Le château de Trankalou, est situé à Deux-Évailles en Mayenne, à Nord du bourg, entre l'étang et le bois de Brée. L'abbé Angot a identifié ce lieu avec le château de MortevilleD'après l'Abbé Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, tome III de l'édition de 1962, Ed. Joseph Floch, imprimeur-éditeur à Mayenne.
Désignation Maneir dou Drong au lou, 1292Archives départementales de la Mayenne, E. 168. ; Troncalou, 1440Ibid. ; La terre, fief et seigneurie de Troncalou, 1671Chartrier de Bourgon ; Francalou, château en RuineHubert Jaillot ; La Dame de Brée et de Trancalou, 1719Titre de la fabrique de Brée. ; Trancaloup, Mémoires de Bourjolly, t. I, . ; La châtellenie de Francaloux, 1755Dictionnaire topographique. ; Trancalou, ferme, château en ruineCarte de Cassini ; TranlkalouxCadastre. ; Les Trancalous, 1829Annonces de Laval.. Trankalou ; Trankaloux ; Trankaloux 1830Cadastre de 1830, Archives de la Mayenne, commune de Deux-Évailles, 3P2687/1, /2 et /6.
Morteveille ou Morteville = Trankalou ou Trancalou La généalogie médiévale de Normandie indiquefmg.ac. : Robert d'Alençon († Morteveille 8 Sep 1217, bur Perseigne). "Johannes filius Willelmi comitis Pontivi" donated property to the abbey of Saint-Martin, Troarn with the consent of "filiis meis Johanne et Roberto et Willelmo" by charter dated 1190. “Robertum comitem Alencheii…apud…manerium suum…Morteveille prope La Val”.Dugdale Monasticon III, Shrewsbury Abbey, XI, Genealogia Dominorum Bellismontium, . Bry de la Clergerie rapporte, d'après le cartulaire de Saint-Martin-de-Séez, que Robert, comte d'Alençon, mari d'Emma de Laval, mourut en 1217 apud quoddam manerium quod vocatur Morteville prope Laval. Pierre Le Baud, dans un texte qui n'est pas celui de son Histoire de Bretagne imprimée, identifie Morteville avec Trankalou dans le bois d'Hermet. Charles Maucourt de Bourjolly, trouvant que ce château était trop éloigné de Laval (5 lieues), pour répondre aux indications du cartulaire, proposait un lieu de Monteville dans le bois de Misedon, que Guy VII de Laval et Emma donnèrent en 1248 à l'abbaye de Clermont. Mais le texte porte Mautaillé et non MontevilleMaison de Laval, t. I, ).. Bourjolly le reconnut sans doute et, dans sa rédaction définitive, il se rallia à l'opinion de Pierre Le Baud en faveur de Trancalou. Thomasse de Pouancé, veuve de Guy VII de Laval, fit stipuler au nom de ses enfants que si Guy VIII de Laval, fils aîné du premier mariage de son mari, ne remplissait pas les promesses qu'il avait faites à ses puînés, il leur devrait "sept vingt livres de rente sur Olivet et Morteveille "Maison de Laval, t. II, , 57). Entre autres biens donnés en 1292 pour assiette des rentes dues aux enfants du second mariage de Guy VIII de Laval avec Jeanne de Brienne, on cite les bois de Hermez, les bois de Alloyers et le herbergement de Morteveile . Si, comme on peut s'en douter, cet hébergement est bien celui où mourut Robert d'AlençonMort le ., on doit le placer dans le voisinage d'Alloué et d'Hermet, c'est-à-dire à Trancalou.
Trancalou commence seulement à apparaître dans les textes en l'année 1292, qui est la dernière date où l'on y rencontre Morteville ou Morteveille.
Le fief de Mortelon, dont Louis de Montecler, seigneur de Bourgon, rend aveu à Mayenne en 1518, peut bien être le même, et cette forme de mot sert de transition entre Morteville et TrancalouCte A. Bertrand de Broussillon, Maison de Laval, t. II, ..
