La. old-time music est un genre de musique folk nord-américaine, ayant ses racines dans la musique folklorique de nombreux pays tels le Royaume-Uni (Angleterre et Écosse) et l'Irlande, aussi bien que du continent africain. Ce genre musical se développé avec les nombreuses danses folkloriques nord-américaines, comme la square dance. Le genre englobe aussi des ballades et d'autres types de chansons folk. Il est joué sur des instruments acoustiques, généralement centrés autour d'une combinaison d'un violon et de cordes pincées (le plus souvent guitare et/ou banjo)
Histoire Reflétant la culture qui s'installe en Amérique du Nord, les racines de l'old-time music sont basées sur la musique traditionnelle des îles Britanniques Ritchie, Fiona and Orr, Doug; Wayfaring Strangers The Musical Voyage from Scotland and Ulster to Appalachia, University of North Carolina Press 2021, 2nd ed. (plus précisément d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande), avec une forte influence afro-américaine. Dans certaines régions, cependant, l'influence française ou allemande a aussi été très marquante.. Bien que beaucoup de morceaux et ballades old-time sont de source européenne, beaucoup d'autres sont purement américaines Jamison, Phil; Hoedowns, Reels, and Frolics: Roots and Branches of Southern Appalachian Dance, University of Illinois Press 2015.
Terminologie Puisant ses origines dans la musique traditionnelle européenne et africaine, l'« old-time music » est certainement la plus vieille forme de musique traditionnelle nord-américaine après celle des Amérindiens. Cette qualification qui signifie « musique du bon vieux temps » est appropriée quoiqu'elle a été créée en 1923 seulement par un des premiers industriels de l'édition phonographique.
Le violoniste John Carson réalise alors quelques-uns des premiers enregistrements commerciaux de musique country pour le label Okeh et ceux-ci qui deviennent des tubes. Okeh, qui avait déjà utilisé le terme « hillbilly music » (musique de ploucs) pour décrire la musique des Appalaches et la musique liturgique du sud qui étaient toutes deux basées sur le violon, ainsi que le terme « » (musique raciale) pour décrire la musique afro-américaine, commence à étiqueter « old-time music » (musique du bon vieux temps) la musique que John Carson jouait. Le terme, s'il était d'abord un euphémisme, remplace avantageusement d'autres dénominations que beaucoup considéraient péjoratives et gagna la faveur des musiciens et de leur public..
Autres sources Durant la fin du s, les Minstrel shows, Tin Pan Alley, le gospel et d'autres formes de musique populaire entrèrent dans ce genre. Tandis que la old-time music était répandue dans tous les États-Unis aux s, au ce genre est associé aux Appalaches Toll, Robert C., "Blacking Up, the Minstrel Show in 19th Century America," Oxford University Press; New edition (3 février 1977).
Revival La old-time music connait une renaissance au début des années 1960, dans des régions comme Chapel Hill en Caroline du nord par exemple. Alan Jabbour, directeur et fondateur du Folklife Center à la Bibliothèque du Congrès, en devint un des leaders alors qu'il était encore étudiant. et Pete Seeger) avaient quant à eux apporté cette musique à New York dès le début des années 1940. On ne doit pas non plus oublier les Lost City Ramblers qui contribuèrent à répandre ce revival (revirement ou retour) et qui invitent régulièrement des musiciens plus âgés dans leurs concerts. Cette formation comprenait à l'origine Mike Seeger, John Cohen et Tom Paley (plus tard remplacé par Tracy Schwarz). Nombre de musiciens de la scène actuelle reconnaissent que c'est grâce aux New Lost City Ramblers qu'ils s'intéressent.
Instruments thumb|LittleOldCabinInTheLane. thumb|Angel Band - Autoharpe.
La old-time music est jouée en utilisant une large variété d'instruments à cordes. L'instrumentation est déterminée par la disponibilité des instruments aussi bien que par la tradition. Historiquement, le fiddle, violon utilisé dans la musique populaire américaine et des îles Britanniques, était presque toujours l'instrument mélodique principal, et dans bien des situations (en l'absence d'alternative), les danses étaient uniquement accompagnées d'un violon solo qui bien souvent faisait aussi office de dance caller.
vignette|gauche|Collection de banjos, recueillis dans la région des Appalaches, exposée au Museum of Appalachia à Norris, dans le Tennessee.
Au début du , le banjo (un instrument d'origine ouest-africaine originellement joué par les populations afro-américaines, libres ou esclaves) devint un partenaire essentiel du violon, particulièrement dans les États du sud. Originellement non fretté et fréquemment conçu à partir d'une calebasse, il jouait la même mélodie que le violon (bien que dans un registre plus grave), en procurant simultanément un accompagnement rythmique et harmonique avec un bourdon fourni par la cinquième corde (la plus petite). Le banjo utilisé dans la old-time music est typiquement un modèle à cinq cordes avec dos ouvert (c'est-à-dire sans le résonateur que l'on trouve sur la plupart des banjos de bluegrass).
Aujourd'hui, la plupart des joueurs de banjo utilisent la technique du clawhammer, mais il en existait à l'origine plusieurs (dont la plupart sont encore en vigueur) vaguement groupés par régions. Les techniques majeures étaient le clawhammer (connu sous plusieurs noms régionaux), les techniques à deux doigts North-Carolina Picking ou Kentucky Picking, et le style à trois doigts (fiddle style) qui fut influencé par le style urbain classique. Un débutant adoptait la plupart du temps le style que son professeur, souvent un parent ou un ami, préférait.
thumb|Un dulcimer des Appalaches
Parce que jouer avec plus de doigts signifie plus de notes, les techniques à trois doigts intriguent beaucoup de musiciens. Des styles personnels sont développés par des figures importantes telles Uncle Dave Macon, Dock Boggs et Snuffy Jenkins. Ces techniques à trois doigts, spécialement celles développées par Jenkins, conduisent dans les années 1940 au style Scruggs, créé par Earl Scruggs, qui aida à accentuer le fossé entre la old-time et le style centré sur les solos qui deviendra le bluegrass. Jenkins développa un roulement qui inspire Scruggs pour créer des roulements plus doux et rapides et qui sont maintenant d'usage standard dans le bluegrass.
