Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Cambrésis, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

25 mars 1776 : Le régiment de Flandre est dédoublé. Les et bataillons conservent le titre, les drapeaux et le costume du régiment de Flandre. Les et forment le régiment de Cambrésis. : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Cambrésis devient le d'infanterie de ligne ci-devant Cambrésis. 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation. 1796 : création de la de deuxième formation. 1803 : renommé d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion de l'Hérault. 1820 : la légion de l'Hérault devient le d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le régiment d'infanterie. 1984 : de camp - d'infanterie. 2009 : le camp de La Courtine est rattaché au d’infanterie. 2019 : le camp de La Courtine retrouve le drapeau du d'infanterie.

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime

ci-devant Cambrésis (1791-1793)

L'ordonnance du janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Cambrésis. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Guerres de la Révolution 1791-1792 : après les troubles de Perpignan et les accusations de vouloir livrer la citadelle aux Espagnols, l'Assemblée nationale législative prit en janvier 1792 un décret d’accusation contre les 28 officiers soupçonnés « d’attentat contre la sécurité de l’Etat », dont le colonel Desbordes, et ordonna leur transfert devant la Haute Cour nationale d’Orléans. Ils furent ensuite conduits à Versailles et massacrés à leur arrivée en septembre 1792.

1792 Armée d'Italie

(1793-1796)

Guerres de la Révolution Lors du premier amalgame, le , la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Neustrie) de volontaires de la Lozère de volontaires de l'Isère également appelé de grenadiers et chasseurs de l'Isère

Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la de deuxième formation.

(1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée, le , par l'amalgame des : de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Bouillon), des Fédérés Nationaux et Bataillon de Popincourt) de première formation ( du d'infanterieCe régiment, créé en 1791 n'est pas un régiment français d'Ancien Régime, de volontaires de Paris, de volontaires de l'Oise) du d'infanterie (ci-devant Royal-Marine) (Non amalgamé et qui devait former le noyau de la de première formation) de volontaires de la Haute-Saône de volontaires de Valenciennes des Fédérés Nationaux de volontaires du Bas-Rhin

(1803-1815) Guerres de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 4 bataillons avec : de deuxième formation (2 bataillons) de deuxième formation (2 bataillons)

1805 : Bataille de Caldiero

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légion de l'Hérault (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion de l'Hérault qui deviendra le 20e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.

(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons de la légion de l'Hérault (chasseurs de l'Hérault).

1820 à 1852 1830 expédition de 1830 qui marque le début de la conquête de l'Algérie par la France : Débarquement de Sidi-Ferruch : Bataille de Staoueli 24 au combats de Dely Ibrahim et Sidi Kalef au prise d'Alger 17 au le participe au combat du col de Mouzaïa et à l'expédition de Médéa (1830)

1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.

1831 du 7 au expédition dans la Mitidja le expédition contre Médéha le juillet combat sur le plateau d'Ouara 1832 Novembre: rentre en France 1849 Corps expéditionnaire de la Méditerranée Siège de Rome 1850 Repart en Algérie, combat en en Kabylie.

Second Empire 1854-1855 : Guerre de Crimée; bataille de l'Alma, bataille de Malakoff Le 12 juin 1854 le Régiment quitte le camp de Boulahir ; il débarque le 16 juin à Varna. 21 juillet 1854 Marche sur Dobrutcha. Le Régiment est éprouvé par le choléra ; dans la seule journée du août, 358 hommes entrent à l’ambulance. 18 août retour à Varna Septembre - les bataillons et l’État Major s’embarquent à Varna pour l’expédition de Crimé 14 septembre: Débarquement en Crimée 20 septembre: Bataille de l’Alma. Le Régiment concourt à l’attaque du télégraphe. 30 septembre: Arrivée à Sébastopol 2 octobre: Le Régiment fait partie du corps d’observation. - Un bataillon est détaché à Balaklava pour aider au débarquement du matériel de l’armée. 11 octobre: Le Régiment prend part aux travaux du siège. 26 octobre: Combats de Balaklava. - Le Régiment va prendre possession sur le mamelon en arrière de Balaklava. - Il y passe l’hiver. 6 novembre Bataille d’Inkerman. 12 à 14 décembre 1854 et 22 janvier 1855: Un certain nombre de volontaires de voltigeurs sont détachés au corps de siège et font partie des éclaireurs volontaires.

Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le 101 régiment d'infanterie de ligne.

1864 : retourne en Algérie Guerre franco-allemande : armée de Chalons : Bataille de Sedan Le , le bataillon du d'infanterie formé, pour la plupart, de nouveaux arrivants, quitte le dépôt pour créer le de marche qui formera la de la du d'arméeOpération du et de la durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15

1871 à 1914 1871 : au camp de Sathonay (près de Lyon) puis à Montauban.

1881 à 1884 : prend part à l'expédition de Tunisie.

