L’avenue George-V est une avenue parisienne du et plus précisément du quartier des Champs-Élysées ( quartier de Paris) longue de et large de .

Situation et accès Elle part de la place de l'Alma pour se terminer au 99, avenue des Champs-Élysées, et marque la limite ouest du « triangle d'or ».

L’avenue George-V compte parmi les adresses les plus prestigieuses de Paris. On y trouve en effet des boutiques de luxe, mais également des palaces, des restaurants et des boîtes de nuit. Les plus célèbres d'entre eux sont l'hôtel George-V, fameux palace de la capitale au style Art déco, et le Crazy Horse Saloon, l'un des plus célèbres cabarets parisiens. L'avenue héberge également deux ambassades : celle de Chine et celle d'Espagne.

Ce site est desservi, à son extrémité nord, par la ligne 1 à la station George V et, à son extrémité sud, par la ligne 9 à la station Alma - Marceau.

Origine du nom vignette|gauche|redresse|Le roi George V. Cette voie rend hommage au roi du Royaume-Uni George V.

Historique vignette|gauche|redresse|Plaque de l'avenue George-V à Paris. Anciennement « avenue de l'Alma », elle a pris sa dénomination actuelle le .

À l'angle de cette avenue et de l'avenue du Président-Wilson (alors partie de l’avenue du Trocadéro) se trouvait, entre 1877 et 1893, l'HippodromeLe premier Hippodrome se trouvait place de l'Étoile, alors située extra muros. Lors de l'ouverture de l'avenue du Roi-de-Rome (avenue Kléber), il fut transféré place d'Eylau (place Victor-Hugo) où il fut détruit par un incendie en 1869..

André Becq de Fouquières observe en 1953 :

