, Richard Prasquier devient le président du Comité français pour Yad Vashem.
En 2006, il accompagne le pape Benoît XVI au camp d’Auschwitz-Birkenau.
À la suite des recherches de Marcello Pezzetti, historien juif italien spécialiste de la Shoah, et avec l'aide du Père Patrick Desbois, délégué de l’épiscopat français auprès des juifs, Richard Prasquier acquiert, pour la céder au Musée d’Auschwitz et en faire un lieu de recueillement, la "maison rouge"Richard Prasquier, l'ami vigilant, La Croix, 15-10-2015 ou Bunker I de Birkenau, où étaient assassinés les juifs avant la mise en fonction en des quatre "complexes de la mort" (chambre à gaz et crématoire)Le mystère enfin levé de la première chambre à gaz d'Auschwitz-Birkenau, Le Monde, 19-11-2001.. Il est nommé membre du Conseil international d'Auschwitz en 2003.
Le , Richard Prasquier devient le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) lors de l'assemblée générale, succédant ainsi à Roger Cukierman dont il était le conseiller (et qui lui succèdera en 2013). Après son premier mandat, il est réélu pour 3 ans, le .
Le , Richard Prasquier devient président de la section française du Keren HayesodLe Keren Hayessod France présidé par Richard Prasquier.
Engagement En , alors que l'Opération Plomb durci fait rage, il participe à une manifestation silencieuse devant l'ambassade parisienne d'Israël en soutien aux victimes des tirs de roquettes du Hamas depuis la bande de Gaza. Lors de cette manifestation, il déclare notamment : Chloé Leprince, « Le dialogue entre musulmans et juifs de France gelé par la guerre », Rue89, nouvelobs.com, 4 janvier 2009..
À partir de 2010, dans le cadre de l'affaire Mohammed al-Durah, il interpelle plusieurs fois les autorités, estimant qu'on ne peut lutter contre l’antisémitisme si on ne s’attaque pas à la propagande Affaire Al-Dura : le temps de la vérité, Causeur, 26 juin 2013.Reportage à Netzarim, quelle vérité ?, sur le site du CRIF, 6 mars 2012.Affaire Al-Doura : une commission d’enquête pour sortir de l’impasse sur le site du CRIF, 19 octobre 2010..
En 2011, au lendemain de la diffusion sur France 2 d'un reportage d'Un œil sur la planète intitulé Un État palestinien est-il encore possible ?, il adresse une lettre ouverte destinée au Président du groupe France Télévisions, Rémy Pflimlin, dans laquelle il rappelle d'abord l'affaire Al Dura que, selon lui, « France 2 a toujours refusé d'éclaircir » puis juge que le reportage visé « a présenté, d'un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale ».
À propos de la conférence de Durban II sur le racisme organisée par l’ONU en , M. Prasquier déclare que « le spectacle des 23 délégations quittant la salle devant les outrances d’Ahmadinejad marquera la conférence de Genève ».
Richard Prasquier a déclaré le à l'Assemblée nationale : Richard Prasquier a fait cette déclaration à l'occasion du colloque « Religions, homophobie, transphobie »colloque "Religions, homophobie, transphobie", durant lequel les représentants des différentes religions (Marie-Laure Dénès, représentante de la Conférence des évêques de France ; Jean-Pierre Rive, représentant de la Fédération protestante de France ; Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris ; Michaël Azoulay, représentant du grand rabbin de France ; et Federico Procopio, administrateur de l'Union bouddhiste de France) ont tous condamné officiellement l'homophobie, partageant ainsi l'appel du lancé dans Le Monde par des intellectuels croyants. vignette|Jardin Aron Jean-Marie Lustiger à l’abbaye d’Abu Gosh en Israël. En 2012, après les attentats de Toulouse de mars puis le démantèlement en octobre d'une cellule islamiste radicale responsable d'un attentat à Sarcelles en , il est reçu par le président de la République François Hollande. Dans une interview au Figaro, il prône une extrême vigilance face à l'islam radical : « La complaisance, même l'indifférence, doit être interdite, comme avec le nazisme. ».
En 2013, il est à l'origine d'un jardin mémorial érigé en l'honneur de Jean-Marie Lustiger, au sein de l’abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh, située dans le village à majorité arabe musulmane d'Abou Gosh, en Israël.
Le , à la suite des attentats de Charlie Hebdo, il déclare : .
Il est également membre du comité de parrainage du Collège des Bernardins.
Aveu de dissimulation fiscale Richard Prasquier a reconnu le devant les enquêteurs avoir créé avec la banque HSBC de Genève une société offshore de droit panaméen, Lotsun, dont les avoirs atteignaient 5 millions d'euros, à propos de laquelle il a déclaré : « Cette société était implantée au Panama parce que c'est un paradis fiscal. Le compte suisse ouvert à mon nom n'était déjà pas déclaré, et cette société n'avait effectivement que pour seul but de nous dissimuler encore davantage ».
Vie privée Richard Prasquier est marié, père de cinq enfants.
Prix et récompenses
Prix d'honneur Zakhor Pour la Mémoire pour l'ensemble de son travail réalisé au sein du Comité français pour Yad Vashemle Prix d'Honneur Zakhor Pour la MémoireIl continue de publier sur la "Mémoire", voir, Richard Prasquier. "Mémoire". EchosUnir (Le journal des Communautés Israélites du Bas-Rhin). No. 269. Septembre-Octobre 2012. Tichri 5773, p. 19-20. Prix 2015 de l’Amitié judéo-chrétienne de France
Liens externes
Richard Prasquier, nouveau président du CRIF - communiqué du Crif
Site du CRIF (fréquents éditoriaux de Richard Prasquier) Bibliographie Shmuel Albert. Harav MiPariz Bnei Brak, Israël, 5774, 2014.
Notes et références
Catégorie:Naissance en juillet 1945 Catégorie:Naissance à Gdańsk Catégorie:Élève du lycée Charlemagne Catégorie:Médecin français du XXe siècle Catégorie:Médecin français du XXIe siècle Catégorie:Cardiologue français Catégorie:Interne des hôpitaux de Paris Catégorie:Président du Conseil représentatif des institutions juives de France Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Personnalité liée aux relations entre juifs et chrétiens