René Babonneau, né le à Nantes et mort le à Saint-Avold, est un officier de la Légion étrangère puis des Forces françaises libres, fait compagnon de la Libération..

Biographie Issu d'une famille de Loire-Atlantique, son père, Louis Pierre Auguste Babonneau, était ingénieur de première classe des Travaux publics de l'Indochine à Hanoï au Tonkin (Indochine française). Sa mère était Marie Émilie Parmentier. Ensemble ils ont eu 4 enfants : Marguerite, Suzanne, René et Pierre. Seul René est né à Nantes, les trois autres sont nés à Hanoï.

Bachelier, il entre à Saint-Cyr en 1924 (promotion du Rif).

Sous-lieutenant en 1926, il sert au de tirailleurs pendant deux ans avant d'être promu lieutenant et affecté, en qualité de chef de section, à la du d'infanterie.

Après avoir servi au étranger d'infanterie () de 1930 à 1933, il est affecté au de chasseurs à pied puis, en 1935, au étranger.

Promu capitaine en , il commande, toujours au , la compagnie de sapeurs-pionniers qui réalisa d'importants travaux dans la région de Tébessa.

En 1939, il est affecté au au Levant. Commandant de compagnie, fait prisonnier en pendant la campagne de Syrie par les Anglo-australiens, il rallie les Forces françaises libres le mois suivant avec 87 légionnairesErwan Bergot, Bir Hakeim février-juin 1942. et est affecté à la de Légion étrangère ().

Promu chef de bataillon en , René Babonneau prend le commandement du qui, à Bir Hakeim, le , repousse l'attaque de plus de de la division Ariete, en en détruisant 35.. Son bataillon reçoit une citation à l'ordre de l'armée. Resté à l'arrière pour assurer le repli, lors de la sortie de vive force de Bir Hakeim, dans la nuit du 10 au , il est fait prisonnier et transféré en Italie, d'où il tente de s'évader par deux fois. La troisième fois, blessé par balle à l'épaule et au poumon, il parvient malgré tout à rejoindre le PC de la le après deux années de captivité.

Décoré de la croix de la libération par le général de Gaulle en Italie en juillet., il reçoit le même mois, malgré sa blessure, les fonctions de commandant en second de la de la française libre ().

Chargé, lors du débarquement de Provence, de regrouper et d'organiser les formations FFI mises à la disposition de la française libre, à la tête de sa brigade volante, il se distingue lors des combats de Hyères et Toulon. Il combat jusqu'en sur le Doubs, dans la Haute-Saône et sur les contreforts des Vosges.

Promu lieutenant-colonel en , René Babonneau prend le commandement du , à la tête duquel il participe à la libération de l'Île d'Oléron fin , montrant une fois de plus sa bravoure et son sens du combat.

En , il est affecté comme commandant en second du en partance pour l'Extrême-Orient.

Rapatrié sanitaire en 1947 à la suite d'un grave accident de voiture, il commande ensuite étranger d’infanterie en Tunisie de 1949 à 1952.

Affecté au GALE, chargé de la formation légionnaire des jeunes officiers en 1953, il quitte la Légion en 1954 pour le commandement de la subdivision de Teleghma.

Un soir dans une ville de garnison, un haut gradé surprend sa femme avec un homme. C'est un légionnaire. Une bagarre dans la chambre, le légionnaire s'enfuit avec des ecchymoses. Le haut gradé va le lendemain voir l'officier responsable des légionnaires, c'est René Babonneau, surnommé « Babs » par ses hommes. René Babonneau ne peut s'opposer à la requête du cocu : « je veux voir vos hommes, je reconnaîtrai le coupable car il a un œil au beurre noir ». René Babonneau va au-devant de ses hommes, et leur décrit la situation. Les hommes savent ce qu'ils doivent faire. Quand le cocu gradé passe en revue les légionnaires, ils ont tous un œil au beurre noir. C'est cela l'esprit légion et l'esprit « Babs »..

Il prend sa retraite comme colonel en 1960 et meurt à Saint-Avold (Moselle) le . Il a été inhumé à Sainte-Marie-sur-Mer en Loire-Atlantique.

Distinctions

par décret du (quatre citations)

par décret du

avec agrafes "Maroc", "Bir-Hakeim", "E-O" Français libre, sur france-libre.netListe des volontaires des Forces Françaises Libres

Hommage Le , une rue au nom du « colonel-René-Babonneau » est inaugurée sur la commune de Pornic à Sainte-Marie-sur-Mer à quelques mètres du cimetière où il repose.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Libération de la France Compagnon de la Libération

Liens externes

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