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|Magasin Hermès situé sur l'avenue George-V. 3 : hôtel de Caraman. HabitéEn 1910. . par Maurice de Riquet de Caraman (1845-1931), comte puis duc de Caraman (1868), conseiller général de Seine-et-Oise, marié à Marie Arrighi de Casanova de Padoue (1849-1929), propriétaire du château de Courson. Le couturier Hubert de Givenchy y installa le siège de sa maison en 1961. 9 : hôtel de Ganay. Construit en 1896-1898 par l'architecte Ernest Sanson pour le marquis Jean de Ganay et la marquise née Berthe de Béhague. . Aujourd'hui Assemblée permanente des chambres d'agriculture. Remarquable décor intérieur. 10 : siège de la maison de couture Balenciaga de 1937 à 1968. vignette|Ancienne ambassade de Chine en France, au . 11 : hôtel de Rouvre (dit aussi Lebaudy). Hôtel particulier construit sur les plans de l'architecte Alfred Coulomb pour l'industriel et homme politique Gustave Lebaudy (1827-1889), passé ensuite à sa fille Geneviève (1860-1936) et à son gendre Charles Bourlon de Rouvre (1850-1924). Ambassade de Chine jusqu'en 2017 ; le bâtiment accueille ensuite ses services consulaires. 12 : ancienne maison de MainbocherDominique Paulvé, « La revanche d'une laide », Vanity Fair, 20, février 2015, ., suivant le décès de l'architecte Lucien Hesse. Le cabaret Crazy Horse s'y trouve. vignette|15. 15 : hôtel de Wagram. Hôtel particulier construit sur un vaste terrain à bâtir situé entre les avenues de l'Alma et Joséphine (actuelle avenue Marceau), correspondant à un emplacement partiellement traversé par l'ancien aqueduc de Paris. La construction d'un nouvel hippodrome sur ce terrain et les parcelles contiguës avait été envisagée par la Société de l'Hippodrome de Paris avant d'être abandonnée. La Société Thome et , concessionnaire de la Ville de Paris pour le percement des avenues de l'Alma et Joséphine, vendit le terrain le à Lucie Caroline Dassier (†1876), épouse de Nathaniel Johnston, riche négociant bordelais. Celle-ci fit construire en 1869 par l'architecte Delestrade un hôtel selon les règles du cahier des charges de la concessionAlignement sur la voie publique, façades latérales décorées, pierre de taille pour la façade principale, ornementation de corniches, moulures et pilastres.. L'édifice comporte deux étages surmontés d'un toit mansardé couvert d'ardoises. Il comporte en façade une série de grandes fenêtres identiques à l'exception d'une grande baie ouverte dans la partie gauche qui forme un pavillon distinct du corps de logis principal. La façade sur jardin donne sur une terrasse et comporte un plus grand développement que la façade sur rue. Sa décoration reprend des motifs inspirés du style de la Renaissance française. Nathaniel Johnston (1836-1914), fut député de la Gironde de 1869 à 1876 en plus de diriger la maison de vins familiale qui possédait les domaines bordelais de Ducru-Beaucaillou (Saint-Julien) et Dauzac-Labarde (Margaux). Le , au lendemain de la bataille de Sedan, il réunit dans son hôtel un groupe de parlementaires opposés à la création d'un gouvernement de la Défense nationale. Après avoir été battu aux élections législatives en 1876, année au cours de laquelle il perdit également sa femme, il se consacra à ses propriétés viticoles en Gironde et cessa d'habiter sa demeure parisienne tout en restant propriétaire de celle-ci. Le , l'hôtel fut acquis par Berthe de Rothschild (1862-1903), princesse de Wagram par son mariage avec Alexandre Berthier (1836-1911), prince de WagramVoir « Famille Berthier », « Famille Rothschild ».. Celle-ci fit également l'acquisition, en 1893, d'une parcelle appartenant à la Société de l'Hippodrome de Paris qui lui permit d'aménager un jardin. La même année, elle acquit de la ville de Paris une portion de neuf mètres de l'aqueduc de ceinture qui traversait une partie de la propriété et qui se trouvait abandonnée. Les travaux d'agrandissement, dirigés en 1894 par l'architecte Stéphan Le Bègue, donnèrent à la demeure son aspect définitif. Après la mort de la princesse, l'hôtel resta à son mari, puis à leur fils, Alexandre Berthier (1883-1918), et dernier prince de Wagram, seul propriétaire de l'hôtel en 1911, qui fut tué au combat durant la Première Guerre mondiale. L'hôtel fut loué pendant quelque temps à la délégation de Pologne qui participa aux négociations du traité de Versailles après la Première Guerre mondiale. En 1920, le royaume d'Espagne s'en porta acquéreur pour y installer son ambassade, jusque-là établie boulevard de Courcelles. Le duc de Pomar avait souhaité léguer à l'État espagnol son hôtel parisien afin qu'il pût disposer d'une ambassade jugée digne de lui, mais divers rapports sur cet édifice mirent en évidence son état de délabrement si bien que le gouvernement espagnol préféra décliner le legs et utiliser le crédit ouvert pour les travaux à l'acquisition d'un autre immeuble. Le , sur la proposition de l'ambassadeur de l'époque, José Maria Wenceslao Quinones de Leon, il se porta donc acquéreur de l'hôtel de Wagram pour la somme de Les vendeurs étaient les héritiers du prince de Wagram : sa fille, Louise Berthier de Wagram, ses sœurs, la princesse de La Tour d'Auvergne-Lauragais et la princesse de Broglie et les fils de celles-ci. Plusieurs des cohéritiers étant mineurs, la propriété était placée sous administration judiciaire et la vente eut donc lieu devant le Tribunal civil de la Seine.. Le bâtiment fut trouvé en assez mauvais état et nécessita d'importants travaux d'aménagement et de modernisation qui donnèrent lieu à une polémique politique au Parlement espagnol lors de la discussion du budget de 1922. Le roi Alphonse XIII visita l'immeuble lors de son voyage à Paris en 1921 et les travaux de restauration commencèrent sous la direction de l'architecte Walter-André DestailleurReprise des fondations, travaux de maçonnerie et de peinture, réfection des installations de chauffage et d'électricité, changement de quelques éléments des façades, modifications de la distribution intérieure. Un porche d'entrée fut créé pour les voitures, ainsi qu'une grande terrasse côté jardin. Les lucarnes des mansardes furent agrandies et une nouvelle entrée fut ouverte pour accéder aux locaux de la chancellerie du côté de l'avenue George-V. L. Roussel réalisa un nouveau jardin car celui qui existait avait été complètement abandonné. Les écuries, les deux pergolas et la fontaine centrale du jardin ont disparu depuis.. L'ambassade put s'y installer définitivement le . Elle a depuis déménagé non loin, 22 avenue Marceau, dans un bâtiment contemporain, celui de l'avenue George-V accueillant ensuite pour sa part la chancellerie de l'ambassade puis l'office économique et commercial.

