Les Lilas est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Lilasiens, Lilasiennes.
La devise des Lilas est ..
Géographie vignette|centre|300px|Localisation des Lilas dans la Petite Couronne.
La ville est située sur la colline de Belleville dans la banlieue nord-est de Paris, au sud-ouest du département de la Seine-Saint-Denis. Sur son territoire se situe le point culminant du département, avec 131 mètres.
Communes limitrophes
Desserte La ville est desservie par les stations Mairie des Lilas et Serge Gainsbourg de la ligne 11 du métro.
La ville est également située à proximité de la station Porte des Lilas des lignes et 11 du métro et 3b du tramway.
La ville est desservie par les lignes 105 et 249 du réseau de bus Ourcq, la ligne 170 du réseau de bus Plaine Saint-Denis, les lignes 48 et 115 du réseau de bus RATP, ainsi que les navettes communales TillBus et P'tit Bus du réseau de bus Paris Seine Mobilités et les lignes N12 et N23 du Noctilien.
En voiture, la ville est facilement accessible depuis Paris par la porte des Lilas et le boulevard périphérique. Son axe principal, dans le prolongement de la rue de Belleville à Paris, est la rue de Paris (D 117), qui relie la commune à Romainville et à Noisy-le-Sec.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Paris à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Les Lilas sont catégorisés grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Sociologie Les Lilas sont rangés par l'INSEE parmi les communes les plus mixtes sur le plan socio-spatial de la métropole du Grand Paris, 78 % de la population municipale vivant dans des quartiers définis comme mixtes...
Selon l'INSEE, la commune se situe dans la « zone de gentrification » du département de la Seine-Saint-Denis, aux côtés d'autres communes comme Montreuil, Le Pré-Saint-Gervais ou Romainville. Ce type d'espace est caractérisé par une arrivée croissante de populations au profil socio-économique supérieur, coexistante avec une persistance de la pauvreté.. Selon L'Institut Paris Région, aux Lilas entre 2010 et 2015, .
Toponymie Les Lilas doivent leur nom aux jardins fleuris qui couvraient la colline sous le Second Empire., mais surtout aux lilas qui ornaient des guinguettes., cabarets et gargotes où le romancier Paul de Kock trouvait son inspiration.
Lors de la création de la commune en 1867, il avait également été envisagé de nommer la nouvelle commune Napoléon-le-Bois ou Commune-de-Padoue, en référence à un duc de Padoue qui avait résidé autrefois dans la localitéSource : Quotidien Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis du 30 octobre 2007..
Histoire L’agglomération s’est constituée sur le bois de Romainville ou bois des Boulleaux, lieu de détente des habitants de l’est parisien au début du . Ce bois est défriché à partir des années 1830 pour construire des maisons le long des allées cavalières en étoile autour du rond-point (actuelle place du Général de Gaulle). Le romancier Paul de Kock en acquiert une en 1832. Au nord, le fort de Romainville est construit de 1844 à 1848 sur le domaine du château de la marquise de Montesson dont la rue du château conserve le souvenir. Les terrains de la partie ouest du bois sont lotis vers 1850 pour des populations aisées par M. Meissonnier dont une rue conserve la mémoire. Ces nouveaux habitants demandent la création d’une commune autonome qui leur est accordée en 1867 .
vignette|left|Territoire des Lilas pris sur les communes voisines en 1867. La commune des Lilas est créée le sur les terrains lotis de ce bois et les territoires environnants.
La nouvelle commune absorbe : la partie du territoire de Romainville qui s’étendait à l’est jusqu’à la voie de la Déportation, les rues Henri Barbusse, Jean Moulin (anciennes limites avec la commune de Pantin), au sud jusqu’aux rues Romain Rolland, du Maréchal Juin et Floréal entre la rue Sadi-Carnot et le croisement avec les rues Jeanne Hornet et Saint-Germain (ancienne limite avec la commune de Bagnolet), soit le tiers de la surface communale ( peuplé de ), comprenant le fort de Romainville qui a conservé son nom, l’actuel parc municipal des Sports au nord et le lotissement en étoile autour de la place du Général-de-Gaulle de l’ancien bois des Bouleaux comprenant à cette date environ construites à partir des années 1840. la partie du territoire de Pantin à l’ouest du fort de Romainville, compris entre les rues Henri Barbusse et Jean-Moulin qui formait l’ancienne limite communale avec Romainville, en limite du lotissement du bois des Bouleaux jusqu’à l'actuelle limite communale formée par les rues Faidherbe, Mancelle et du Bois. la partie du territoire de Bagnolet au nord de la rue de Noisy-le-Sec, limitée à l’est par l’avenue du Maréchal-Juin, au nord par les rues Romain Rolland et de Paris (anciennes limites communales avec Romainville), comprenant le territoire de l’ancien parc du château des Bruyères..
Aux Lilas se trouvait dès la fin du un important dépôt de tramways exploité par la Compagnie des tramways de l'Est parisien, qui est désormais le dépôt de bus RATP de Floréal.
En 1929, la ville de Paris incorpore la zone non aedificandi qui longeait sur une largeur de 250 mètres l'enceinte déclassée en 1919 faisant auparavant partie du territoire communal des Lilas, soit l'espace compris entre le boulevards Mortier et la rue des Frères-Flavien autour du boulevard périphérique.
La ville était desservie par plusieurs lignes de tramways, dont celle qui reliait la banlieue à la place de l'Opéra représentée sur la carte postale.
Politique et administration La commune a été créée en 1867, par détachements du territoire de Bagnolet, Pantin et Romainville.
Rattachements administratifs et électoraux Antérieurement à la loi du Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de la Seine. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de la Seine-Saint-Denis et son arrondissement de Bobigny après un transfert administratif effectif au .
Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la Neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis.
Elle faisait partie depuis sa création en 1867 du canton de Pantin du département de la Seine. Lors de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, elle est rattachée en 1967 au canton du Pré-Saint-Gervais puis, en 1976, devient le chef-lieu du canton des Lilas. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Bagnolet.
Intercommunalité À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé des réflexions en vue de la création d'une communauté d'agglomération. Celle-ci, dénommée communauté d'agglomération Est Ensemble a été créée au .
Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée, sur Légifrance..
La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale et exercent également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées.
La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, créé par un décret du sur Légifrance. et qui regroupe l'ensemble des communes qui faisaient partie de l'ancienne communauté d'agglomération.
Tendances politiques et résultats Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans la Seine-Saint-Denis, la liste PS-PCF menée par le maire sortant Daniel Guiraud obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec (55,59 %, 28 conseillers municipaux élus dont 7 communautaires), devançant très largement les listes menées respectivement parRésultats officiels pour la commune Les Lilas : - Virginie Grand (UMP-UDI, , 26,67 %, 5 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ; - Marie-Genevieve Lentaigne (EELV-PG-E! , 979, 13,32 %, 2 conseillers municipaux) ; - Christine Samson (LO, 198 voix, 2,69 %, pas d'élus) ; - Fabien Dussud (POI, 126 voix, 1,71 % voix). Lors de ce scrutin, 44,62 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Saint-Denis, la liste PS - PCF - G·s - PRG - GRS menée par Lionel Benharous obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec (28 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire), devançant très largement les listes menées respectivement par. : - Jimmy Vivante (LREM - MRSL, , 4 conseillers municipaux élus) ; - Frédérique Sarre (LFI - PA, 809 voix, 17,55 %, 3 conseillers municipaux élus). Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 66,98 % des électeurs se sont abstenus.
Récapitulatif des résultats électoraux récents