est une série anime produit par Sunrise, réalisée par Kazuyoshi Katayama et écrite par Chiaki J. Konaka. Keiichi Sato en était le mecha et character designer.
Quarante ans avant les événements racontés dans la série, un événement mystérieux fait perdre la mémoire aux résidents de Paradigm City. La série suit Roger Smith, le meilleur négociateur de la ville. Il est aidé d'une androïde appelée R. Dorothy Wayneright et de son majordome Norman Burg. Roger utilise le Big O, une relique géante de la ville qui peut contenir l'avenir de la ville, quand il en a besoin.
est un hommage aux séries japonaises et occidentales des années 1960 et 1970. De style film noir, il mélange l'ambiance d'une série policière avec celle du genre mecha en anime et rappelle les films kaijū des studios Tōhō. La musique est un mélange de genres assez hétéroclites.
La série commença à être diffusée le sur la chaîne japonaise WOWOW et y finit le . À l'origine longue de treize épisodes, sa popularité internationale (ayant été diffusée aux États-Unis), provoqua la création d'une seconde saison coproduite par Cartoon Network, Sunrise et Bandai Visual ; le premier épisode fut diffusé en sur la chaîne japonaise Sun Television.
Trame Quarante ans avant les événements racontés dans la série, un désastre survient, transformant la Terre en un vaste et morne désert et laissant les survivants sans souvenirs de ce qui s'était passé. La série se déroule à Paradigm City, un état policier situé sur l'île de Manhattan, page 39. contrôlé par la Paradigm Corporation. La ville est facilement reconnaissable à ses géodes, structures qui abritent les citoyens plus aisés et excluent les plus démunis.
évoque la nature des souvenirs. Un souvenir est une entrée enregistrée dans le cerveau d'un organisme, mais à Paradigm City, ils sont beaucoup plus que celaÀ noter que la série utilise les kanjis , ou Memorii, et non , ou kioku.. Les Memorii peuvent représenter tout ce dont les citoyens ne se rappellent plus de la vie d'avant, et peuvent prendre la forme de documents ou reliques d'avant l'événement, ou encore d'hallucinations ou de rêves récurrents.
La première moitié de la série est épisodique. Chaque acte suit un citoyen différent, sa réaction face aux souvenirs perdus et comment il continue à vivre sans savoir ce qui s'est passé. Les derniers épisodes introduisent des éléments qui seront pleinement traités dans la seconde saison de la série, dont l'existence d'autres personnes en dehors de Paradigm City, la nature du cataclysme survenu, et « le pouvoir de Dieu dans les mains de l'Homme » ; l'histoire y est racontée en continu et non épisodiquement. On y rencontre Alex Rosewater, PDG de la Paradigm Corporation et ennemi de Roger, ainsi que l'Union, des agents étrangers travaillant au sein de Paradigm.
Personnages Roger Smith (seiyū Mitsuru Miyamoto) Le personnage principal de la série. En tant que négociateur, il doit essayer de trouver une solution pour les problèmes de la « Ville d'amnésie ». Il négocierait presque tout pour tout le monde, mais est un professionnel et exige aux parties de se comporter comme tels, aussi. Quand les souvenirs réveillent le peuple et les forcent à faire revivre les horreurs de leur passé, sa seule option est de recourir à sa propre monstruosité, le megadeus noir Big O.
R. Dorothy Wayneright (seiyū Akiko Yajima) L'assistante de Roger. Introduite dans le premier épisode de la première saison comme Dorothy Soldano, fille du riche industriel Miguel Soldano, on sait plus tard qu'elle est en réalité un androïde construit par Soldano. Son « père » serait Timothy Wayneright, l'homme qui commanda sa construction et père de la vraie Dorothy Wayneright. Elle aide Norman le majordome et vit chez Roger ; elle l'aide par gratitude.
Norman Burg (seiyū Motomu Kiyokawa) Le majordome de Roger. Il y a quarante ans, il perdit tout souvenir d'avant la catastrophe, mais il n'hésiterait pas une seconde pour y suivre son maître. Débrouillard et talentueux, il garde le Big O. Les compétences de Norman lui donnent une raison d'être et une mission à accomplir.
