La Pinacothèque de Paris est, de 2007 à 2016, un musée privé situé à Paris et consacré à l'histoire de l'art. Il y a consacré des expositions temporaires, dont certaines ont été montrées hors de France.
Histoire La Pinacothèque de Paris, fondée par Marc Restellini, est d'abord hébergée, en 2003, au 30 bis, rue de Paradis dans le de Paris et tient là, à l'automne 2003, une exposition Picasso intime. Elle déménage après quelques années et, le , ouvre ses portes au 28 place de la Madeleine dans le . En , elle inaugure un nouvel espace de près de , où se tiennent parfois des expositions consacrées aux et à leurs propriétaires., avec des œuvres de toutes les époques, écoles et mouvements, de Tintoret à Picasso, en passant par Rembrandt, Duchamp, Boucher, Derain, de Hooch, Severini
La ouvre le . Sa gestion financière est totalement dissociée de celle de la Pinacothèque de Paris mais elle accueille notamment certaines des expositions présentées à Paris.
En , la fréquentation est trop faible pour maintenir son activité, et la Pinacothèque de Paris est placée en redressement judiciaire .. Son site parisien ferme le , en souhaitant retrouver à terme de nouveaux locaux.
La Pinacothèque de Singapour a continué son activitéLa Pinacothèque de Paris va fermer ses portes, Le Figaro, 12 février 2016 jusqu'en La Pinacothèque de Singapour baisse à son tour le rideau, lemonde.fr, 14 avril 2016. Néanmoins les difficultés de la maison-mère de Paris, ajoutée à plusieurs malfaçons au niveau du bâtiment ayant conduit à mettre en péril certaines œuvres ainsi que différents procès et réclamations des salariés, conduisent à retirer les toiles du musée, entraînant la fermeture de ce dernier.
La fermeture des deux musées entraîne des impayés importants, estimés à dix millions d'euros : selon le magazine Télérama, le loyer du site parisien n'avait notamment pas été payé depuis deux ans au moment de la fermeture"La Pinacothèque de Paris ferme sa filiale à Singapour", Le Monde, 14 avril 2016 Déjà, au mois de , la société de gardiennage employée par la Pinacothèque avait fait part d'importants retards de paiement, ayant entraîné des mouvements sociaux.
L'homme d'affaires suisse Yves Bouvier, actionnaire de l'antenne de Singapour de la Pinacothèque de Paris, est mis en cause dans des affaires d'escroquerie sur le marché de l'art. Yves Bouvier affirme néanmoins que ces éléments étaient infondés et qu'il n'a aucun lien avec la Pinacothèque de Paris.
Présentation Bâtiment L'espace se situant au 28 place de la Madeleine offre environ répartis sur trois niveaux : un sous-sol, un rez-de-chaussée et un premier étage animé par l’architecture particulière des coursives courant le long des entrepôts du .
Les nouvelles salles d'exposition se situent au 8 rue Vignon, sur deux niveaux : l'un consacré aux « Collections », l'autre accueillant des expositions temporaires.
Chacun des deux sites accueillait une boutique et une librairie.
L'architecte chargé de la conception du bâtiment fut Laurent Guinamard-Casati, architecte du patrimoine.
Le projet artistique Marc Restellini lance la Pinacothèque de Paris en 2003 avec une exposition sur Picasso.
Le nouvel espace ouvert en (accessibles par le 8 rue Vignon) accueillait des expositions consacrées aux grandes collections et à leurs propriétaires.
Modèle économique La Pinacothèque de Paris repose sur un modèle économique différent de la plupart des grands musées parisiens, en fonctionnant sans aucune aide publique. La billetterie représente sa principale source de revenus. La chute de fréquentation consécutive aux attentats de 2015 ne permet plus de supporter des frais fixes élevés (environ mensuels de loyers) et serait, selon son fondateur, la raison de la fermeture début 2016. D'autres commentateurs soulignent les difficultés de trésorerie et de gestion anciennes, avec un déficit de d'euros en 2014, l'opacité des sociétés propriétaires de la Pinacothèque et des contentieux avec des prestataires et des partenaires.