N.B. : Dans la contrée environnante des Coëvrons, de l'Erve et de la Charnie, est connue la famille Morteveille, exclusivement originaire de cette région, dont on a pu à ce jour remonter avec certitude l'ascendance jusqu'au couple Mathurin Morteveille et Nicolasse Bergoin, c'est-à-dire jusqu'aux années 1560cf. Recherches généalogiques de Roland Morteveille..
Description Ruines de l'ancien château thumb|left|200px|Le nouveau château de Trankalou Fief mouvant de la châtellenie de Montsûrs, François Serveau-Touchevalier dans une note du manuscrit de Charles Maucourt de Bourjolly, décrit ainsi la ruine de Trancalou : .
L'Abbé Angot ajoute que la seule tour qui subsiste de nos jours se trouve divisée en deux étages qui sont indiqués extérieurement par une assise de pierres de taille légèrement saillante. La tour subsistante est percée de trous carrés au rez-de-chaussée, et de trousIls pouvaient être des boulins. ronds à l'étage.
Histoire Proche des bois de Bourgon et d’Hermet, TrancalouCité en 1297. Archives départementales de la Mayenne, E 168. est sans doute un relais de chasse de la famille de Laval au . C'est là que Robert d'Alençon, mari d'Emma de Laval, mourut en 1217, d'après le récit de Pierre Le Baud, confirmé par une tradition locale que Charles Maucourt de Bourjolly recueillit sur les lieux.
La terre de Trancalou est la propriété de Guy VIII de Laval à la suite de son mariage avec Jeanne de Brienne en 1270. Eustache de Bauçay, épouse d'André de Laval donnait le bail de Trancalou en exigeant que le fermier transporte chaque année un muy de vin de Gérigné au Tronc au loup et du Tronc au loup à Gérigné, en allant querré le dit vin, un millier de merrein à vin. En 1394, le domaine appartient à Jean du Tronc au loup et à sa femme Hersan La Rousse, qui habitaient à Montourtier.
125px|thumb| Armes des Brée : d'argent à deux fasces de sable au sautoir de gueulles brochant sur le tout Il est vendu le à Ambroise Le Cornu. Depuis lors, la terre resta toujours unie à la châtellenie de Brée.
Le domaine est acheté en 1664 par Charles de Montesson, époux de Marie Prévost de Saint-Cyr.
En 1829, le bois de Brée, les fermes du Buisson, la Loge, et les Trancalous sont vendus pour francs par dame Jacquine-Renée-Charlotte-Adélaïde RouillonVeuve de François-René Leroux ; de Jean-Auguste Ernoul, lieutenant général des armées du roi, demeurant à Farmoutier (Somme). à Alexandre Bourdon du Rocher, député de la Sarthe, demeurant à Chemiré-en-Charnie.
Vendue de nouveau vers 1852 à M. Foucault de Vauguyon, la terre est rachetée en 1887 par Georges Gamard, conseiller municipal de Paris, puis député de la Mayenne. Il y construit en 1887 un château à à l'est du bourg, qui est pour l'extérieur la reproduction d'un château anglais du comté de Surrey.
Bibliographie Bourjolly, Mémoires, t. I., , 223 ; Abbé Gérault, Notice sur Évron, , 268 ; Chroniques manuscrites de Montsûrs.
Voir aussi
Brée Liste des seigneurs de Brée Château de Bourgon Jublains Montourtier Bois d'Hermet Plan d'eau aménagé de la Fenderie à Deux-Évailles Pays d'art et d'histoire Coëvrons-Mayenne
Source
« Château de Morteville » dans Alphonse-Victor Angot, Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Goupil, 1900-1910. Édition Joseph Floch, imprimeur-éditeur, Mayenne, 1962, Tome III et Tome IV .
Notes et références
Trankalou Catégorie:Famille de Montecler