La batterie d’Azeville est un ancien site défensif allemand de la Seconde Guerre mondiale, transformé en musée, dont les vestiges se dressent sur le territoire de la commune française d'Azeville, dans le département de la Manche, en région Normandie.

Localisation La batterie côtière allemande d’Azeville est située au nord de Sainte-Mère-Église sur la commune d'Azeville, au lieu-dit « les Campagnettes », à quatre kilomètres des côtes et à d'Utah Beach, dans le département français de la Manche.

Historique Seconde Guerre mondiale La batterie allemande d'Azeville, l’une des premières constructions du mur de l'Atlantique en France, est édifiée à partir de 1942. Son implantation marque le début de la présence des Allemands sur le littoral manchois. Elle est construite très près du village d'Azeville et utilise un camouflage de pierres peintes pour se confondre avec des maisons en ruines. Elle comprend quatre casemates de type abritant chacune un canon français de Schneider datant de la Première Guerre mondiale. Ces canons étaient puissants mais de portée moindre (dix kilomètres). que ceux de la batterie voisine de Crisbecq à laquelle elle était reliée.

Plus de de galeries bétonnées dont la moitié en souterrain relient les casemates à différents abris, soutes, poste de défense de la batterie et bloc de production électrique. Situé assez à l'intérieur des terres et n'ayant pas une vue directe sur la mer, le poste de direction de tir se trouve à proximité de la batterie de Crisbecq.

Une garnison de sert et défend cette batterie commandée par le commandant Treiber et le Leutnant Kattnig. Les hommes sont logés chez l'habitant, dans les maisons et les fermes du village.

Azeville, Crisbecq (Saint-Marcouf) et Varreville constituent les batteries allemandes chargées de défendre tout le secteur.

Dès la nuit du au , la batterie d’Azeville est prise à partie par un groupe de parachutistes des troupes alliées tombés là par erreur. Puis, très tôt le matin, elle entre en action contre le débarquement d'Utah Beach, retardant les forces américaines qui finissent par la contourner.

La position tombe le après d'intenses combats et de nombreux rebondissements : tirs sur la batterie voisine de Crisbecq afin d'en dégager les soldats américains prêts à en prendre le contrôle, trois assauts et de nombreuses escarmouches, bombardement par le cuirassé dont un des obus de traverse la chambre de tir et une casemate de part en part sans exploser, mais tuant une quinzaine de soldats allemands et laissant pour toujours les empreintes de sa trajectoire. Finalement, c'est le soldat Ralph G. Riley, du du de la d'infanterie US, qui attaque au lance-flammes et fait sauter les munitions de la batterie, entraînant la reddition du commandant allemand et de ses . Pour ce fait d'armes, il reçut la Silver Star.

Aujourd'hui Propriété du conseil départemental de la Manche, qui en assure la conservation, la gestion et l’animation dans le cadre du réseau départemental des sites et musées de la Manche, la batterie d’Azeville est ouverte au public depuis 1994.

Cette forteresse est aujourd’hui un site qui permet de pénétrer dans de souterrains à la découverte de l’architecture des blockhaus. Un film exclusif retrace la construction du mur de l'Atlantique et présente les relations entre les troupes d'occupation allemandes et les habitants, à travers des témoignages d’Azevillais.

En , la batterie est inscrite au titre des Monuments historiques, au sein d'une liste de dix-huit vestiges de la Seconde Guerre.mondiale.

vignette|alt=Casemate peinte.|Vue arrière de la casemate peinte.

La visite guidée tente de donner une vision concrète de ce que pouvait être la vie quotidienne de dans cet environnement de béton arméDirection des sites et musées – Conseil départemental de la Manche. : l’emplacement de la baraque où les soldats pouvaient s’amuser le soir et boire un verre autour de deux pianos ; les de souterrains qui reliaient les différentes casemates ; les soutes à munitions protégées par deux mètres de béton et des mesures de sécurité très strictes ; les réserves d’eau potable ; les abris pouvant accueillir repliables, un périscope et des téléphones. La ventilation et les douches toutes proches devaient limiter les effets d’une attaque au gaz ; la première plate-forme de tir antiaérien, déplacée au début de 1944 sur l’une des casemates achevée quelques mois avant le débarquement ; la casemate , avec son poste de commandement, son compartiment à munitions et une pièce où nourriture et autres nécessaires de survie permettaient de résister à un siège.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . .

Articles connexes Liste des fortifications allemandes du mur de l'Atlantique Batterie de Crisbecq Batterie de Longues-sur-Mer

Liens externes

- DDay-Overlord

Catégorie:Musée dans la Manche Catégorie:Patrimoine du XXe siècle Catégorie:Bataille de Normandie Catégorie:Batterie d'artillerie côtière du mur de l'Atlantique en Normandie Catégorie:Manche pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Monument historique dans la Manche Catégorie:Monument historique inscrit en 2024