Charles Louis Goybet, né le à Yenne et mort le à Yenne, était un général de division, inspecteur général du arrondissement d’inspection permanente de cavalerie français. Il fut grand officier de l'ordre de la Légion d'honneur.
Biographie Famille Charles-Louis Goybet né à Yenne, le ... est un membre de la famille Goybet.
Il est le fils d'Antoine Goybet, propriétaire terrien.,syndic de Yenne sous le régime sarde puis maire et conseiller d'arrondissement après la réunion à la France 1860Annuaire du département de la Savoie, 1869, (lire en ligne). et d'Élisabeth Piollet, qui eurent 4 fils (Charles, Pierre, Laurent et Alexis)..
Carrière Dans l’armée sarde
Charles Goybet intègre, à l'âge de douze ans, l'Académie royale militaire de Turin, le . Il est le premier membre de la famille à embrasser une carrière militaire. Il est promu à sa sortie de l'Académie (), alors qu'il est âgé de 22 ans, avec le grade de sous-lieutenant au régiment de Savoie-Cavalerie., créé le Comte Alexandre de Saluces, Histoire militaire du Piémont, 1818, ..
En , il intègre le bataillon de chasseur francs, jusqu'en mai où il retourne dans le régiment de Savoie-Cavalerie. En , il devient lieutenant au même régiment.
Il participe aux campagnes de Lombardie, pour l'indépendance italienne, de 1848 à 1849, contre l'Autriche. Il se distingue notamment lors de la bataille de Volta, le , obtenant ainsi une mention honorable par décision royale..
Désigné comme aide de camp du général de division comte Trotti, à Chambéry, il l’accompagne en Crimée. (campagne de 1855 et 1856). Il se distingue au combat de Tchernaïa.
Il est promu capitaine le .. Pour une période de quelques mois, d' à septembre de l'année suivante, il est mis en expectative pour raison de santé. À son rappel en activité le , il est affecté aux Chevau-légers d'Aoste. Il participe ainsi à la campagne de libération de l'Italie en 1859. Il assiste aux combats de Palestro et de San Martino. Sa conduite lui vaut d’être nommé major des lanciers de Florence le .
Le choix de la France À la suite du plébiscite organisé en , après le traité de Turin, sur la question de la réunion du duché de Savoie à la France, il opte, sous la pression de sa famille, pour la France. Il est licencié de l'armée du Piémont le .
Il passe de l’armée sarde au service de son nouveau pays en étant promu le chef d’escadrons dans la cavalerie impériale., au Dragons de Lyon. Il est nommé lieutenant colonel le .
Guerre franco-prussienne de 1870
Il se trouve à Lille au moment de la déclaration de guerre à la Prusse, le . Il en part pour se rendre à la de la division de cavalerie du Corps (Bazaine puis de Caen), et est un des premiers à la frontière. Il combat à Borny, où son général de division est blessé et charge avec le Dragon à Mars-la-Tour le . Le , il combat à Saint-Privat. Il participe à la défense de Metz.
Pour son action lors de la Bataille de Gravelotte, il est promu officier de la Légion d'Honneur par décret du , pour prendre rang à compter du .
Il est prisonnier en Allemagne d' à .
Après la guerre de 1870 De retour d’Allemagne, il réintègre son régiment. Il est promu colonel du Dragons, le .
Le , il est promu général de brigade et nommé commandant de la de chasseurs à cheval à Épinal. Il intègre ensuite la Division de Cavalerie à Fontainebleau.
Le , il termine sa carrière comme général de division, inspecteur général du arrondissement d’inspection permanente de cavalerie..
Retraite Le , il est placé dans le cadre de réserve, après quarante-six ans de services, quatre campagnes et une citationRevue savoisienne, Académie florimontane, Annecy, Volumes 67 à 69, . Charles Goybet (1759-1846), négociant à Lyon légue le domaine de Volontaz à son petit neveu Charles Goybet. Il partage son temps entre son château de Volontaz reconstruit par ses soins et sa maison de YenneHenri Jaillard, Les Goybet de la vallée de yenne, 1964, . Il meurt le à Yenne.
Décorations le Base Léonore : dossiers de la Légion d'honneur : dossier LH/1183/54 Charles Goybet le le le
Voir aussi Bibliographie
. Henri Putz, « Une éducation militaire sarde, Charles Goybet », (compte-rendu de Jacques Lovie, communication du )
Alfred Anthonioz (préface du général Jean-François Borson), Généraux savoyards, édition Atar, Genève, 1912, 292 pages ; Livre de famille de Mariano Goybet. Œuvre enluminée consultable aux archives départementales de la Savoie (cote IJ 288), rédaction 1898-1931, 200 pages enluminées numérotées sur parchemin, CD ROM consultables ; Théophile Lamathiere, Le Panthéon de la Légion d’honneur, E. Dentu, Paris, tome VIII, 1875-1911.
Article connexe Famille Goybet
Liens externes
DOSSIER AHH famille Goybet
Notes et références
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