Dan Dastun (seiyū Tesshō Genda) Chef de la police militaire, on le voit dès le premier épisode. Il est l'ancien supérieur de Roger, mais ils restent en contact. Il n'apprécie pas le fait qu'on trouve qu'il est une marionnette du Paradigm Corporation, mais est fier de son travail. La police militaire est indispensable à la ville.
Angel (seiyū Emi Shinohara) Angel est la belle femme que Roger rencontre plusieurs fois dans la série, d'abord sous le nom de Casey Jenkins, investigatrice pour Paradigm Power Management dans le troisième épisode, et sous Patricia Lovejoy, secrétaire de la maison d'édition Paradigm Press dans le quatrième. Sa véritable identité est un mystère, ses motivations aussi, et elle n'est fidèle qu'à elle-même.
Production Le développement de cette série, d'un style assez rétro, commence en 1996, lorsque Keiichi Sato imagine un énorme robot destructeur de villes, le Big O, piloté par un homme en noir, dans un environnement ressemblant à Gotham City Birth of the Big O, DVD 1 The Big O, Bandai. Il rencontre plus tard Kazuyoshi Katayama, qui vient de finir Ceux qui chassent des elfes, et commence à travailler sur le character design et les layouts. Au moment où « les choses allaient vraiment commencer à bouger », Katayama doit se concentrer sur la production de , qui vient de commencer, et le travail sur Big O est mis en pause. Sato, pour sa part, est très occupé avec City Hunter.
Il admet que la série a commencé comme « une pub pour des jouets », mais les représentants de la division Hobby de Bandai ne le voient pas ainsi. Dès lors, le travail se fait avec Bandai Visual, mais Sunrise a encore besoin d'être sûr et demande la création de plusieurs robots de plus pour augmenter la vente de jouets par la suite. En 1999, lorsque le design est terminé, Chiaki J. Konaka est embauché comme scénariste en chef. C'est lui qui pense à la « ville sans mémoire », et son équipe esquisse l'histoire des vingt-six épisodes de la série Entrevue avec Konaka, Anime Jump, 2001 (archivée).
voit sa première le sur la chaîne WOWOW. Quand les scénaristes apprennent que la série serait coupée de treize épisodes, ils écrivirent un cliffhanger, en espérant une seconde saison Chiaki J. Konaka The Big O (production notes). En 2001, la série est diffusée sur la chaîne américaine Cartoon Network.
La série rencontre un grand succès international auprès des fans d'anime, qui entraîne la création d'une seconde saison, coproduite par Cartoon Network, Sunrise et Bandai Visual. Elle est diffusée sur Sun Television au Japon en , et aux États-Unis sept mois plus tard, dans la programmation Adult Swim Comic-Con Adult Swim News, Anime News Network, 4 août 2002. Tous les scénarios de la seconde saisons sont écrits par Konaka.
Avec les treize épisodes de la seconde saison, Cartoon Network a une option pour demander vingt-six épisodes de plus à Konaka More Big O, Anime News Network, 9 juin 2003. Selon Jason DeMarco, producteur de la seconde saison, le peu d'attention généré par la série et les ventes faibles de DVD aux États-Unis et au Japon rendent impossible la production de nouveaux épisodes , Adult Swim.
Musique La musique de The Big O est de Toshihiko Sahashi, ancien élève du Geidai. Ses œuvres sont symphoniques et très classiques, avec quelques morceaux de style electronica et jazz Charles McCarter, . Choisi à cause de Shinichi Shimura, , dans Anime Play, vol. 5, pages 22-26, 2004. Sahashi ajoute des hommages musicaux à la bande son. La musique de fond est inspirée par les films noirs, les films d'espionnage et des émissions de science-fiction comme La quatrième dimension. La musique des batailles fait penser à celle de Akira Ifukube pour la série GodzillaNicolas Penedo, The Big O, un animé sous influence, AnimeLand.
