Agostino Soldati, né le à Neggio d'où il est originaire et mort le à Genève, est un diplomate suisse.

Biographie Après des études à Vienne et à Berne pour lesquels il obtient les titres de docteur en droit et d'avocat, il entre au Département des affaires étrangères en 1938. Il est en poste à Rome, à Berlin (où il représente les intérêts de 21 pays auprès du Troisième Reich), à Lisbonne et à ParisAgostino Giorgio Soldati, Dictionnaire biographique suisse..

New York et Paris thumb|left|Le Château de Trévelin à Aubonne, qu'ils achetèrent en 1958. Nommé observateur suisse auprès de l'Organisation des Nations unies à New York en 1956 avec le titre de ministre plénipotentiaire, il est ensuite chef de la délégation suisse à l’Organisation européenne de coopération économique et auprès de la Communauté européenne du charbon et de l'acier dès 1958. L'année suivante, il est accrédité comme premier ambassadeur auprès de la Communauté économique européenne (CEE) et de l'Euratom. En 1961, il est nommé ambassadeur en France et chef de la délégation auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Il remet ses lettres de créance au général de Gaulle le de la même annéeRemise de lettres de créance, JORF 231 du , 8994..

Dernière conférence des ambassadeurs Lors de la dernière conférence des ambassadeurs à laquelle il prend part en , il déclare : « le crédit et le poids d’un pays dans le monde ne dépendent nullement du nombre de ses initiatives et de ses déclarations, mais du nombre de celles qui sont prises au sérieux et ont des conséquences réelles » Carl J. Burckhardt (Préface): In memoriam Agostino Soldati (1910–1966) – Ambassadeur de Suisse, chapitre Témoignages, Ambassadeur Paul Jolles – La conférence des ambassadeurs de Suisse du mois de septembre 1966, la dernière à laquelle prit part Agostino Soldati, Éditeur: E. Cherix et Filanosa, Nyon, 1968, p. 72..

Mort en fonctions Il meurt en fonctions en 1966, à l'âge de cinquante-six ans, après cinq ans passés dans la capitale française. Le jour de son décès, le général de Gaulle adresse des condoléances à sa veuve Daisy et au président de la Confédération Hans Schaffner Carl J. Burckhardt (Préface): In memoriam Agostino Soldati (1910–1966) – Ambassadeur de Suisse, chapitre Lettres de condoléances, Télégramme du Général de Gaulle – Président de la République Française au Président fédéral de la Suisse, et lettre de condoléances à Madame Soldati, Éditeur: E. Cherix et Filanosa, Nyon, 1968, pp. 34, 35.. « Il avait une vaste culture, une profonde connaissance des choses et des gens et un esprit continuellement en éveil » devait écrire le secrétaire général du ministère des affaires étrangères Pierre Micheli (1905–1989) dans le Journal de Genève Carl J. Burckhardt (Préface): In memoriam Agostino Soldati (1910–1966) – Ambassadeur de Suisse, chapitre Articles, Article de Pierre Micheli au Journal de Genève, janvier 1967. Éditeur: E. Cherix et Filanosa, Nyon, 1968, p. 84..

Publications

Bibliographie

Références

Liens externes

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