Au cours du , d'autres instruments à cordes commencèrent à être ajoutés au duo violon-banjo, parmi lesquels la guitare, la mandoline, la contrebasse (ou contrebassine) pour fournir un accompagnement harmonique (parfois même mélodique). Un tel ensemble, quelle que soit la composition exacte, devint connu sous le nom de string band. Occasionnellement, le violoncelle, le piano, le dulcimer, le dulcimer des Appalaches, le banjo ténor, la guitare ténor, l'arc musical et d'autres instruments furent utilisés.
On doit aussi ajouter les instruments sans cordes comme le jug (bocal servant de résonateur au souffle envoyé par un joueur), l'harmonica, la guimbarde, le concertina, l'accordéon, la planche à laver, les cuillères ou les os musicaux. Leur présence était souvent déterminée par la région de provenance des immigrants européens.
Le violon peut parfois être joué par deux musiciens, l'un jouant avec l'archet et l'autre à côté en tapant un rythme sur les cordes avec de petites baguettes nommées fiddlesticks. Cette technique est notamment utilisée par le duo Al et Emily Cantrell.
Danse La old-time music instrumentale est traditionnellement jouée pour accompagner des danses. Elle est alors peu spectaculaire et sans aucun solo, mais les temps et le rythme y sont bien marqués. Ceci contraste avec le bluegrass, qui, issu de l'old-time a évolué dès les années 1940 pour devenir une musique de concert et de solos.
Tandis que dans les îles britanniques reels et jigs restaient tous deux populaires, le reel est de loin la structure métrique prédominante dans la old-time américaine (bien que quelques hornpipes soient encore joués). Les musiciens canadiens, particulièrement ceux des provinces maritimes où l'influence écossaise était forte, jouent encore à la fois les 'jigs et les reels aussi bien que des marches et des strathspeys.
Chaque variante régionale de la old-time music accompagne différentes danses. Parmi elles, la et le (Appalaches), la contredanse (Nouvelle-Angleterre), la square dance (États du sud) et la (Nouvelle-Écosse, particulièrement l'île de Cape Breton), bien qu'il y ait quelques passerelles entre ces différentes régions.
Apprentissage La old-time music s'apprend traditionnellement à l'oreille même par des musiciens sachant lire les partitions. Il en existe un grand nombre, bien que beaucoup pensent que cette musique n'est pas faite pour être écrite. Ceci est dû aux variations locales et régionales de la old-music comme à sa tradition d'improvisation.
Bien que ce soit l'une des plus anciennes et plus éminentes forme de musique traditionnelle nord-américaine, la old-time n'est généralement pas enseignée dans les écoles et les universités. La square dance fait exception et est parfois enseignée dans des écoles élémentaires (généralement sur un enregistrement). Les instruments et danses de la old-time music doit donc être étudiée hors du système scolaire.
Il y a cependant un nombre grandissant d'écoles de musique folk aux États-Unis, généralement basées sur une communauté de non-profit. La Old Town School of Folk Music de Chicago en est sûrement la plus ancienne, ayant commencé en 1957. La Folk School de Saint-Louis est l'une des nombreuses nouvelles écoles ayant ouvert ses portes en 2002 après la sortie du film O'Brother qui suscita l'engouement des urbains pour la old-time music. Il y a une grande variété de programmes d'une semaine, pour la plupart en été. Ces camps sont à caractère familial et permettent aux débutants d'entrer dans la tradition et aux musiciens plus avancés de se perfectionner.
Styles régionaux Il existe une grande quantité de styles régionaux de old-time music, ayant chacun son propre répertoire et son style de jeu. Cependant, on peut trouver quelques morceaux (comme ) dans presque tous les styles régionaux, bien qu'interprétés différemment.
Appalaches vignette|Bill Hensley, un violoneux traditionnel de la région d'Asheville en Caroline du Nord vers 1944.
Cette section s'applique principalement aux Appalaches du sud, aux États-Unis (les Appalaches du centre se situent au nord-est du pays et les Appalaches du nord s'étendent jusqu'au Québec.
La musique folk des Appalaches constitue un genre particulier de musique traditionnelle. Elle descend principalement des musiques populaires anglaise, écossaise et irlandaise qui sont apportées dans cette région par les immigrants européens. Beaucoup des chansons traditionnelles américaines ont leurs origines dans les chansons des îles Britanniques. Par exemple, , , et Pretty Saro sont anglaises, et sont écossaises, et est irlandaise. D'autres chansons sont écrites en Amérique.
Un violoniste écossais nommé Neil Gow est habituellement crédité pour avoir développé, dans les années 1940, la technique de jeu à l'archet court () qui caractérise le violon des Appalaches. Elle distingue celui-ci des autres musiques parentes : les violoneux de concours du Texas, les violonistes de Texas Swing et de Bluegrass préfèrent le plus souvent le jeu à l'archet long qui est rendu populaire par les violonistes de jazz. Cette technique tombe plus ou moins en désuétude durant le siècle suivant, car les valses et polkas européennes connaissaient alors une grande vogue et avaient remplacé les airs traditionnels dans la faveur du public des villages et des fermes.