François Brottes, né le à Valence (Drôme), est un homme politique et chef d'entreprise français.
Membre du Parti socialiste, il est député de la de l'Isère de 1997 à 2015 et maire de Crolles entre 2005 et 2014. À l'Assemblée nationale, il est spécialiste des questions relatives aux services publics et à l'énergie, et préside la commission des Affaires économiques de 2012 à 2015.
Il est président du directoire de RTE de 2015 à 2020.
Biographie Enfance, études et débuts Né à Valence de Thérèse François et Jean Brottes., agent de maîtrise à EDF, il grandit à Romans-sur-Isère dans une famille de cinq enfants dont il est l'aîné. Il fréquente pendant sa jeunesse des catholiques de gauche, est membre actif de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et milite durant ses années de lycée.
Il étudie la psychologie à Montpellier, où il travaille également à la Trésorerie générale, puis suit une formation courte d’animateur social. Il obtient un DUT.. Souhaitant finalement devenir journaliste, il effectue un stage à Radio France Isère et devient animateur-producteur à Radio France et FR3 en 1978.. Là, de 1982 à 1986, il travaille au lancement des télévisions locales sur les réseaux câblés, avant de devenir directeur associé d'une entreprise de multimédia.. Il quitte ces fonctions lors de son élection à l'Assemblée nationale, en 1997.
Il a trois enfants : Caroline, Jean-Xavier et Pauline.
Parcours politique Implantation à Crolles (Isère) thumb|François Brottes est entré au conseil municipal de Crolles en 1983. Il est maire de la commune de 2005 à 2014.
Il adhère à la section du Parti socialiste de Crolles en 1979.
En 1983, il entre au conseil municipal de Crolles. Il est alors nommé adjoint chargé des affaires scolaires par le maire Paul Jargot, puis, en 1986, premier adjoint au maire par Jean-Claude Paturel, nouvel édile. Reconduit dans ses fonctions en 1989, il devient la même année président du syndicat intercommunal d'études et de réalisations du pôle urbain du Moyen Grésivaudan (SIERPUMG), qui devient la communauté de communes du Moyen Grésivaudan (COSI) ; celle-ci est intégrée en 2009 à la communauté de communes du Pays du Grésivaudan. Il quitte la présidence en ..
De 1992 à 1998, il est conseiller régional de Rhône-Alpes.
En , à la suite du décès de Jean-Claude Paturel, il est élu maire de Crolles par le conseil municipal. Lors des élections municipales de 2008, la liste qu'il mène est élue dès le premier tour avec 64,24 % des voix face à une liste MoDem et une liste EELV.. Il reste maire jusqu’en 2014, choisissant alors de ne pas se représenter en conformité avec son engagement contre le cumul des mandats.. Lors des municipales, il soutient la liste d'union de la gauche conduite par Philippe Lorimier, élue au premier tour face à une liste divers..
François Brottes met en avant les progrès réalisés sous son mandat sur le projet de contournement routier de Crolles, , ou encore l’implantation de STMicroelectronics. Le Dauphiné libéré souligne également la réalisation du quartier de l’éco-centre ainsi que le projet de parc Jean-Claude-Paturel. François Brottes regrette néanmoins que de nombreux projets d'aménagement qu'il a lancé aient fait l'objet de contentieux.
Député de la de l'Isère (1997-2015) législature (1997-2002) Lors des élections législatives de 1993, il est le suppléant d'Edwige Avice (PS), députée sortante de la de l'Isère, qui est nettement battue par Philippe Langenieux-Villard (RPR).
Il est élu député sur cette même circonscription lors des élections législatives de 1997 en battant Philippe Langenieux-Villard.
À l'Assemblée, il se spécialise dans les questions relatives aux services publics et à l'énergie. Il aborde ce deuxième sujet par le biais de l'industrie, après avoir été sensibilisé par des fermetures de papeteries dans sa circonscription à cause de factures d’électricité trop lourdes. En 2000, il s'oppose au projet d'extension de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) aux consommations intermédiaires d'énergie..
Il siège au sein de la commission des Affaires économiques. Au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, il est vice-président chargé de l’économie, puis ..
De 1997 à 2002, il est membre de la Commission supérieure du service public des postes et télécommunications (CSSPPT), puis, en 2000-2001, rapporteur pour avis du budget poste et télécommunications.
Président du groupe d'études parlementaire sur la forêt., il est rapporteur du projet de loi d'orientation sur la forêt voté en . Il introduit notamment dans celui-ci un article stipulant que ..
législature (2002-2007) En 2004, il est membre de l'Observatoire national du service public de l'électricité et du gaz au titre de l'association des maires de France« Arrêté du 19 mars 2004 fixant la liste des membres de l'Observatoire national du service public de l'électricité et du gaz », legifrance.gouv.fr., co-président du groupe énergies de l’Assemblée nationale.
Il est rapporteur du suivi de l'application de la loi relative au secteur de l'énergie de .
vignette|François Brottes s'exprimant en tant que député.
Il est conseiller « énergie » de Ségolène Royal durant l’élection présidentielle de 2007.
législature (2007-2012) Réélu député lors des élections législatives qui suivent, il devient le chef de file du PS à la commission des Affaires économiques.
Il est noté comme étant le député français le plus actif en 2008., comme le deuxième en 2010.. En 2011, il arrive en troisième position des députés les plus actifs de la législature, selon le classement de L'Expansion..