Première Guerre mondiale En 1914 le régiment est caserné à Montauban, Marmande et Casteljaloux.

Affectation Il appartient à la brigade d'infanterie de la d'infanterie du d'armée..

vignette|Soldats limousins de la classe 1915 lors de leur incorporation au , mars 1915. Il participera exclusivement aux batailles du front de l'Ouest entre France et Belgique. Composé initialement de Gascons et d’hommes des départements de l’ancienne province de Guyenne, le régiment vit son recrutement d’origine modifié au cours de la guerre par l’incorporation de Limousins et de soldats de la Marche. La classe de 1915 vient de Bretagne, celle de 1916 de Normandie, celle de 1917 et 1918 de la région parisienne, de l’Eure et du Maine.

1914 : casernements ou lieux de regroupement sont Montauban, Marmande et Casteljaloux.

Lors de la première guerre mondiale le régiment participa aux batailles sur le front de l'Ouest (Belgique et France) avec 7 citations à l’ordre de l’armée, fourragère verte.

1914 Le 5 août l’effectif est au complet avec 50 officiers et de 3.315 hommes de troupe repartis dans 3 bataillons. ils s’embarque pour Suippes et Cuperly dans la Marne sous le ordres du colonel Henri Detrie

Le régiment ayant rejoint la , il marche en direction de la Belgique qu'il atteint le 21 août.

1914 : Ardennes, Marne, Champagne

Combat d’Ochamps et retraite de Belgique (22 au 25 août 1914) Le 22 août, le d'infanterie atteint Bertrix, dans les Ardennes belges, qu'il traverse pour rejoindre Ochamps. Le contact avec l'armée allemande se fait dans la forêt de Luchy. Celle-ci a eu le temps de s'installer sur la crête ainsi que de préparer son artillerie. Les combats du 22 août s'achèvent avec de lourdes pertes sans que les positions allemandes soit renversées : 26 officiers et manquent à l'appel. Il y aura 220 tués dont 10 officiers parmi lesquels le colonel Detrie, les commandants Gregory et Fiama. Le commandant Dizot responsable du , dernier commandant en vie du régiment, prend le commandement de celui-ci.

La bataille des Frontières étant perdue, le régiment est débordé sur son flanc droit par manque de liaison avec le corps d'armée. Le régiment entame une retraite jusqu'au 26 août où il franchit la Meuse à Mouzon pour s'établir sur une position défensive à Pourron.

Combats sur la Meuse (Mouzon 27 août - Raucourt 28 août) L'objectif est de défendre le flanc droit pendant la Bataille de Guise qui à lieu le 29 août. Le régiment d'infanterie défend le 27 août le pont permettant de franchir la Meuse à Mouzon avec succès. Le 28 en retraite vers Raucourt, il est demandé au régiment de contre-attaquer au bois de Cogneux. De nouveau face à une position défensive allemande sur une crête, soutenue par l'artillerie de 77 et 105, elle n'arrive pas à percer. Elle entame un mouvement de repli vers la Marne.

Le régiment franchit l'aisne à Voncq le 31 août. Le 2 septembre, elle est à Cuperly dans la Marne, son lieu d'arrivée lors de son déploiement en août 1914. Le repli continue jusqu'à Saint-Ouen le 6 septembre.

Bataille de la Marne ( - ) La d'infanterie, dont le d'infanterie fait partie, est en réserve d’armée dans les environs de Saint-Ouen. Le régiment va être engagé durant la bataille de Vitry qui forme l'un des fronts de la bataille de la Marne.

Étant en réserve, il n'est engagé qu'à partir du auprès du d'infanterie à Humbeauville. Le , les Allemands échouent à prendre le village, ce qui marque la limite de leur avancée lors de la bataille de la Marne. À partir du , le d'infanterie progresse vers Suippes qu'il atteint le . Des combats vont engager les trois bataillons et stopper la progression.

Les effectifs du régiment étant entamés, celui-ci est relevé le et part se cantonner à Laval-sur-Tourbe.

Stabilisation du front et bataille de Champagne (26 septembre - 17 mars 1915) Le 25 septembre 1914, les effectifs sont complétés et le lieutenant-colonel René Mollandin prend le commandement du régiment d'infanterie. Le chef de bataillon Alléhaut et le capitaine Espinet prennent le commandement du et bataillon. Cependant, une contre-offensive allemande oblige le régiment d'infanterie à repartir au front dès le 26 septembre. La contre-offensive est un échec obligeant les Allemands à revenir à leur position initiale. Dès lors, la guerre des tranchées commence.

La vie du d'infanterie alterne entre la nuit la construction des retranchements, les patrouilles dans le No man's land et la tenue de la ligne du front à Perthes-lès-Hurlus (Bois rectangulaire). vignette|Le R.I. appartient à la D.I. qui attaque depuis Hurlus.