Le premier générique du début est Big-O!, inspiré par Queen Charles McCarter, Site officiel de Rui Nagai. Écrite, arrangée et interprétée par Rui Nagai, la chanson ressemble au générique du film Flash Gordon.
Le seconde générique est Respect, composée par Sahashi. La musique de la série est un hommage à celle de UFO, alerte dans l'espace, composée par Barry Gray Anime Central 2003 Panel, « ». En 2007 Nagai compose Big-O! Show Must Go On, hard rock tout droit sorti des années 1960, pour les rediffusions de la série sur la chaîne Animemax. La chanson du générique de fin est une lente ballade, And Forever, écrite par Chie, composée par Ken Shima et interprétée en duo par Robbie Danzie et Naoki Takao.
Dans la bande originale, on trouve aussi des œuvres qui ne sont pas de Sahashi, dont le Prélude No. 15 de Chopin et une version jazz sur saxophone de Jingle Bells. Victor Entertainment a édité la bande originale complète de la série sur deux CD.
Version française Producteur : Dybex Société de doublage : Chinkel Direction artistique : Thierry Kazazian Adaptation des dialogues : Christian Niemiec
Adaptations The Big O a été conçu en tant que media franchise, c'est-à-dire sous licence d'exploitation. Pour ce faire, Sunrise commande la création d'un manga, produit parallèlement à la série. Ce manga est adapté en feuilleton dans le Magazine Z de Kōdansha à partir de , trois mois avant le début de l'anime. Écrit par Hitoshi Ariga, il utilise le design de Keiichi Sato dans une histoire très différente. Il finit en et a été publié en six volumes. La version anglophone du manga est publiée par VIZ Media.
Anticipant la diffusion de la seconde saison, une nouvelle série manga est créée. The Big O: Lost Memory, écrit par Hitoshi Ariga, a lieu entre la période décrite dans les volumes cinq et six du manga original. Il est lui aussi adapté en feuilleton dans Magazine Z, de à , et est publié en deux volumes. Il n'en existe pas de traduction.
The Big O: Paradigm Noise, un roman de Hiroki Taniguchi, est publié le Tokuma Shoten, .
Design The Big O est une idée originale de Keiichi Sato et Kazuyoshi Katayama, en hommage aux séries avec lesquelles ils ont grandi. La série fait souvent référence au travail de Gerry Anderson et ITC Entertainment, aux séries de super-héros produites par Toei et aux super-robots de la vieille école. La série est de style film noir et pulp fiction, et combine l'ambiance d'histoires de détective avec le genre mecha.
Style The Big O reprend de nombreux thèmes, archétypes et éléments visuels des films noirs des années 1940.
Les plans à contre-jour sont caractéristiques de la plupart des films noirsSilver, A. & Ursini, J. "What is 'Noir'?" In Film Noir. Los Angeles, CA: Taschen Books. . La série utilise de longues ombres noires, dans la tradition du clair-obscur, ainsi que des angles de vue inhabituels, comme l'introduction de Roger en contre-plongée dans le premier épisode. Les réalisateurs de films noirs appréciaient particulièrement cet angle de vue parce qu'il faisait paraître les personnages comme s'élevant presque du sol, leur donnant une envergure dramatique et symbolique. D'autres astuces sont employées tout au long de la série pour désorienter le public, comme les dutch angles, les reflets dans les miroirs et la distorsion visuelle.
Les personnages de The Big O sont des archétypes des films noirs. Roger Smith est un personnage fait au même moule que le Philip Marlowe de Raymond Chandler (Le Grand Sommeil, 1946) ou le Sam Spade de Dashiell Hammett (Le Faucon maltais, 1941). Ce négociateur désillusionné, ex-flic, dont le job tient plus de celui d'un détective, est rusé et cynique. Big Ear est l'indic de Roger et Dan Dastun son ami du côté de la police. Le récurrent Beck est le voyou imaginatif qui rêve de grandeur tandis que l'adorable Angel joue le rôle de la femme fatale. Parmi les personnages secondaires, on trouve des policiers corrompus, des businessmen véreux et des savants fous .