Le musée aurait accueilli chaque jour plus de , plaçant la Pinacothèque parmi les 5 musées les plus visités de la capitale avec le musée du Louvre, le Grand Palais, le musée d'Orsay et le Centre Georges-Pompidou. Ce succès lui attire notamment de nombreuses critiques de la part des conservateurs de musées publics, mais on estime en 2017 que les chiffres de fréquentation ont été falsifiés à la hausse.
Liste des expositions 2003 : Picasso Intime ( - ). Cette exposition, conçue et organisée par Marc Restellini, se base sur plus de 90 tableaux, dessins et collages de l'artiste. Ces derniers ont été donnés par Picasso à Jacqueline Roque, sa seconde épouse. Il s'agit de la première exposition française présentant ces œuvres par ailleurs très célèbres. 2007 : Chaïm Soutine : le Fou de Smilovitchi ( – ): première exposition sur l'artiste russe depuis 33 ans. Marc Restellini a lancé cette exposition en étudiant le portrait que Modigliani avait fait de Soutine, donnant de celui-ci une image quasi mystique. Incompris, voire marginalisé, le travail de Soutine a longtemps été enfermé dans des clichés liés à ses origines juives. L'exposition s'attache à mettre en lumière à travers 80 tableaux dont la plupart n'ont jamais été exposés, le talent de l'artiste à transcrire l'âme et la personnalité de ses modèles et sa démarche visionnaire comme précurseur des artistes majeurs contemporains. Roy Lichtenstein : Évolution ( - ) (sélection de 97 œuvres réalisées entre 1966 et 1997) : L'exposition présente le travail d'un des artistes les plus représentatifs du Pop Art Américain en se focalisant sur une vision complète des différentes étapes du procédé de création de l'artiste. 2008 : Atelier Man Ray ( - ) Les Soldats de l'Éternité, l'armée de Xi'an ( - ) 2008-2009 : Georges Rouault ( - ) Jackson Pollock et le chamanisme ( - ) 2009 : Suzanne Valadon - Maurice Utrillo ( - ) Carte Blanche à Hervé di Rosa, Hommage à Maurice Utrillo ( - ) 2009-2010 : L'Âge d'Or hollandais, de Rembrandt à Vermeer ( - ) 2010 : Edvard Munch, ou l'« Anti-Cri » ( - ) 2010-2011 : L'Or des Incas - Origines et mystères ( - ) 2011 : Les Romanov, Tsars collectionneurs (L'Ermitage, la Naissance du Musée Impérial) ( - ) Les Esterházy, Princes collectionneurs (La Naissance du musée) ( - ) Le Voyage imaginaire d'Hugo Pratt ( - ) 2011-2012 Giacometti et les Étrusques ( - ) Expressionismus et Expressionismi, Berlin-Munich 1905-1920 ( - ) Ilone et George Kremer, Héritiers de l'âge d'or néerlandais ( - ) 2012 Les masques de jade mayas ( - ) Modigliani, Soutine et l'aventure de Montparnasse ( - ) 2012-2013 ( - ) : Van Gogh (Rêves de Japon) confronté à Hiroshige (l'Art du voyage) 2013 ( - ) : L'Art nouveau, la révolution décorative Tamara de Lempicka 2013-2014 ( - ) : Goya et la modernité La dynastie Brueghel Chu Teh-Chun, les chemins de l'abstraction 2014 : Le Mythe Cléopâtre ( - ) 2014-2015 : Le Kâma-Sûtra : spiritualité et érotisme dans l'art indien ( - ) L’Art de l’amour au temps des Geishas : les chefs-d’œuvre interdits de l’art japonais ( - ) 2015 : Au temps de Klimt, la Sécession à Vienne (- ) Le Pressionnisme, les chefs-d'œuvre du graffiti sur toile ( - ) De Rubens à Van Dyck ( - ) 2015-2016 : Karl Lagerfeld, A Visual Journey ( - ) Léonard de Vinci, il Genio. Les Secrets révélés du Codex Atlanticus ( - )
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Pinacothèque
Liens externes
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