Jacques Léonard Clément-Thomas, né en 1809 à Libourne (Gironde) et tué le à Paris, est un des premiers morts de la Commune de ParisL'Illustration européenne, première année, 21, Bruxelles, 8 avril 1871, ..
Éléments biographiques Jacques Léonard Clément-Thomas.. (ou simplement Clément Thomas..) naît le à Libourne. ou peut-être plus précisément à Bonzac. (dans le même arrondissement). Il entre dans l'armée, comme volontaire, à l'âge de vingt ans. Sous-officier (maréchal-des-logis chef) au cuirassiers, de tendances républicaines, il est compromis dans plusieurs complots (dont celui de Lunéville en ) pendant la monarchie de Juillet. Arrêté en 1834 et condamné à la déportation, il parvient à s'enfuir de la prison parisienne Sainte-Pélagie. thumb|left|200px|Les généraux Lecomte et Clément-Thomas devant le peloton d'exécution (photomontage de 1871 issu de la série des Crimes de la Commune). thumb|290px|Monument au cimetière du Père-Lachaise.Exilé en Angleterre, il rentre en France après l'amnistie de 1837. Il collabore alors au journal Le National. Favorable à la Deuxième République. Il est élu député de la Gironde à l'Assemblée constituante (1848). Il commande la Garde nationale de la Seine qui réprime durement les ouvriers révoltés des Ateliers nationaux lors du soulèvement de juin 1848. Il échoue à devenir député de l'Assemblée législative de 1849. Il s'oppose au coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte et tente vainement de soulever la Gironde. Pendant le Second Empire, il s'exile en Belgique puis au Luxembourg.
Il revient à Paris après la proclamation de la République le . Le gouvernement de la Défense nationale le nomme commandant en chef de la Garde nationale de la Seine pendant le siège de Paris. Il participe à la désastreuse « sortie de Buzenval » du . Il démissionne le . Pendant le soulèvement du 18 mars 1871, habillé en civil, il repère les plans des barricades de Montmartre.. Reconnu, il est arrêté par la fouleVoir sur cet épisode les mémoires d'André Gill et ceux de Philippe-Auguste Cattelain qui disent avoir assisté à la scène : André Gill, Vingt années de Paris, édition C. Marpon et E. Flammarion, Paris, 1883 (en ligne) et Philippe-Auguste Cattelain, Mémoires inédits du chef de la sûreté sous la commune. ., et fusillé à son tour rue des RosiersCette voie a été supprimée en 1885 et remplacée par la rue du Chevalier-de-La-Barre. et leurs corps déposés au cimetière Saint-Vincent. Leurs décès sont enregistrés le à la mairie du dix-huitième arrondissement décès Paris 18e, 14 mars 1871 (acte n° 2331)-25 mars 1871 (acte n° 2571), Cote V4E 4878, page 17/31 acte N°2461. Les officiers qui avaient été faits prisonniers avec eux sont remis en liberté le soir même..
Notes et références
Voir aussi Sources
Récit de l'exécution des Généraux Lecomte et Clément-Thomas par Alphonse Daudet dans Le jardin de la rue des rosiers - Souvenirs d'un homme de lettres
Articles connexes Journées de Juin Soulèvement du 18 mars 1871 Claude Lecomte
Liens externes
Catégorie:Opposant à la monarchie de Juillet Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1848 Catégorie:Personnalité de la Garde nationale (France) Catégorie:Personnalité de la Deuxième République Catégorie:Député de la Gironde Catégorie:Opposant à la Commune de Paris Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Naissance à Libourne Catégorie:Naissance en décembre 1809 Catégorie:Décès en mars 1871 Catégorie:Décès dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 62 ans Catégorie:Personne fusillée pendant les événements de la Commune Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 4)