En 2008, il est membre de la commission Ailleret sur l’avenir de la Poste, de la commission du dividende numérique et de la commission Champsaur sur les tarifs de l’électricité qui préfigure la loi NOME, et dont il refuse de voter le rapport car celui-ci n'inclut pas l'hydroélectricité.
En , il remplace Philippe Martin à la deuxième vice-présidence du groupe socialiste grâce au soutien qu'il a accordé à Jean-Marc Ayrault face à Arnaud Montebourg pour la présidence..
En , il remet un rapport sur les ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais de téléphonie mobile : celui-ci préconise le développement de l'information et de la concertation auprès de la population en amont de l'installation des antennes-relais, et établit qu’un abaissement de l’exposition aux radiofréquences dégrade la qualité du service..
Conseiller « énergie » de François Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, il fait retirer de l'accord entre le PS et EELV pour les élections législatives, un article programmant la fin du combustible MOX produit par Areva.
législature (2012-2015) Il est réélu lors des législatives qui suivent en réalisant son meilleur score depuis sa première élection en 1997 (61,85 % des voix au second tour).. Président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale à partir de , il élabore, dès septembre, la première loi énergétique du quinquennat (loi d') qui organise notamment le marché de l'effacement des consommations d'électricité, débride les énergies renouvelables (éolien), créé la trêve hivernale de l'énergie et met en place l'expérimentation de la tarification sociale de l'eau.« Ce qui reste de la loi sur l'énergie, privée du bonus-malus », lexpansion.lexpress.fr.. En sa qualité de président de la commission des affaires économiques, il est également à l’initiative de la commission d’enquête sur les tarifs de l’électricité..
Il préside la commission spéciale pour l'examen du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte. qui instaure le chèque-énergie, des dispositifs pour les industriels, des dispositions concrètes en faveur des économies d’énergie, du stockage, de la lutte contre le gaspillage.
Entre 2013 et 2014, il préside également la commission d’enquête relative aux coûts de la filière nucléaireBarnabé Binctin, « Le nucléaire coûte de plus en plus cher, selon la Commission d’enquête parlementaire », reporterre.net...
En 2014, avec son homologue du Bundestag, Peter Ramsauer, il crée un groupe de travail sur la future Europe de l’énergie, commun aux parlements français et allemand..
En 2014, il est l'un des trois députés les plus présents à l'Assemblée avec 40 semaines d’activité..
En , le Premier ministre lui confie une mission temporaire auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie et du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique sur la ..
Président de la commission spéciale sur la loi Macron., il défend l'usage de l'article 49-3 de la Constitution par le gouvernement dans l'objectif d'accélérer son entrée en vigueur.. Concernant le fond du projet de loi, il défend l'introduction du plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif., et reprend un amendement introduit par le sénateur Gérard Longuet qui lance le projet de centre de stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde, dit Cigéo, estimant que le débat sur ledit projet et jugeant nécessaire d'établir le coût de l’enfouissement des déchets nucléaires compte tenu des . Cet amendement est finalement invalidé par le Conseil constitutionnel..
Il est par ailleurs président du groupe d’études à vocation internationale sur Taïwan..
Après son départ à la présidence de RTE le , Jean-Claude Bourbon, journaliste à La Croix, considère que .
Au journal Contexte qui l'interroge sur sa , il répond : . Ainsi, il la saisine pour avis sur la première partie de la loi de finances, soulignant qu'elle est , qu'elle ..
Il est remplacé à la présidence de la commission des Affaires économiques par Frédérique Massat (PS), députée de la première circonscription de l'Ariège, qui devient la première femme à occuper ce poste.. Celle-ci indique vouloir poursuivre dans la lignée de son prédécesseur, bien que ses collègues de la commission se soient parfois plaints .
Responsabilités au sein d'organisations liées à la montagne De 2004 à 2006, il est président de l'Association nationale des élus de la montagne (ANEM) après en avoir été secrétaire général. En parallèle, il est membre du Conseil national de la montagne.
Positionnement au sein du Parti socialiste Proche de Razzy Hammadi (secrétaire national du PS aux services publics) et de Didier Migaud (également député de l'Isère puis président de la Cour des comptes), François Brottes se dit « fabiusien » en 2008. Il est membre de l'équipe de Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011 (conseiller pour les services publics avec Razzy Hammadi et l'économiste Maya Beauvallet). et est qualifié d' « aubryste » en 2014. Le journal L'Opinion estime qu'il .
Prises de position François Brottes soutient le maintien d’un service public de l’énergie. En 2004, il est . En 2006, il est le chef de file à l'Assemblée de l'opposition du PS à la privatisation de Gaz de France. En 2008, il cosigne avec Bernard Revil, salarié chez EDF, une tribune dans Le Monde qui appelle le gouvernement à sanctuariser les revenus publics des infrastructures hydroélectriques..
Le journal Libération le situe parmi les députés . et Greenpeace le qualifie d', ce dont il se défend en disant refuser de .. Il considère qu'une loi est nécessaire pour fermer la centrale nucléaire de Fessenheim. En 2010, il prône dans un rapport une baisse significative de la part du nucléaire dans le mix énergétique..
En , alors que le PS s'oppose au projet d'ouverture du capital de La Poste, il indique dans un entretien : ..
À l'occasion du référendum de 2005 sur le traité établissant une constitution pour l'Europe, il est d'après Le Monde..
Il est défavorable au développement des OGM..
Il est l'un des rares députés à avoir soutenu Marcel Nuss, essayiste engagé en faveur de la reconnaissance d'un droit à l'assistance sexuelle...
Président du directoire de RTE (2015-2020)
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