Jean-Charles Corbet est un chef d'entreprise et aviateur français.
Biographie
Diplômé de l'École nationale de l'aviation civile (ÉNAC) de Toulouse, qu'il termine en 1978. De 1978 à 1982, il commence sa carrière de pilote de transport public au Gabon, en attendant de pouvoir intégrer la compagnie Air France en 1982. Pilote de ligne à Air France, il exerce de 1991 à 2001 les fonctions de commandant de bord sur Airbus A320.
Président du bureau du Syndicat national des pilotes de ligne chez Air France de 1997 à 2000, il est à l'origine d'une grève de dix jours dans cette compagnie, juste avant la coupe du monde de football de 1998Jean-Charles Corbet, l'ancien patron d'Air Lib à la barre, consulté sur site www.lefigaro.fr le 29 avril 2012. Cette grève a ensuite permis une opération d'échange salaire contre actions en 1997-98, avec une entrée au capital d'Air France des salariés, lors de la privatisation de celle-ci, et un abandon par la direction de la double échelle des salaires.
Le , il est autorisé par le tribunal de Créteil à reprendre, avec sa holding HolCo, de la compagnie Air Lib, entreprise antérieurement née de la fusion d'AOM avec Air Liberté.
Amateur de rugby à XV, Jean-Charles Corbet s'implique dans le Rugby Club compiègnois. Il arrive en tant que vice-président au milieu des années 1990 et devient plus gros sponsor privé du club, jusqu'en mars 2005, date où il quitte des fonctions de vice-président du club.
Reprise d'AOM-Air Liberté
Le , Jean-Charles Corbet, au travers de la société Holco (HOLding COrbet), propose de reprendre les actifs du groupe AOM-Air Liberté, alors sous contrôle judiciaire, pour un euro symbolique. Bien que ne disposant d'aucune surface financière, ni d'expérience comme dirigeant d'entreprise, son offre, considérée comme la plus complète et la plus aboutie de la quinzaine d'offres de reprise concurrentes, est retenue par le tribunal de commerce de Créteil. Holco s'engage à maintenir emplois sur les au moment de la reprise et bénéficie d'un apport financier de de francs de Swissair.
La faillite le d'Air Lib, entraîne la mise au chômage des de l'entreprise.
S'ensuit une commission parlementaire chargée d'interroger Jean-Charles Corbet sur l'emploi des fonds publics octroyés à la compagnie et les causes de la déroute d'Air Lib. Le président de cette commission parlementaire accuse alors le dirigeant de la compagnie Air Lib d'avoir détourné des fonds et transmet son rapport au Parquet de Paris.
Le , le tribunal correctionnel de Paris le condamne à un an et demi de prison ferme et d'euros de dommages et intérêts. Il est déclaré coupable de n'avoir pas consacré à la compagnie Air Lib, la totalité des 150 millions d'euros versés par Swissair alors que d'autres virements avaient été effectués vers les autres sociétés du groupe « Holco ». Ceci aurait entraîné la faillite de la société et le licenciement de ses 3 200 employésce que Jean-Charles Corbet a toujours contesté.
Le , la chambre de cour d'appel de Paris confirme cette condamnation. M. Corbet fait part, via ses avocats, de son intention de se pourvoir en cassation. La cour confirme le montant des dommages civils. Jean-Charles Corbet devra verser aux mandataires-liquidateurs d'AOM-Air Liberté, l'ancien nom d'Air Lib, d'euros, solidairement avec Yves Leonzi, ainsi que individuellement.
Le , la cour de cassation rejette le pourvoi formé par Jean-Charles Corbet, en arguant qu'il ne lui appartenait pas de contester les décisions des juges du fond et ainsi rend définitive sa condamnation à 18 mois de prison ferme pour ne pas avoir affecté la totalité des fonds, que lui avait contractuellement et de manière définitive donnés Swissair.
Notes et références
Catégorie:Aviateur français Catégorie:Chef d'entreprise français Catégorie:Date de naissance non renseignée (XXe siècle) Catégorie:Élève de l'École nationale de l'aviation civile