vignette|L'avenue George-V avec en arrière-plan la cathédrale américaine de Paris. 19 : siège de la marque française d’automobiles de Grand tourisme Facel Vega de 1954 à 1964. 23 : église épiscopale américaine de la Sainte-Trinité (cathédrale américaine de Paris). Construite en 1881-1884 par l'architecte britannique George Edmund Street dans le style néo-gothiqueJean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine. Paris, Paris, Hachette, 1994, 219.. Le clocher a été construit en 1907. 31 : hôtel George-V. Créé en 1928 par André Terrail, restaurateur propriétaire du restaurant La Tour d'Argent, en face de son hôtel particulier. 33 : hôtel Prince de Galles. 36 : Daria Pankhurst (1859-1938) était divorcée de son premier mari, J. Huger Pratt. Elle se remaria le à Paris avec le prince Alexis Karageorgévitch (1859-1920), chef de la branche aînée de la maison des Karađorđević. : immeuble préempté par la Ville de Paris en 2008 pour y installer 23 logements sociauxPaul Abran, « À Paris, des logements sociaux dans le Triangle d’Or : les travaux vont (enfin) commencer », Le Parisien, 2 septembre 2025.. 43 : Regina Baruch (1822-1905) était la veuve du comte Abraham Behor de Camondo (1829-1889), banquier, de la famille Camondo, originaire de Constantinople. 46 : hôtel Fouquet's Barrière. 53-55, entre le croisement avec la rue Vernet et celui avec l'avenue des Champs-Élysées : façade latérale d'un complexe immobilier inauguré en 1931, dont l'entrée principale est le 101 avenue des Champs-Élysées. Une restructuration dans les années 1990 conduit à la destruction d'un bâtiment haussmannien à l'angle de la rue Vernet et de l'avenue George-V et la construction d'un nouvel édifice s'intégrant au reste de l'îlot de 1931. Depuis 2005, magasin amiral de Louis VuittonImmeuble Louis Vuitton, pss-archi.eu, consulté le 24 août 2023..

Bâtiments détruits 17 : hôtel du marquis de Moustier, construit par l'architecte Louis Parent. 20 (angle de la rue du Boccador) : Hôtel de M. A. R. Pick, propriété du comte de Beaumont (en 1910) André Becq de Fouquières, Mon Paris et ses Parisiens. Le quartier Monceau, Paris, Pierre Horay, 1954, , 260.. 22 : hôtel, propriété de M. Laurent (en 1910). 28 bis : chapelle des catéchismes de Saint-Pierre-de-Chaillot (en 1910). 29 : jardins de l'hôtel de Kerjégu (voir le 38, rue Quentin-Bauchart). 33 : hôtel du comte B. de Blacas (en 1910). 38 : hôtel du baron Roger, construit en 1898-1905 par Walter-André Destailleur (voir également le 53, rue François-I). 40 : hôtel Lebaudy (voir le 55, rue François-I) (en 1910). 44 : hôtel de A. Darblay (voir le 1, rue Vernet) (en 1910). 46 : hôtel de la comtesse de Gramont d'Aster (en 1910), devenu par la suite le siège parisien des champagnes Pommery & Greno.

Habitants célèbres Lucien Muhlfeld (1870-1902), romancier et critique littéraire (7). Le comte Albert de Mun (1841-1914), homme politique, de l'Académie française (5, en 1910). L'agent de change Louis Roland-Gosselin (1826-1907), décédé au 47..

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . . . Angel Vazquez Diaz de Tuesta, La Embajada de Espana en Paris, Madrid, Ministerio de Asuntos Exteriores, (Hôtel de Wagram).

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

George-V George-V George-V Catégorie:George V