Le siège de Lille de 1792 a lieu du au Relations des principaux sièges faits ou soutenus en Europe Volume 2 par Victor Donatien de Musset-Pathay..

Contexte historique Après que, le , l'Assemblée législative a déclaré la guerre au « roi de Bohême et de Hongrie » — cette expression désignant l'empereur du Saint-Empire et ses États — commandés par Albert de Saxe-Teschen mettent le siège devant Lille.

Le , les Prussiens sont arrêtés à la bataille de Valmy.

Garnison de Lille La garnison de Lille est composée de , et 132 artilleursGarrison and Siege Forces Lille & Thionville, August-September l792 sur nafziger. régiment d'infanterie de ligne régiment d'infanterie de ligne régiment d'infanterie de ligne du de ligne bataillon de volontaires de l'Oise bataillon de volontaires de l'Oise bataillon de volontaires de la Somme régiment de cavalerie régiment de cavalerie 1 escadron de hussards Détachement du régiment d'artillerie Ils sont renforcés par : bataillon de volontaires de l'Eure : bataillon de volontaires du Nord : bataillon de volontaires de la Somme : bataillon de volontaires du Calvados : bataillon de volontaires du Pas-de-Calais : bataillon de volontaires ? : bataillon des fédérés nationaux : bataillon des fédérés nationaux : bataillon des fédérés nationaux : bataillon des fédérés nationaux : bataillon des fédérés nationaux : bataillon des fédérés nationaux : régiment d'infanterie de ligne : bataillon du régiment d'infanterie de ligne

Le siège vignette|gauche|Bombardement de Lille. Gravure publiée dans le journal Révolutions de Paris, , . vignette|Allégorie relative au siège de Lille en 1792, peinture de Louis Joseph Watteau. La place de Lille, défendue par le général Ruault, secondé par le capitaine du génie, Marescot, est investie, le , par le duc Albert de Saxe-Teschen. La droite des assiégeants était commandée par le général Jean-Pierre de Beaulieu, et la gauche par le général Latour.

Des tranchées furent ouvertes à 900 mètres de la place. Les premières partaient du village d'Hellemmes, traversaient la route de Tournay, se prolongeaient derrière Fives, s'étendaient jusqu'au faubourg des Malades, et en faisant face à l'ouvrage à corne de la Noble Tour, elles embrassaient les villages de Roubaix, Lannoy et Tourcoing.

Le , le duc de Saxe-Teschen envoie une sommation à la place indiquant qu'il est disposé à épargner la ville contre reddition. Le général Ruault et André Bonte, maire de Lille, répondent que Lille et ses habitants ont renouvelé leur serment de fidélité à la nation, de vivre libres ou de mourir, et qu'ils ne se rendront paspage 33- Le Nord- Octobre 2009. vignette|gauche|Siège de Lille : l'archiduchesse Marie-Christine d'Autriche aurait commandé le bombardement de la ville. Gravure française, 1792. Aussitôt que ces réponses furent parvenues au général ennemi, le bombardement commença le lendemain , et le feu se manifesta aux casernes de Fives, à Saint-Étienne et dans divers quartiers de la ville. Celui de Saint-Sauveur surtout devint le foyer d'un vaste incendie. La femme du duc Albert, Marie-Christine d'Autriche, s'empressa de venir trouver son mari et d'assister joyeusement à ce spectacle déchirant. On assure qu'elle pointa elle-même plusieurs mortiers sur la villeRelation du siège et du bombardement de Valenciennes, en mai, juin et juillet 1793 par A. Texier de La Pommeraye Pièce authentique N°XXVI pages 244-245. Les Impériaux entament, de jour comme de nuit, un violent bombardement qui détruit et incendie des maisons du centre-ville, dont l’église Saint-Étienne.

La vieille cité prouva qu'elle n'avait rien perdu de son antique vertu, quand le duc Albert de Saxe-Teschen vint mettre le siège devant elle et y jeta, dans l'espace de neuf jours, trente mille boulets rouges et six mille bombes. La garnison — les quatre mille hommes de Ruault — n'aurait jamais pu suffire à la défense des remparts ; mais Lille avait encore six mille gardes nationaux, parmi lesquels figuraient les célèbres canonniers… Les deux capitaines, Ovigneur et Niquet, méritent d'avoir leurs noms inscrits au Livre d'or de la France. Comme on venait annoncer à Ovigneur que sa maison brûlait, il répondit : — Rendons-leur feu pour feu, en montrant les positions autrichiennes.

Les habitants ont eu un comportement stoïque sous le bombardement : l'épisode du barbier Maes est resté célèbre.

À bout de munitions et sous la pression des armées révolutionnaires, accourues d'Aire, de Béthune, Saint-Omer et Dunkerque, les Impériaux finissent par lever le siège le après avoir mis la place à feu et à sang.

Plus de deux mille maisons sont détruites ou touchées, le quartier Saint-Sauveur a été ravagé par le feu.

Le , la Convention nationale décréta à cette occasion que « Lille et ses habitants ont bien mérité de la patrie ».

Visible de nos jours La colonne de la Déesse, sur la Grand-place, commémore cette victoire de la ville sur ses assiégeants. Elle fut érigée en 1845.

Il reste aujourd'hui de nombreux boulets de canon fichés dans les murs de la ville. On peut en observer dans les bâtiments avoisinant la Chambre de commerce et d'industrie, mais on retrouve la grande majorité d'entre eux à l'intérieur des habitations où ils furent très prisés en tant qu'éléments décoratifs.

Dans les arts, le siège de Lille représente le quotidien et la résistance des habitants de Lille..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Fortifications de Lille Ovigneur Barbier Maes

Catégorie:Siège des guerres de la Révolution française Catégorie:Bataille impliquant le Saint-Empire romain germanique Catégorie:Bataille de 1792 Catégorie:Bataille gravée sur l'arc de triomphe de l'Étoile Catégorie:Histoire du Nord Catégorie:Histoire des Hauts-de-France 1792 Catégorie:Ordre de bataille des guerres de la Révolution française Catégorie:Septembre 1792 Catégorie:Octobre 1792